LIV. TA
des coteaux arides, dénudés de végétation ; à ombre des bois et mème dansles prairies basses.Sestiges, généralement peuélevées, larendent d’un faible produit; mais si e.le ne peut faire seule de bonnes prairies à faucher, elle a deux qualités qui la recommandent à l'atteulion des cultivateurs : sa grande précocité et l'odeur aromatique qui la fait avidement rechercher par tous les herbivores.
Sous le premier point de vue, grâce à sa rusticité, elle convient aux pâturages secs ; sous le second, lorsqu'on mèle en petite quantité ses graines à celles des autres plantes de prairies, elle ajoute à la saveur el à la qualité du foin. — Elle est, du reste, assez commune dans les prés.
VuLpin (4lopecurus), genre assez voisin de la flouve, et dont les caractères sont : une glume à deux valves, uniflore, sans arête; — une baile, dont uue des valves seulement est munie d’unearête extérieure; — des fleurs én panicules ou épis serrés et cylindriques.
Le Vulpin des prés (Alopecurus pratensis, Lin.)(%g. 6145) a une tige simple, droite, de { à 3 pieds (0% 325 à 1 mètre); — les fleurs serrées sur une grappe en forme d’épi cylindrique, mou, blanchâtre, velu; — les feuilles lisses et terminées en pointe aiguëê.—a représente les deux valves cotonneuses de la glume ; — & les deux valves réunies de la balle, d’où sortent les organes sexuels, et à l’une desqnelles adhère une barbe ou arête genouillée.
Sur tous les points de la France, de lAnsleterre et de l'Allemagne, ce vulpin est considéré comme une de nos graminées fourragères les plus précieuses par sa précocité et l'abondance de ses produits. — Son foin, quoique un peu gros, convient également à tous les bestiaux, et surlout aux vaches et aux chevaux.
(1) Mon confrère VILMORIN, l’un des hommes qui se sont le plus occupés de l’étude comparative des graminées fourragères dans la culture en grand, a mis à ma disposition son excellent herbier. — De nombreuses citations apprendront au lecteur que ce n’est pas à ce seul titre qu’il aura
contribué à la rédaction des pages suivantes.
OMEPT,
cHAP.18°.
La rapidité avec laquelle 11 accomplit les diverses phases de sa végétation, rapidité si grande qu'il n’est pas rare de le voir épiller deux fois la même année, lorsqu'il a été fauché de bonne heure une première fois, rend assez difficile de l’allier avec d’autres gramens ; cependant il en est, tel que le raygrass, la houque et diverses bonnes espèces, qui arrivent à leur point de fauchaison lorsque les tiges du vulpin des prés sont encore succulentes.
Cet excellent fourrage aime la fraicheur autant qu'il redoute une humidité stagnante.
Il convient particulièrement aux prés bas, aux étangs dessechés, mais il s’'accommoderait fort mal des fonds marécageux. — Il ne redoute nullement les froids de nos climats.
aussi peut-on le semer de bonne heure en automne ou au printemps.— M. ViLmorin recommande de répandre environ 20 kilog. de graines par hectare.
Le Vulpin des champs (Alopecurus agrestis Liu.) (£g. 646) est vivace. Il se distingue fa-
Fig. 646.-- cilement du précédent, non seulement à ses glumes absolument glabres, mais à ja sin:pie inspection de sa panicule cylindrique, beaucoup plus grêle et plus alongée,qui prend souventunueteinte d'un vert purpurin. — a glume; — à balle extraite delaglumeetvue au moment de la floraison.
Il s'élève communément moins, mais il talle peut-être plus encore que le vulpin des prés, et s’il donne en définitive un fourrage