‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 3)Chapitre 290 sur 357 · DU RIZ · texte numérisé non relu

DU RIZ

qu'on peut prolonger la culture du riz sur le même sol, pendant plusieurs années consécutives, avec plus d'avantages et moins d’inconvéniens que pour la plupart des autres graminées.

Quoique le riz préfère un terrain riche, il peut cependant donner de bons produits sur un sol peu fertile, pourvu que sa couche inferieure lui fasse retecir à sa superficie l’eau et les matières fertilisantes. On dit que cette plante est très-productive sur Les terrains salés, ce qui peut rendre sa culture avantageuse sur certaines laisses de mer.

Les eaux préférables pour les riziéres sont celles de rivières, puis celles des étangs, lacs, mares ou marais; celles de sources ou de puits sont pour le sol européen les moins convenables,commeles plus fraiches et les moins propres à la végétation; lorsqu'on est obligé d'y avoir recours, on doit les améliorer par un séjour dans des réservoirs bien découverts et peu profonds, etmême en y mêlant des engrais animaux.

Le sol des rizières doit étre laboure pour ameublir la terre, et permettre aux racines d'y pénetrer. Mais les labours ne doivent pas être profonds, surtout dans les terrains médiocres.

Ainsi, la culture du riz ne peut être établie que dans un bon sol;—disposé en plaine ou en pente douce, afin de rendre facile l’entrée et l'écoulement de l’eau ; — voisin d’une rivière ou de tout autre dépôt d’eau favorable; — écarté le plus possible de toute plantation qui nuirait au riz en l’ombrageant et l’exposant davantage aux dégâts des oiseaux et autres animaux : — enfin, convenablement préparé par des labours et desengrais.

A vant de procéder aux semis, une préparation particulière aux rizières consiste à Hier Le solen compartimens à peu près égaux, carrés et contigus, dont l’étendue doit être proportionnée à la pente plus ou moins forte du terrain, et est généralement, dans la Catalogne et le royaume de Valence, de 15 à 20 pi.

de côté.Ces planches sont séparées les unes des autres par de petites levées ou chaussées en terre, en forme de banquettes, dont on proportionne la hauteur et lépaisseur au volume d'eau qu’elles doivent renfermer, mais qui ont généralement 2 pieds d’élévaüon sur 1 de large. Ces banquettes permettent de parcourir les rizières en tout temps à pied sec, et de retenir les eaux à volonté; elles sont percées d'ouvertures Opposées, pour l'introduction et l'écoulement des eaux. Le so/ des planches doit être aplani et bien nivelé, afin que l’eau se mäintienne partout à une égale hauteur,

L'époque favorable pour les semailles est ordinairement en avril pour les nouvelles rizières, et seulement au milieu de mai pour les anciennes, dont le sol, refroidi par une inondation longtemps prolongée, a besoin d’être réchauffé par l’action des rayons solaires auxquels il faut le laisser exposé. Au moment de semer, on fait pénétrer l’eau, et lorsqu'elle est uniformément répandue à peu de hauteur, on y entre pieds nus, et on seme a La volée comme pour le froment. En Asie, on sème souvent € rayons ; et dans l'Inde comme en Chine, et ailleurs, généralement

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on transplante le riz, semé d’abord en pépipière, lorsqu'il est parvenu à 5 ou 6 pouces de hauteur. Il est aussi des lieux où l’on n’introduit l’eau qu'après avoir semé et hersé.

Il est utile d’avoir préalablement disposé la graine à germer en la faisant tremper dans de l’eau pendant un ou deux jours, ou même assez longtemps pour qu’il y ait un commencement de germination. La semence, tout le monde le sait, doit avoir été conservée avec sa balle où enveloppe.

Pour enterrer la semence, voici le procédé en usage dans le Piémont et la Romagne: On altèle un cheval à une planche d'environ 3 mètres (9 pieds) de longueur, sur 33 centim.

(1 pied) de largeur, et sur laquelle un conducteur se tient debout en se soutenant au moyen des guides. Il fait parcourir à la planche toutes les parties des compartimens, dont il rabat ainsi les sillous, en ayant soin de descendre lorsqu'il passe d’un compartiment dans un autre, par-dessus les berges.

Les facons d'entretien du riz consistent à suivre la distribution des eaux, qui doivent être plusieurs fois renouvelées,ettoujours un peu courantes pendant la végétalion de la plante, el qu’on fait écouler une ou deux fois pour permettre des sarclages. — Au bout de 12 où 15 jours, les premières feuilles du riz commencent à paraitre hors de l’eau; il faut alors augmenter successivement {a quantité de l’arrosement, de sorte que l'extrémité des feuilles soitconstamment flottante à la surface de l’eau,et cela jusqu’à ce que les tiges soient assez développées pour se soutenir, ce qu’on reconnait à l'existence du premier nœud et a une teinte verte plus foncée. — A cette période de Ja végétation du riz inondé, on fait écouler l'eau pour donner plus de consistance aux plantes el permettre l'enlèvement des mauvaises herbes; mais on ne tarde pas à restituer l’eau plus abondamment, dès que le riz jaunit et parait souffrir. — Ceite nouvelle inondation active promptement sa croissance, el on lentretient aussi complète et aussi haute que possible, surtout par les grandes chaleurs et à l’époque de la floraison. — Assez souvent, vers la fin de juin, on retire encore une fois les eaux, afin de sarcler les mauvaises herbes, principalement les prêèles, les souchets, carex, eic. qui ruineraient bientôt les rizières en se propageant ; dans tous les cas, on débarrasse toujours rigoureusement les banquettes.

Avant que le riz soit en fleur, c’est-à-dire généralement vers le milieu de juillet, oz Le cime, opération qui se fait à la faulx comme l'effanage des blés trop vigoureux, et qui consiste à retrancher les sommités des tiges. Le riz, plus ferme, épie, fleurit et mürit alors plus également ; mais cette pratique n'est pointgénérale.

Le riz fleurit une 15° de jours aprés le ctmage, et le grain se forme au bout de 15 autres jours; durant cette période, plus grande est l'abondance de l’eau, et plus fortes sont les chaleurs, plus on fait de riz.— Dès qu'on s’aperçoit que la maturité approche, ce qwindique la couleur jaunâtre que prennent les épis et la paille, on fait entièrement écouler l’eau, et on dégage, à cet effet, les ouvertures jusqu’au bas des banquettes, afin que le ter-

rain perde son humidité, tant pour qu'il puisse recevoir le labour en temps convenable que pour rendre la récolte plus facile.

Il est cependant des lieux où elle se fait dans l’eau, ce qui augmente beaucoup l’insalubrité ordinaire des rizières.

Depuis quelques années, les rizières de la haute et basse Italie sont sujettes à une m1aladie désignée en Italie sous le nom de brusone. Le riz se lrouve instantanément frappé de stérilité par cette maladie, attribuée par les uns à uninsecte inconnu, et par d’autres à une végélation agame, dont le développement ‘apide seraitsans exemple. Mais ces deux opiniogs nous paraissent peu vraisemblables ; nous croyons que le brusone est plutôt dû à un phénomène électrique. En effet, nous avons toujours remarqué que le riz qui végé- Lait sur les bandes de terre imprégnées d’une humidité plus profonde, y était plus exposé.

Nous avions soupçonné aussi que le riz cultivé en Piémont avait pu dégénérer, faute d’en avoir renouvelé fa semence depuis lPépoque déja ancienne de son introduction. Nous fimes venir en 1829 du riz de l'Amérique septentrionale, pour le distribuer aux cultivateurs piémontais, el il résulte de leurs essais que ce grain américain n’a pas été atteint du brusone, quoique cultivé dans les mêmes circonstances ; nous énonçons ce fait sans oser conclure que notre soupçon soit fondé.

$ IV. — De la récolte et des produits.

La récolte a lieu quand la couleur jaune foncée de la paille et de l’épi annonce une complète maturité ; ce qui arrive ordinairenent 5 mois après les semailles, et vers la fin de septembre. Elle se fait à la faucille en sciant à moitié paille. — On bottele sur-lechamp en petites gerbes qu’on Ze avec des liens de paille de blé ou d’osier.

Le battage s’opére généralement en Piémont par les procédés de dépiquage qui ont élé décrits page 330. On pourrait aussi battre le riz au fléau. À lile Maurice, on le bat en frappant de fortes poignées sur 2 morceaux de bois de 4 à 5 pouces de diamètre, placés à côté l’un de l’autre. Dans plusieurs pays, on se contente de frapper les épis contre une muraille ou contre des planches.— Après la séparation du grain d'avec la paille, on amasse le riz en tas et on le vanne. Ensuite, on Le met sécher sous des hangars ou au soleil, et des ouvriers le remuent avec des ràteaux jusqu’à ce qu'il soit parfaitement sec, ce que l’on reconnait en mettant quelques grains sous la dent; ils doivent être alors aussi durs que ceux qu'on livre à la consommation. Ou passe ensuite le grain dans trois dyfférens cribles, pour l’épurer parfaitement. — Dans cet état, le riz est enveloppé desa balle jaunâtre, qui est très-adhérente; il porte le nom de 7iz er paille, et de rizoz en Piémont, celui de riz étant réservé pour le riz préparé et blanchi. — Quant à cette dernière opération, elle s'exécute en Italie au moyen de m#ortiers et de pilons en bois dur ou en pierres, mis en action par l’eau ou par un cheval, et en Espagne par des moulins daus le genre de ceux à farine, qui pourraient facilement être appliqués à cette destination, notamment en gar-

cmar. 15. DE QUELQUES PLANTES DE LA FAMILLE DES GRAMINEES.

nissant de liége la meule d’en bas, par dedans, c’est-à-dire entre les deux meules, afin qu'elles n’écrasent point les grains. On trouve un moulin fort simple, décrit et figuré dans la Collection d’instrumens et de machines de M. pe Lasteyrie.— Celui que nous représentons (fg. 573), d’après l'ouvrage de BorGnis,

nous parait préférable, Agissant par frottement, et non par percussion, il ne peut que dépouiller le riz de son écorce sans le pulvériser. On voit que cette machine très-simple est composée d'un cône de bois &, de 5 à 7 pieds de long sur 3 à 5 de diamètre à la base, et 12 à 15 pouces au sommet. Ce cône est fait d'un assemblage de pièces de bois coilées et réunies par de fortes chevilles ; il est soutenu fixement par une mèche 6, scellée dans une plate-forme en maçonnerie c c. Ce cône est entaillé sur toute sa surface convexe par des annelures d’une forte ligne de profondeur, le 4 à 5 d’empatement, tirées parallèlement et en ligne oblique. Une cape 44, conique, exactement correspondante à celle du cône a, le recouvre entièrement; sa surface concave est entaillée de cannelures semblables à celles du noyau a, mais inclinées en sens inverse. Cette cape, construite de madriers rapprochés comme les douves d’une futaille, est liée par 3 ou 4 cercles en fer; elle est soutenue en équilibre par un boulon en fer encastré dans la partie supérieure du cône a. L'extrémité de ce boulou entre dans une calotte de bronze hémisphérique, soudée au centre de 2 petites barres de fer assujetties au fond de la trémie x. Ce fond est percé de plusieurs trous pour laisser passer peu-à-peu les grains qui, en descendant entre le noyau et la cape, sont dépouillés de leur capsule par le frottement que produit la rotation de cette dernière, laquelle est mise, au moyen des 2 leviers, en un mouvement circulaire alternatif de droite à gauche. Cette machine, mue par 2 hommes, blanchit, en une Journée de travail, 4 quintaux de riz.

Au sortir des moulins, le riz passe encore au crible, mais on nele nettoie pas davantage dans les rizières, et ce sont les marchands qui achèvent de l'épurer, eu en formant plusieurs qualités. La plus inférieure se nomme rizot; elle sert à la nourriture du peuple, à la préparation d’un amidon inférieur à celui de blé, et aussi à l’engraissement de la volaille. — Le déchet du rizon au riz blanchi est communément dans le rapport de 38 à 25.

L'un des grands avantages du riz est sa fa-

cile conservation, qui le rend, par suite, trèsprécieux pour les voyages de long cours, pour les approvisionnemens des villes de guerre el pour les cas de disette.

Les produits du riz sont considérables, comparés au fromeut. Quand le grain du riz est beau, bien nourri, bien plein, 100 livres en gerbes donnent jusqu’à 75 livres de riz blanc ou pilé; le plus communément, on en obtient de 40 à 50 livres. Le prix du riz de Piémont blanchi est d'environ 25 centimes le kilog. (2 sous 1/2 la livre). — Dans les Carolines, on compte que le produit d'un acre est de 50 à 80 boisseaux de riz, selon la qualité du sol; 20 boisseaux de grains, revêtus de l'écorce, pèsent environ 500 livres ; ces 20 boisseaux se réduisent à 8 quand le riz est dépouillé de son enveloppe, mais il y a peu de perte sur le poids.

Matthieu Boxwnarous.

SECTION 1x. — De quelques autres plantes de la famille des graminées.

Le PATURIN fottant (Poa fluitans), plus vulgairement connu sous le nom de Æetuque flottante, manne de Pologne où de Prusse, a été rangé parmi les paturins parles botanistes modernes, parce que, comme dans toutes les espèces de ce genre, il a des balles dépourvues d’arêtes. — Sa panicule est fort longue, resserrée en forme d’épis, et composée d’épillets cylindriques et alongés.— Ses graines sont petites et nombreuses. C’est une plante vivace qui croit abondamment dans les fossés et les marais vaseux; elle sera figurée au chap. des Fourrages.

Dans le nord de l’Europe, et notamment en Pologne, on récolte, dit-on, soigneusement les graines de ce pâturin, que l’on fait cuire à la manière du riz et des millets, et auxquelles on trouve un goût délicat et sucré.— On en nourrit aussi les volailles et les oiseaux. Parmi les personnes qui en ont goûté en France, à ma connaissance, les unes les ont trouvées fort bonnes, les autres leur ont reconnu une saveur marécageuse presque repoussante. — Quoi qu’il en soit, en des années de pénurie, et dans les pays à marais comme la triste Sologne, il ne peut être indifférent d'appeler l'attention des habitans de la campagne sur la propriété alimentaire de cette plante, dont il serait facile de peupler, par les semis, la plupart des terrains aquatiques, et d'employer les produits herbacés, comme l’un des meilleurs fourrages verts de ces sorles de localités, lorsqu'on ne jugerait pas à propos d'utiliser ses semences; on pourrait même profiler de ses fanes et de ses graines en fauchant après la maturité de ces dernières.

Toutes /es graines ne mürissentpas en méme temps sur le même pied : on les obtient ordinairement, dit Bosc, en plaçant un tamis sous les épis, et en frappant sur eux avec des bätons. On répète cette opération toutes les semaines jusqu'à la fin de la récolte.

Le PATURIN d'Abyssinie (Poa abyssinica) est annuel. Sa panicule est jâche, penchée, composée d’épillets linéaires de 4 fleurs.C'est dans le pays qui lui a donné son nom qu on

mange ses graines, malgré leur petitesse, de la même manière que celles de la précédente espèce, sous le nom de Te/ff.— On a pensé que la rapidité de croissance de cette piante pourrait la rendre, dans la France méridionale, aussi uliie qu’elle l'est en Abvssinie, où on peut manger au bout de 40 jours le produit d'un semis, et où l’on en fait jusqu’à 3 dans une année lorsque la saison est favorable.

L'ALPISTE ou Phalaride des Canaries (Phalaris Canariensis), graine des Canaries (voir la fg.au chap. des Plantes fourragères), a un épi terminal, ovale ou à peu près cylindrique, assez épais; — des balles glabres à courts pédoncules. — Quoiqiu'on le regarde comme originaire des Canaries, on le retrouve fréquemment à l'état sauvage sur plusieurs points de la France, notamment en Bourgogne, dans le Lyonnais et le Languedoc. Il se plait de préférence dans les prés humides.

Les voyageurs rapportent que, dans les îles dont je viens de parler, cet alpiste servait autrefois de nourriture aux habitans qui en font encore des bouillies fort bonnes, comme cela a lieu aussi dans certains cantons de l'Espagne, de l'Italie et méme de la France méridionale. Mais, dans Lous ces pays, lorsqu'on le cultive en petit, c’est principalement pour en douner la graine aux oiseaux. Il est moins productif que beaucoup d’autres graminées tout aussi propres à celte destination. — Une propriété parliculière, qui, si elle était bien reconnue, augmenterait cependant probablement la culture de cette plante, c’est que la farine de ses graines parait être préférable à toute autre pour faire la colle destinée à affermir la chaine des tissus fins, parce

w’elle conserve plus longtemps son humidie

Le phalaris des Canaries aime les terres légères, chaudes et pourtant substantielles.

Sa végétation s’accomplit rapidement au sud de l'Europe; — assez lentement, au contraire, dans les régions du nord, puisqu’en Angleterre il ne fleurit que vers le mois de

AGRICULTURE : DES LEGUMINEUSES A SEMENCES FARINEUSES. Liv. 1;

juillet et ne parvient à maturité que vers septembre ou octobre. Dans la plupart des contrées où on le cultive, on le sème à la manière de l’avoine ou de l'orge. En Angleterre, il paraît qu’on le sème en rayons distans d’un pied les uns des autres, dans le courant de février.

La ZIZANIE (Zizania aguatica), riz de Canada, improprement folle-avoine, — Zizanie claveleuse de Bosc, est, d’après cet auteur, une plante monoïque annuelle, qui s'élève, en Caroline, dans les eaux stagnantes et boueuses, à la hauteur de 7 à 8 pieds. — Ses fleurs sont disposées en panicules terminales, les mâles à la partie supérieure, et les femelles à la partie inférieure. Celles-ci sont remplacées par des graines qui n'ont pas moins de 7 à8 lignes (0*016 à 0" 018) de long, et qui sont regardées comme un excellent manger.

Le même agronome dit que, les ayant mâchées, il les a trouvées plus farineuses qu’aucune de celles de la famille des graminées, et que les sauvages, avant l’arrivée des Européens, en faisaient cuire avec leur viande en guise de riz.—Aussi fait-il des vœux pour que celte belle et utile plante soit introduite dans les parties méridionales de l'Europe, où elle réussirait certainement.

Les graines de Zizanta aquatica, dit M. Lou- PON, contribuent encore essentiellement à Za nourriture des tribus errantes d’'Indiens, et à celle d'immenses CH eine de cygnes, d'oies et d'oiseaux d’eau de diverses sortes, qui affluent detoutes parts dansles marais du nord de l'Amérique. PARKINSON s’élonne, tant il a vu cette plante productive dans les climats les plus rigoureux, et en des positions complètement impropres à toute autre culture, que les Européens, habitans des parties les plus seplentrionales du pays que je viens de citer, n'aient encore fait aucune tentative pour propager et améliorer une production végétale qui semble destinée par la nature à devenir un jour le pain du nord.

Oscar LEcLERC-THOUIN.

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