‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 3)Chapitre 303 sur 357 · DES POIS · texte numérisé non relu

DES POIS

remis, il y a 3 ans, un certain nombre de pieds garnis de leurs semences, à la Société centrale d'agriculture, j’en ai semé, deux années successives, une centaine de grains, qui ont réussi à merveille en Maine-et-Loire. Ce dolic a la propriété précieuse de résister à des sécheresses continues ; il est productif, mais d’une cuisson presque impossible et d'un goût qui m'a semblé peu agréable.

Les dolics aiment une terre légère et chaude; — ils redoutent des pluies trop continues. Aussi, je ne crois pas que leur culture s’étende beaucoup au-delà de ses limites actuelles. Du reste, elle est en tout la même que celle des haricots.

SECTION IV. — Des Pois

On cultive les pois en grand pour la nourriture des hommes ou pour celle des animaux domestiques. — Les premiers les mangent, soit en vert, soit en sec, de diverses manières ; — on les fait consomnier aux seconds, tantôt comme fourrage, tantôt en grains, en farine, etc.

Le pois gris, bisaille ou poës brebis, présente des avantages assez importans pour l'élève et l’engrais des bêtes à laine, surtout des jeunes agneaux, dont il rend la chair aussi blanche que délicate. — Les cochons mane gent avec avidité les fanes et les cosses de pois. En divers lieux on emploie habituellement la farine qu’on peut en extraire, mêlée à celle de l’orge et quelquefois du maïs, pour engraisser rapidement ces animaux. — Enfin, les chevaux, les bœufs, les vaches laitières, les chèvres, et jusques aux volailles, se trouvent fort bien de la nourriture que leur procurent cette même plante, l’un des fourrages verts les plus riches en parties nutritives lorsqu'on les fauche à l’époque où les cosses sont déjà formées, et l’un des végétaux qu’on doit cousidérer dans beaucoup de lieux comme les plus avantageux à cultiver, à côté des céréales, pour leurs produits en sub-.

slance farineuse.

$ I". — Espèces et variétés,

Comme presque toutes les plantes depuis long-temps cultivées, les pois se divisent maintenant en une foule de variétés ou de races plus ou moins distinctes, dont l'étude intéresse davantage le jardinier que l’agriculteur, car on n’en cultive en plein champ qu’un bien petit nombre. Cependant, comme pour les haricots, il sera nécessaire de citer ici, à cÔlé du pois des champs, les autres espèces les plus généralement cultivées hors des jardins, pour lapprovisionnement des marchés des grandes villes.

Le Pois (Pisum); en anglais, Pea; en alle.

mand, £rbse; en italien, Pisello ; et en espagnol, Pesoles ( fig-601), présente pour caractères génériques un calice à 5 dents, dont les deux supérieures sont plus courtes ; — un étendard plus grand que les ailes; — un style courbé en carène, triangulaire et surmonté d’un stigmate velu; — un légume de forme variable, contenant des grains plus ou moins régulièrement arrondis.

420 AGRICULTURE : DES LÉGUMINEUSES A SEMENCES FARINEUSES. av. 1,

Fig. 601.

Dans un ouvrage de la nature de celui-ci, il est indispensable de partager d’abord Les pois en deux groupes, l'un comprenant ceux qui font spécialement partie de l’agriculture proprement dite, — l’autre, les pois de jardin et de la petite culture des champs.

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