‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 3)Chapitre 335 sur 357 · À AE LEP · texte numérisé non relu

À AE LEP

étant retenus, se combiner avec la masse de terre. — Au bout de 6 semaines ou 2 mois, on mélange le tout, on rejette les os, et on amoncelle de nouveau cette masse dans la même forme, puis on la couvre d’une nouvelle couche de terre. Elle reste dans cet état, et, l’année suivante, on la répand sur les terres qu'on veut graisser, et auxquelles elle communique, à petite dose, une fertilité prodigieuse pendant plusieurs années.

À peu près dans la même contrée, on rencontre fréquemment dans les grandes fermes une fosse destinée à recevoir lesengraisréservés spécialement pour les prairies. C’est là qu'on accumule à côté des mauvaises herbes produites par le sarclage, des débris du bü-

, cher, des balayures de la maison, du fenil

et de la cour, les résidus du batiage des grains, et toutes les autres substances animales ou végétales susceptibles de fermentalon. — On y joint fréquemment la poussière et les matières excrémentitielles ramassées sur les chemins, et on facilite la décomposition et le mélange du tout en arrosant de lemps en temps avec du jus de fumier.

Lorsque la masse entière est en état d'être utilisée, on en forme des compests avec de nouvelle terre et uie faible quantité de fumiers plus riches. Le principal but de cette pratique est d’abord de ne rien laisser perdre de ce qui peut ajouter aux engrais, et ensuite de ne pas méler à ceux qu'on réserve pour les cultures économiques des germes de plantes nuisibles.

À côlé de ces mélanges de fumier et de terre il faut placer Les terres mêmes sans addition immédiate d'engrais, telles qu’on peut les enlever dans des localités natureilement fécondées par suite d’une bonne culture.

Il est de fait qu’elles forment à elles seules, lorsqu'on les emploie en quantité suffisante, et qu’elles sont d’une nature un peu différente de celle de l'herbage, un fort bon compost et un amendement dont les effets sont marqués et durables. Ceci me conduit à parler des divers amendemens qui conviennent aux prairies.

La seule action physique de nouvelles molécules terreuses peut produire sur les prairies, comme sur toute autre culture, des effets très-favorables. C’est ainsi qu'on peut améliorer sensiblement les herbages qui couvrent des sols argileux ou tourbeux, humides et froids, en les recouvrant à leur surface de sable maigre qui absorbe facilement la chaleur, ou qui diminue peu-à-peu leur porosité; c’est ainsi encore que, dans le même cas, les déchets pulvérulens des houillères, et les terres bitumineuses qui remplissent les faux filons, employés avec réserve, produisent les meilleurs effets. — A plus forte raison, lorsqu'aux propriétés physiques s'en joignent de chimiques, ou, en d’autres termes, lorsque les mêmes substances agissent à la fois, à la facon des engrais, des amendemens ou des stimulans, les résultats sont très-marqués. — On a parlé ailleurs des compusts dans lesquels la chaux se

rencontre en proportion plus où moins.

grande : leur action sur les herbages est puissante. — Il est certain qu’ils contribuent non seulement à la destruction des

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