‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 3)Chapitre 271 sur 357 · DU SEIGLE · texte numérisé non relu

DU SEIGLE

tamment que ce dernier, le seigle favorise la multiplication des mauvaises herbes.

La plante utile qui nous occupe réussissant plus ou moins bien sur des sol; médiocres, on se montre souvent pour elle fort avare d’'engrais; mais, en notant ce fait, nous sommes loin de approuver, et les bons cultivateurs sont d'autant plus soigneux de semer leur seigle en des terrains nom épuisés, qu'ils connaissent le prix de sa paille et qu'iis saveul apprécier à sa valeur la différence de ses produits, aussi bien que de ceux en grain. — Du reste, tous Îes fumiers et les amendemens favorables aux fromens, pour les terres de consistance moyenne; tous ceux qu'on emploie de préférence dans es sols légers, pour les localités sablonneuses ou calcaires, peuvent être avantageusement apr pliqués au seigle.

$ IV. — Du choix de la semence.

Le choix de la semence de seigle re presente aucune particularité qui n’ait trouvé place dans la section précédente. On ne lui donne ordinairement aucune préparation, quoiqu’eile soit sujette à l’ergot, et qu’on puisse croire que le chaulage détruirait le germe de cette singulière maladie, dont il sera parlé pius loin, en même temps que de toutes celles qui affectent d’une manière générale les plantes de grande culture.

$ V.— De la quantité de semence et de l’époque des semis.

La quantité moyenne de seigle qu'on emploie aux environs de Paris est de 120 livres (60 kilog.) par arpent de 100 perches de 18 pieds (34 ares 19 centiares). Il en faut un peu plus dans les très-mauvaises terres, an peu moins dans les bonnes. M. MaruEeu px DomBasLe n’élablit aucune mesure fixe entre 150 et 200 litres par hectare. Il est certain que la qualité différente du sol et le mode particulier de semis rendent difficile d'arriver à plus de précision, à moins d'entrer dans des détails particuliers à chaque localité.

On est dans l'usage de semer le seigle d’hiver avant le froment. «On ne saurait, disait Rozier, le confier à la terre de trop bonne heure, soit dans les plaines, soit dans les pays élevés. Plus la plante reste en terre, plus belle est sa récolte, si les circonstances sont égales. Sur les hautes montagnes, on sème en août; à mesure que l’on descend dans une région plus tempérée, au commencement où au milieu de septembre, afin que la plante et sa racine aient le temps de se fortifier avant le froid. Si la neige couvre la terre, et que la gelée ne l'ait pas encore pénétrée, la végétation du seigle n’est pas suspendue.

» Dans le midi, il importe que les semailles soient finies à la fin de septembre, parce qu'il est nécessaire que les racines et les feuilles profitent beaucoup pendant les mois d’octobre,novembre et décembre, saison des pluies, et acquièrent assez de force pour résister à la chaleur et souvent à la sécheresse des mois d'avril et mai suivans. Toutes se-

moins peut-être que les autres blés, et no- { mailles faites à la fin d’octobre y sont ce-

Page 1