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lorsqu'on a fixé arbitrairement un nombre quelconque, qui sert ensuite de mesure invariable, pour représenter le produit d’un champ), on trouve les nombres qui doivent représenter les deux facteurs de la richesse et de l’activité, dont le produit forme la fécondilé, au moyen de la différence des produits que donne une même plante cultivée deux fois de suite sur le même champ, en la supposant chaque fois précédée d’une Jachere, afin que l’activité reste égale à ellemême; cette différence est au degré de fécondité indiqué par la première récolte ce que l'épuisement est à la richesse. La proportion ainsi posée donne le facteur de la richesse, par lequel on divise le nombre des degrés de la fécondité pour avoir le facteur de Pactivilé. M. de Wulfen a donné dans la langue algébrique un procédé général qui sert à déterminer ces deux facteurs.
3° La valeur numérique de l’activité doit toujours être une fraction de l'unité; car il n'y a jamais qu'une portion de la richesse qui se transforme en fécondité, et par conséquent celle-ci est plus faible que celle-là. Le produit dela multiplication de la richesse par l'activité est donc toujours moindre que le nombre qui représente la richesse.
4 L’épuisement du sol par les céréales est proporlionnel à la quantité de matière nutriüve contenue dans le grain, et cet épuisement doit être soustrail du nombre qui exprime la richesse.
5° On peut compenser la diminution de l’activité du sol, ou produire un effet analogue à une élévation de cette activité, par de fréquentes cultures données au sol.
Dans ses estimations et ses calculs, M. de Wulfen paraît n'avoir été guidé que par des vues a priortet des déductions d'observations vagues, banales el peu nombreuses; lui-même n'a pas entrepris les expériences nécessaires pour confirmer la justesse de ses ingénieux apereus, et pour donner à ses déterminations le degré de précision convenable.
Mais ce qui manquait à sa théorie sous ce rapport, M. DE VoGur, propriétaire du domaine de Flotbeck, près de Hambourg, s’est chargé de le suppléer, et les expériences auxquelles il s’est livré ont été si bien faites , si variées, si fréquemment répélées,qu’elles doivent nous inspirer une pleine confiance.
En adoptant le système de M. de Wulfen, le propriétaire de Flotbeck y a introduit un changement important. Au mot activité 1l a substitué le mot puissance, qui exprime une autre manière d'envisager les faits. En effet, selon M. de Wulfen, l'effet de l’activité sur la richesse est une fécondité inférieure à cette richesse, parce que, selon lui, les substances organiques contenues dans le sol sont les seules matières qui puissent fournir des principes nutritifs aux plantes, et que leur propre masse est toujours supérieure à celle de ces principes élaborés. Selon M. de Voght, au contraire, l'effet de la puissance sur la richesse est une fécondité supérieure à cette richesse, parce que, suivant lui, la terre a la faculté d’absorber les fluides atmosphériques qui s’insinuent aussi dans les végétaux à travers les sucçoirs de leurs racines, soit directement, soit après s'être combinés avec quel-
cab. 2°,
ues-uns des élémens del’humus.Ilrésulte de là que les sols qui ont le moins d'activité aux yeux de l’un, ont le plus de puissance aux yeux de l’autre, et réciproquement que ceux qui ont le plus d'activité ont le moins de pussance, c’est-à-dire que les deux échelles sont inverses l’une de l’autre.
Pour point stable de la sienne, M. de Voght a prisun champ de 21 ares, qui, ayant recu 5 voilures de fumier demi-consommé, formant 435 pieds cubes, avait produit 840 liv. de blé, mesure de Hambourg, où 406,81 kil. (environ 5 hectol. 35 lit.) ; il a désigné cette fécondité par le chiffre 720, terme qui a déterminé le nombre des divisions dans une étendue donnée de son échelle, et qu’il a choisi parce qu'il-croyait rapprocher ainsi sa mesure de celle de M. de Wulfen. Au moyen de cette unité métrique, il pouvait désormais apprécier la fécondité relative de ses autres pièces de terre, par une simple règle de proportion, en connaissant leur produit. Parmi ces essais, il en est un qu'il faut distinguer, par qu'il a servi d’étalon, de norme pour la détermination des deux facteurs de la fécondité. Situé immédiatement à côté du premier, il produisit 700 livres de blé la même aunée, sur la même surface de 21 ares et dans des circonstances du reste égales, mais sans avoirété fumé.Il possédait donc600° de fécondité. Ce point établi, on examina tour-à-tour avec soin ses propriétés physiques et chimiques, ainsi que les plantes qu’il produisait naturellement, et on lui assigna pour l’expression de sa puissance le nouwbreë8, par la même raison qui avait fait choisir le nombre 720 pour l'expression normale de la fécondité.
Pour trouver la richesse naturelle de ce sol ou la décomposition précédente des substances organiques qu'il contenait, il n’y avait lus qu'à diviser le nombre 600, exprimant la fécondité, par le chiffre 8 de la puissance; on obtint ainsi 75.
Le champ qui avait reçu 5 voilures de fumier par 21 ares ayant manifesté une fécondité de 720°, et sa puissance étant Ja même que celle du second champ, puisqu'il était dans des condilions identiques, si ce n’est celle du fumier, il en résulle que 435 pieds cubes de fumier par 21 ares ont augmenté la richesse de 15° et la fécondité de 120°; ainsi chaque voiture de fumier a augmenté de 3° le facteur de la richesse. Tel est l'effet que M. de Voght attribue en moyenne à l'espèce de fumier qu’il emploie.
Si un champ ayant recu le même engrais eût, dans des circonstances égales, produit pes de 8490 livres, 1050 par exemple, c'eût été e résultat d’une plus grande puissance. Pour la déterminer, on chercherait d’abord la fécondité que supposent 1050 livres proportionnellement à 840 livres; on diviserait ensuite les 900° trouvés par 90, nombre qui exprime la richesse dans ce cas, et l’on trouverait 10° de puissance. Si avec la même quantité d'engrais il produisait moins de 700 livres de blé, qui ne supposent que 600° de fécondité, ce serait dans l’abaissement de la puissance du sol qu'il faudrait chercher la cause de l'abaissement du chiffre de la fécondité, et l'on y parviendrait par un procédé analogue.
C’est ainsi que M. de Voght a mesuré la puis-