SOLS CALCAIRES
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mis qui sembleraient offrir des chances de succès ?—Les sables blanchâtres d’une partie du Maine sont aussi arides et aussi brülans
ue les craies de la Champagne. Les semis
e pins, et notamment celui du pin maritime, qu se refuse obstinément à croître dans ce dernier pays, yréussissent cependant, sans le secours d'aucun abri, d’une manière vraiment admirable; mais il y a entre les deux localités cette différence capitale, que les effets du déchaussement sont peu appréciables sur les sables,tandis qu’ils le sont beaucoup sur les terrains crayeux. — Si l’on voulait semer ceux-ci au lieu de les planter, ce serait donc aux froids de l’hiver bien plus qu'aux chaleurs de l’été qu'il faudrait opposer un abri ;or, l’une n’est pas aussifacile que l’autre en une telle circonstance.
LIL. Sois tuffeux. —Le tuf, qui accompagne très-souvent la craie à une certaine profondeur, n’est lui-même qu’une craie plus compacte qui acquiert assez de dureté pour être utilisée dans les constructions. Nous n'avons pas à nous en occuper ici comme sous-sol.
qu'ou doive, pour
mieux assurer le
succès, le planter
fort jeune, il con-
vient de donner de
suite l’espacement
convenable, c’est-
à-dire 5 mètres eu-
viron en tous sens | entre chaque individu, et afin de diminuer la prise des vents, autant que pour conserver un peu d'humidité et pour éviter quel- à ques-uns des 1nconvéniens du déchaussement par les gelées, il est bon de le buter jusqu’à une certaine hauieur avec le sol environnant. Là se bornent les soins de fa plantation, quis’effectue vers le mois d'avril, autant que possible en bonnes mottes. — Des binages seront nécessaires dans la suite pour faciliter l’extension des racines.
Par un semblable moyen, à mesure que les
ins commencent à donner de l’ombrage, le sol se couvre en partie de mousses qui favoriseront plus ares semis naturels. De
uinze à vingl ans, on voit lever une infinité de plants dont la réussite est assurée, parce que leurs radicules sont protégées efficacement contre les trop grandes chaleurs, les sécheresses excessives et surloutles gelées produites par le rayonnement.
Cette culture n’exigeant pas, comme on le voil,de frais considérables, n’a vraiment contre elle que la lenteur excessive avec laquelle elle donne ses résultats. Ne pourrait-on pas arriver au même but par des moyens plus prompts ?A-t-on essayé de tous les modes de se-
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Lorsqu'il est ramené à la surface,son premier effet,ainsique ceiui detouteslesterres quiont été constamment soustraites aux influences atmosphériques, est de causer la stérilité.Plus que d’auires il possède cette fàcheuse propriété; il la conserve aussi plus long-temps. — Dans une foule de cas cependant, les re-
| coupes de pierre calcaire d’une autre nature,
les marnes, la craie sont d’excellens amendemens; le tufeau est généralement cons} déré comme impropre à cel usage, et J'ai été à même d’éprouver plus d’une fois que les vieilles traditions qui proscrivent son usage ne sont pas de simples préjugés. Toutefois il est évident qu’on s’est exagéré ses inconvéniens dans beaucoup de cas.
Les terrains de tuf mélangés à une certaine quantité d’argile et de sable ne sont point infertiles; le temps, la culture et les engrais les améliorent sensiblement. — Lorsqu'ils offrent une profondeur suffisante,ils convien-
nent aux productions des terres légères. — Les céréales peuvent même y acquérir une bonne qualité.— Les sainfoins, les luzernes, les trèfles, les raves, etc., y réussissent.—Tes arbres seuls, ceux surtout qui ont une disposition à pivoter, s’en accommodent fort mal, ce qui est facile à concevoir. La vigne, et, parmi ses nombreuses espèces, celles qui produisent des vins blancs, y donnent particulièrement de très-bons produits sur les hauteurs convenablement exposées.
Les personnes qui ont parcouru les coteaux du Cher, de la Creuse, de l'Indre, une partie d'Indre-et-Loire et de la Vienne depuis Chàtelleraut jusqu’à l'embouchure de cette rivière dans la Loire, et qui ont surtout visité avec attention les rives de ce fleuve entre Tours et Saumur, ont pu remarquer avec l’auteur d’un ancien Mémoire inséré dans le tome 3 des Mémoires de la Société d'agriculture de la Seine, que, tantôt les bancs de tuf sont recouverts d’une poussière calcaire, qui communique sa couleur blanchätre au sol entier, et tantôt, lorsqu'ils se trouvent à une plus grande profondeur, d'un terrain Jaunâtre ou rougeàtre dans lequel Ja quantité du calcaire diminue en proportion de l'augmentation de celle d'argile. Au moyen de cette seule indication, on peut distinguer très-aisément dans ces cantons les terres à vins blancs, des terres à vins rouges.
Quand les sols de tuf sont peu profonds, leur amélioration est d'autant plus lente et plus difficile que le sous-sol jouit plus efficacement de la propriété absorbante dont J'ai déjà parlé, et qu’on ne peut le ramener à la surface, même en petite quantité, sans compromettre plus ou moins long-temps la fécondité de Ja couche labourable. — En pareil cas cependant, au risque de diminuer encore momentanément les produits, dans l'espérance fondée de les accroître pour l’avenir, on fera bien d'entamer légèrement le tufinférieur chaque année, lors du premier labour, jusqu’à ce qu’on soit parvenu à une profondeur suffisante.
IV. Terres marneuses. — Les marnes (qui devront être considérées dans un autre chapitre comme amendemens) se trouvent quelquefois à la superficie du terrain, et forment alors des sois calcaires à divers degrés qui sont assez COMMUNS pour nous occuper utilement ici.
Les marnes argileuses sont de couleur blanchâtre, grisätre ou jaunâtre ; elles se délaient à la moindre pluie, se dessèchent et se durcissent par l'effet de la sécheresse Ja moins prolongée.—Dans ce dernier état elles ne sont pas friables comme la craie. Mais elles se rapprochent des argiles en ce qu'elles retiennent souvent l’eau des pluies, ce 1 les rend d'autant plus froides que leur couleur empêche qu’elles ne soient pénétrées par la chaleur solaire. — Elles déchaussent presque aussi facilement que les craies , et, comme ces dernières, elles manquent généralement d’'humus.
En des circonstances particulières, lorsqu’elles contiennent peu d’argile, qu'elles présentent une surface inclinée, et qu'elles peuvent être humectées à une certaine pro-