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ques-unes des plantes des terrains sableux, telles que l'orge, le trèfle, le sarrasin, les topinambours, les pommes-de-terre, les turneps y donnent cà et là de chétives récoltes.— Un petit nombre de fourrages, parmi lesquels il faut citer, en première ligne, le sainfoin , y végètent plus ou moins bien; enfin, ceux des arbres qu’on y fait croître avec le plus de succès sont les pins.
La craie absorbe et retient l’eau avee une force qui paraît plus nuisible qu’utile à la végélation, parce qu’elle ne s’en dessaisit que lorsqu'elle est sursaturée, c’est-à-dire qu’elle devient boueuse. — En séchant elle s’agglomère à lasurfaceenune croûte, plus ou moirs épaisse, qui, quoique très-friable, réunit au désavantage dese fendiller comme les argiles, celui de nese laisser traverser ni par l'air, ni par des pluies peu durabies.— Ces dernières produisent d’autant moins d’effet sur les sols crétacés, que le tuf, qui se trouve communément à peu de profondeur, est doué d’une puissance d'absorption assez grande pour s'emparer en quelques heures de l'humidité des couches supérieures.
La craie , par sa couleur blanche, reflète les rayons solaires ; elle les empêche de pénétrer la masse du sol, et cause à sa surface une réverbération brûlante , double effet également nuisible à la végétation.
Les gelées ont aussi plus de prise sur les terres de cette nature que sur d’autres ; elles les soulèvent de manière à déchausser quelquefois complètement les racines peu profondes.
Mais un dernier inconvénient , de tous le plus grave, c’est que, soit que la chaux carbonatée , même à l'état pulvérulent, absorbe moins facilement et moins abondamment l’oxigène de l'air, que les sols plus riches en argile et en terreau, — sait qu'elle jouisse de la propriété de hâter particulièrement la transformalion des engrais, —soit enfin que, par suite de l’extrême mobilité de ses molécules, elle en soit plus facilement dépouillée par les pluies, toujours est-il que la craie a besoin de fumures plus fréquentes que toute autre terre. — Dans l'impossibilité où l’on se trouve trop généralement de lui donner les amendemens convenables, il faut done chercher par tous les moyens possibles à y suppléer par le choix et la quantité des fumiers.
Une très-bonne pratique consisie à creuser au bas de chaque champ, le long des chemins d'exploitation, partout où se dirigent les eaux pluviales , des fossés ou des mares destinées à recevoir les terreaux etles bonnes terres entrainées pendant les temps d’averses et d’orages. — On fait de ces dépôts des amas plus ou moins considérables qu’on mêle ensuite avec des engrais liquides ou solides, de manière à les transformer en composts excellens pour toutes les cultures.
C’est surtout dans les sols crayeux que la multiplication des prairies artificielles deviént la base de tout bon assolement. Malheureusement peu de plantes y prospèrent comme fourrages. Le sainfoin y donne d’assez bons produits, bien qu’il faille les attendre plusieurs années. La pimprenelle s’y élève peu; elle convient d’ailleurs plutôt aux moutons
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qu'aux animaux de labour. Les raves, et autres fourrages des terrains secs et légers,sont loin d'y venir partout, même à moitié bien, et il est une foule de localités où aucun d’eux ne peut offrir un dédommagement suffisant des frais de culture. Dans une position aussi désavantageuse, bien peu de ressources restent au cultivateur le plus industrieux.
La plantation des pins lui en offre cependant une importante; mais ce n’est encore qu’à regret que la nature semble lui faire cette concession, car les semis qui réussissent avec un plein succès dans les sables les plus arides du Maine, peuvent à peine êlre tentés dans les plaines calcaires de la triste Champagne.—Jusqu'à présent, à Ma connaissance, auwlieu de semer on plante, et, comme cette opération, si elle acquérait une grande extension, serait excessivement coûteuse, on se borne à disposer à la surface du sol des porte-graines dont les premiers produits devront se faire attendre parfois près d’un quart desiècle (#3. 26).—C'est le pin sylvestre ou d’Ecosse (Pinus sylvestris) qu’on cultive le plus généralement dans les terrains crayeux. — Quoi-