SA
lesinférieures sont larges, courtes, molles et très-velues;- - ses épillets, sensiblement plus gros que ceux de l’avoinejaunâtre,luisans, quelquefois rougeàtres ou violets à leur base, et comme argentés à leur sommet, sont d’ailleurs composés de fleurs hermaphrodites, beaucoup plus volumineuses et souvent réunies au nombre de trois dans chaque glume, comme Île représente le détail de la figure.
Mieux que les précédentes, elle s’accom-
mode des terrains secs et élevés; on l'y voit croitre spontanément avec vigueur, et lorsqu’on la sème, elle produit, seule ou mélangée, un fourrage durable, particulièrement propre aux chevaux. — On peut semer, selon la qualité du sol, de 50 à 60 kilog. par hectare.
L Avoine des prés (Avena pratensis, Lin. ) fig. 663), vivace , s'élève moins que l’avrone; ses feuilles glabres sont plus étroites et plus longues, sa touffe talle davantage. — Sa panicule est plus resserrée, presqu'en forme d'épis; — ses épillets sout encore plus alongés, panachés de blanc et de violet päle, et composés d'environ 5 fleurs. fixées sur deux
Fig. 663.
rangs opposes l'un à l'auire.
Celle espèce habite les prés et les champs; elle redoute l'humidité excessive, et résiste assez bien à la sécheresse, — Son fourrage est excellent et trèsrecherché de tous les herbivores. On peut la semer de même, et à peu près dans les memes proportions que les espèces precédentes. G. SINCLAIR, qui ne lui croit pas des qualités nutrilives égales à :
celles des avoines pubescente et jannâtre, lui a reconnu la propriété de s’accommo- de der particulièrement Ex des sols calcaires.
Cancue (Aira). Comme dans les avoines, la glume est bivalve; elle contient deux fleurs hermaphrodites; la balle est aussi à deux valves dont l’extérieure porte également une arête plus ou moins genouillée, mais qui
art de la base et non plus du dos de la alle.
La Canche flexueuse (Aira flexuosa, Lin.) (fig. 664), vivace , a été appelée aussi Canche
Fig. 664.
de montagne, parce qu’elle affecte les lieux secs et élevés. C’est plutôt une plante de pàturage que de prairie. Ses tiges nombreuses, mais gréles, sont peu fourrageuses. — Elle forme à sa base une touffe assez fournie de feuilles courtes, glabres el jonciformes; ses fleurs, réunies en panicule lâche et divergente, ont des balles luisantes et argentées.
Cette espèce, qui forme assez fréquemment
502 AGRICULTURE : DES PLANTES FOURRAGERES. HE Fig 666.
la base des herbages très-élevés, est recherchée de tous les ruminans. Elle produit un des meilleurs pâturages pour les moutons.
La Canche aquatique ( Aira aquatica, Lin.).
— Voy. Pâturin canche (Poa airoïdes, D. G:):
La Canche élevée (Aira cæspitosa, Lin.), vivace, qui est un peu plus feuillue que la précédente, forme un gazon assez épais sur les terrains ombragés ; mais il lui faut de la fraicheur. —Dans les clairières où elle réussit, elle est fort recherchée des vaches, et on lui a reconnu la propriété de repousser plus épaisse et de s'améliorer par l'effet du pâturage.
FÉTUQUE (Festuca). Cegenre, quise rappro- Che des poa ou pâturins, et des brômes, diffère des premiers par ses balles irès-acérées, le plus souvent munies d’arêtes; et des seconds, parce que l’arête de la valve externe de la balle, lorsqu'elle existe, est aiguëéel part du sommet. —Ce dernier caractère le distingue aussi du genre Aira.
La Fétuque des pres (Festuca pratensis, Lin.) (fig. 665), vivace, a des pes ui s’é-
Fig. 665. lèvent parfois à plus d'un mètre.—La panicule est généralement peu considérable, et composée d’épillets plus volumineux que lessuivans; ces épillets contiennent de sept à un plus grand nombre de fleurs. —Les valves des balles sont dépourvues d’arête. (Por. les détails de la figure.
Cette plante, une des meilleures quel’on puisse employer pour l'ensemencement des prés bas, à cause de l’abondance et de la bonne qualité du fourrage qu'elle produit, n’a d'autre défaut que d’étre un peu tardive; aussi a-t-on recommandé, avec raison, de ne l’associer qu’à des espèces de la seconde saison. — Semée seule, elle doit l’être à raison d’une cinquantaine de kilog. par hectare.
La.Fétuque élevée ( Festuca elatior, Lin.) (fig. 666), vivace s'élève davantage que la précédente; — ses feuilles sont plus larges et plus nombreuses encore; ses panicules plus amples, à épillets de grandeur moyenne; ces derniers contiennent un moindre nombre de fleurs. Les valves, membraneuses sur les bords, portent de courtes arêtes qui se brisent facilement, et disparaissent en grande partie dans les herbiers.
Cette espèce se rapproche beaucoup de celle qui précède, par ses qualités et ses inconvéniens. — Elle est cependant encore plus tardive et donne un foin un peu plus dur; mais, d’un autre côté, on a remarqué qu'elle est plus durable et sensiblement plus productive. En somme, il faut la regarder comme Une des graminées les plus utiles
pour concourir à ja formation des prairies permanentes.— Elle croît naturellement sur les pâturages montagneux,et réussit cependant fort bien dans les plaines fralches et abritées, et dans des terrains de diverses natures.
La Fétuque ovine ( Festuca ovina , Lin. Je \ Srande fétuque ovine, fétuque rouge ( fig. 667), vivace, a été souvent confondue avec l’espèce suivante, dont elle diffère cependant plus encore par ses qualités que par ses caractères botaniques. — Ellea les feuilles plus longues et plus larges; les panicules plus volumineuses; — les balles portent des arétes visibles à l'œil. (For. les détails de la figure.)
« Celle espè- | ce, signalée par || Linné comme || une plante par |A excellence pour AN la nourriture \\| des moutons, a \\\} failli plus tard :
perdre entière- ment cette ré- 7 putation, parce !
que les botanis- £:
tes lui avaient réuni, à titre de variété, une plante fort voisine d'elle, mais qui est réellement une espèce distincte et que les moutons ne mangent pas. C’est sur cette dernière qu'avaient porté très-cénéralement les essais de culture, et de là étaient nées les préventions défavorables. Une observation faite en 1826, ayant reproduit les doutes avec plus de