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le courantet déposés ou retenus sur une rive, viennent créer un obstacle quirejette l’eau de Pautre côté en changeant son impulsion naturelle. L'effet continué, même après l’enlèvement de l'obstacle, si l’on n’y porte remède, est de creuser et miner petit-à-petit l'endroit où le courant vient frapper, et de porter le sable sur l’autre bord, ce qui accroit encore l'effet produit. On empéchera ces ravages, si l’on place des Jetées ou défenses (d, d,) destinées à recevoir l'impulsion du courant:
mais il faut avoir grand soin qu’elles ne fassentque renvoyer lecourant dans le milieu de la rivière, autrement elles pourraient avoir pour résultat de donner lieu à un contre-courant qui causerait sur l’autre rive des ravages analogues à ceux auxquels on voulait obvier.
On peut encore remédier aux ravages des fortes eaux ex chargeant les points attaqués des rives de matériaux capables de résister au courant (b, b, c). Ce dernier procédé est souvent difficile, dispendieux et sans grand résultat quand le courant à de la puissance, tandis que le changement de direction qui résulte
’une jetée, dont la figure 80 représente la coupe et le plan, s'obtient ordinairement avec de moindres frais,et est plus efficace et plus durable.
Dans l'établissement de ces jetées, on doitavoir grand soin de construire solidement les fondations, soit en composant les premières assises de grosses pierres, soil en garnissant tout le côté où Je courant de la rivière doit venir frapper, de pilolis placés de distance en distance, sur un ou deux rangs (a, fig. 80).
Dans les cas importans, et quand les crues d'eaux sont fréquentes, on construit ces jetées en pierres qu'on réunit régulièrement et so-
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lidement, selon les meilleurs procédés
construction.
Fig. 80.
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