LIVES LS
Dépense annuelle pour une vache.
1° Fourrage, 2300 kil. à 4 fr. . . . . . . : . 992f. » 2° Paille, 50 kil. (pour litière ).. + « : : 4 «4 9» 3° Intérêts de la valeur à:5 pour °}, par chas 'queltéte, à 1001fr.:. CEE NE —— à 10 pour °/, pour menus frais des écuries, dépérissemens, maladies. 10 »
4° Taureau à150 f. pour 50 vaches; pour une 3 » 5° Vachers, 2 pour 35 vaches; gages 200 fr.
OU PATALÈTE MAN. D NOIRE O7 —— nourriture, 394 fr. 20 c. ou par tête. 11 26 6° Frais de fabrication du fromage, 10 f. par 100 kil. ou pour 89 kil.
7° Loyers : vacherie et grange contenant les approvisionnemens , 200 fr. ou par tête SM MRSERERPAENRPRE RER 8°Intérêts du capital pour les ustensiles de la fruitière, constructions de caves à fromage, rayons, laiterie, chauui 560 fr. à 5p.°/ dières À 560 à 105.0 } 84 fr.
pour 65 vaches, ou parchaquetête. 1 29
Total dela dépense annuelle. . . . . . 144 87 Total dela recette. - . CRAN
Différence ou prix coûtant du fumier. . . . 29 30
La moyenne du fumier produit par toutes les vaches étant à la quantité de fourrage consommé comme 216 est à 100, les 2,350 kilos de foin que consomme chaque vache donnent 5,070 kilos de fumier, qui coûtent 29 fr. 30 c.— D'où l’on voit que 100 kilos du fumier produit par les vaches mises en fruitière, coûtent 58 centimes.
Mais les vaches n'étant pas ordinairement attelées, il convient de retrancher, pour ce cas plus général, le prix du travail, porté ci-dessus à 17 fr.53 c., et de le remplacer par la valeur du lait, que de nombreux essais font estimer au quart de la valeur du travail, c’est-à-dire à 4 fr. 38 c. Il en résulte que la somme du produitne sera plus que 102f. 42c., la dépense étant la même, où 144 fr. 87 c.; la différence sera 42 fr. 45 c. pour le prix coùtant des 5,070 kilos de fumier. D’où l’on tire, pour le prix coûtant de 100 kilos de fumier, 84 centimes.
Si les agriculteurs calculent exactement tous les frais de leurs exploitations, ils verront que le fumier leur revient au moins à ce prix; et cela explique l’empressement que beaucoup d’entre eux mettent à rechercher les fumiers qu’on se procure de la moitié au tiers de ce prix dans les villes, lorsqu'ils y portent leurs denrées et peuvent compter pour peu de chose les transports opérés en retour.
Ou pourrait augmenter la quantité de paille employée à faire la litière, afin d'augmenter le poids du fumier; mais elle donnerait au plus le double de son poids de fumier, qui coûlerait alors plus de 84 cent. les 100 kilos, et serait de moins bonne qualité.
11 serait à désirer que l’on fit le cœmpte du prix de revient des fumiers, comparé à l'effet, pour les divers animaux qui copsomment le fourrage, dans chaque localité: c’est un travail utile à tous les propriétaires, dont nousavons voulu seulement citer un exemple.
$ 11.— Détermination des effets des engrais.
Quant à la comparaison entre les effets
cHAP. 4.
des différens engrais, elle n’est pas moins indispensable à la solution définitive du problème suivant : Quels sont pour chaque localité les modes de fumure le plus économiques ? en prenant toutefois en considération les effets secondaires comme amendemens. Nous ne pouvons citer à cet égard de meilleur exemple à suivre que le mode d’expérimentation publié tout récemment par l’un de nos meilleurs agronomes. (4nnales de Grignon, 5° Liv.)
En 1832, M. Bezra avait déjà fait des expériences comparatives sur le noir animalisé et la poudrette appliqués à des semis d’avoine avec lupuline, et reconnu que l’avantage restait au noir animalisé, bien qu’il eût choisi la meilleure qualité de poudrette.
Toutefois, les résultats n’ayant pas été traduits en chiffres, des expériences plus variées furent reprises en 1833.
La pièce fut divisée en sept parties, comme le montre la figure 60.
Fig. 60.
Toutes les sections furent ensemencées en froment ; pour chacune d'elles, les quantités suivantes d'engrais y avaient été employées par arpent :
Le n° 1, après un colza, fumé avec 18,000 kil. fumier.
N° 2, déjà amélioré par un engrais vert avorté, reçut 6 ect. poudrette.
N° 3 ne recut que 5 ect. 37 notr animalisé.
N° 4 recut 6 2ect. de poudrette ; il avait été parqué en 1829 à raison d’un mouton par 64 décim. carrés, tandis que le reste de la pièce n'avait eu ni fumier ni parcage depuis 1826.
N° 5, fumé avec 6 2ect. noir animalisé.
N° 6, fumé avec 5 Lect. 27 poudrette.
N° 7 recut 4 ect. 44 de noir animalisé.
La poudrette employée dans ces expériences avait élé choisie de 1'° qualité; le noir auimalisé sortait de la fabrique de MM. Salmon, Payen et Lupé.
TABLEAU des quantités d'engrais employés, nombre des gerbes, poids de la pailie et des grains récoltés, par arpent :