‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 3)Chapitre 32 sur 357 · SAN · texte numérisé non relu

SAN

$ II. — Des sols calcaires.

Il est bien peu de terrains dans lesquels on ne rencontre pas une certaine quantité de calcaire.tantôten graviers plus ou moins gros, détachés par les cours d’eau des montagnes primitives et secondaires, et auxquels on a donné le nom de sables calcaires, tantôl sous forme pulvérulente.

I. Sables calcaires. — Presque toujours méêlés aux sables siliceux dont, à cause de l'homogénéité de leur composition et de leur dureté, ils partagent à peu près les proprié- Lés physiques, ces sols ne sont ni asseznombreux ni assez différens des sols graveleux pour -nous occuper ici bien longuement.

Comme ils se modifient cependant à la longue par suite de l'effet des. pluies, des gelées et du soleil, et comme le résultat de leur aitération est la production d’une terre calcaire le plus ordinairement mêlée d’argile, ils se trouvent dans des circonstances agricoles plus favorables que les sables purement quartzeux.

La chaux carbonatée à l’état pulvérulent forme la base des terrains crayeux, marneux et de tuf.

IL. Sols crayeux.—Cessols;tels qu’onles rencontre dès les environs de Troyes, d’où ils se répandent indéfiniment dans tout le nordouest et l’ouest du département de l’Aube et au-delà, sont composés, dans la plupart des cas, de deux tiers environ de calcaire et d’une quantité variabie de sable fin, d'argile, el par fois probablement de magnésie, ou plutôt de carbonate de magnésie. — En cet état, ils sont à bien peu près stériles, à moins de frais considérables de culture. — Quel-

Page 1