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sieurs variétés de betteraves blanches ou roses pyriformes,commeon le voit en B, s’enfoncent moins en terre; une profondeur de 9 à 12 pouces (24 à 33 centimètres) leur suffit; d’autres plantes, telles que les navets C, exigent moins encore; enfin les céréales peuvent étre cultivées sur un sol offrant, comme lindique D, seulement 5 et 6 pouces (15 à 17 centimètres) de terre meuble.
Lorsque la profondeur du sol est suffisante, mais que de très-nombreux fragmens de rochers, des pierrailles, cailloux, y sont interposés, on y peut cultiver diverses plantes dont les racines ne sont ni charnues, ni tuberculeuses, ou du moins dans lesquelles cette partie souterraine n’est pas le produit que l’on doive récolter. Il suffit, dans ce cas, que les intervalles entre les pierres offrent une terre perméable aux racines, à l’eau, et, en un mot, réunissant les propriétés ci-dessus indiquées, et mieux décrites plus loin.
8° Au-dessous de cette profondeur ze pas offrir un sol imperméable qui ne laisse aucun passage à l’eau.
$ IT. — Composition des sols en culture ou des terres arables.
On rencontre genéralement dans les terrains fertiles, de l’argile, du carbonate de chaux, du sable, de l’umus, des débris non entièrement déformés de végétaux, de loxide de fer, de l’eau, de l’air et différens gaz, et accidenteilement du carbonate de magnésie, du mica, du sulfate de chaux, et plusieurs autres sels.
I. L’argile constitue souvent la moitie ou la plus grande partie du sol; elle-même est formée de silice et d’alumine mélangées en différentes proportions. La silice domine généralement : elle forme souvent les 75 cen-
cHAP. 2°
tièmes du mélange, et rarement moins des 40 centièmes.
La silice, que l’on croyait autrefois un corps simple, est véritablement un oxide métallique (oxide de Silicium), blanc, rude au toucher, qui peut se combiner comme un acide avec d’autres oxides; ainsi, par exemple, unie à la soude (oxide de Sodium),ou à la potasse (oxide de Potassium), la silice forme des composés (silicates de soude ou de potasse) fusibles à chaud, blancs, diaphanes, que l’on connait sous le nom de verres ou de glaces, et dont chacun sait quels sont les nombreux usages. La silice pure, ou presque pure, se montre dans le cristal de roche; unie à la potasse et à l'oxide de plomb (silicate de potasse et de plomb), eile forme le cristal artificiel qui, soufflé, taillé où moulé sous mille formes, se prêle aux décors de nos tables et de nos appartemens.
L'alurune est aussi un oxide métallique (oxide d'Aluminium) blanc,insoluble qui, uni naturellement avec la silice dans certaines argiles blanches ou très-peu colorées, comme daws le kaolin (argile maigre) de Saint-Yrieix, près de Limoges, forme la base de la fabrication de la porcelaine.
L'argile grasse, ou argile plastique, est compacte, douce au toucher, susceptible de former pâte avec l’eau, dont elle absorbe une si grande quantité, qu'en se desséchant ensuite elle diminue considérablement de volume et se fend à l’air comme au feu, toutes les fois que ce retrait ne peut s’opérer très-librement. — Chauffée au-dessous du rouge, et plongée dans l’eau, elle l’absorbe si rapidement, qu’elle tombe en poudre, qui aussitôt se réunit en pâte. — Chauffée au rouge, elle durcit de plus en plus, et cesse de pouvoir être délayée dans l’eau. C’est sur cette propriété que se fondent les arts du briquetier, du potier, du faïencier, du fabricant de porcelaine, qui tous moulent l’argile en pâte, la font dessécher, puis la durcissent au feu. Nous verrons que l’on essaie facilement ainsi les terres argileuses.
C’est en général l'argile plastique qui, par sa présence, rend les terres fortes, grasses, froides et humides.
Une argile qui intéresse beaucoup le cultivateur est connue sous le nom de marne ;
elle est en général facile à délayer, se désa- |
grége même en séchant, et se met dans l’eau en une bouillie qui n’a pas de liant; mais ce qui surtout la distingue, c’est la grande proportion de carbonate de chaux (du quart aux deux tiers) qu’elle renferme et qui lui donne des propriétés utiles si remarquables, sur lesquelles nous reviendrons,et les moyens de la reconnaitre et de la doser par sa facile dissolubilité par les acides et l’espèce de bouillonnement {effervescence) qu’elle forme dans ces liquides.
II. Le sable, dans les sols, est généralement formé de silice dont la cohésion est extrémement forte, et de quelques traces de matières étrangères qui le colorent; les cailloux, les pierres à fusil, la pierre meulière, les grès blancs, le cristal de roche, etc., offrent tous la composition siliceuse. Sous le rapport de leur utilité dans les sols, c’est hien plutôt leur dureté, leur résistance à LA