LIV. V
Aménagement | Aménagement | Aménagement | Aménagement Aménagement ou exploitabilité | où exploitabilité | ou exploitabilité | ou exploitabilité | ou exploitabilité | à 32 ans. à J4 ans. à 36 ans. à 38 ans, à 40 ans. À sé. di — 10 osé a 4 | mm | L'S Facteurs Fe Facteurs es Facteurs A Facteurs Âte Facteurs | FA cons!ans Fa constans de constans di constans à constans A: pour R: pour à pour w: pour pour | recrus | RON | Éeltare. recru, |) hectare. | TeCrUs| | hectare. 276 Re. | Ans. Ans Ans Ans.
| 22 546 22 490 22 441 22 398 23 584 23 524 29 472 23 426 24 623 24 559 24 504 24 455 25 664 25 596 25 537 25 485 26 707 26 634 26 571 26 515 27 751 27 674 27 607 2% 548 28 797 28 715 28 644 28 581 29 815 29 758 29 683 29 616 30 894 30 803 30 723 30 652 ll 31 946 31 849 31 764 31 690 |! 32 898 32 808 32 729 RTE 33 948 33 853 33 770 33 697 | Total 19.941 34 900 34 813 34 735 bn 0 I LE de 35 949 35 . 35 775 pe | 36 90 36 817 | Total.| 12,832 37 950 37 So 38 905 Total. | 13,402 39 951
$ lII. — Usage des tables précédentes.
Les tables qui précèdent se rapportent chacune à un aménagement donné, ou à un âge d’exploitation déterminé. Une colonne indique la succession des années du recru; une colonne parallèle contient une suite de facteurs constans,quis’emplaient de la même manière que les facteurs des tables pour l'évaluation du sol. Chaque table représente ainsi l’uriversalité des aménagemens de la période désignée en tête de cette Lable, quelle que puisse être la valeur particulière des produits du sol. L'estimation des taillis, dans un aménagement soumis à la révolution de 24 ans, par exemple, se déduira du tableau intitulé : aménagement ou exploitabilité à 24 ans. Il en sera de même pour tous les aménagemens réglés au moins à 10 ans, et au plus à 40 ans, à l'exception de ceux à périodes impaires que nous avons laissés en dehors de nos tables, mais qui peuvent y être ramenés facilement par le moyen indiqué pag.160.
Avant de passer aux applications, nous devons faire observer que l'évaluation des superficies doit se faire sur les produits ou revenus bruts ; Sans aucune déduction pour les déboursés annuels, parce que ces déboursés n’affectent que l'appréciation du sol, comme étant une charge inhérente au fonds même de la propriété.
1° Evaluation des taillis en croissance.
1° exemple. Un hectare de taillis, âgé actuellement de 9 ans, vaudra 650 fr. à 20 ans, époque ordinaire de son exploitation. Combien vaut-il aujourd’hui?
Je prends dans le tableau de 20 ans Je
Total. [13,950
DE ESS Total
nombre der 355 correspondant
: à 9 ans.
Je le multiplie par 650 17750 Produit . 230 750
Je retranche 3 chiffres sur la droite de ce produit, et j'ai 236 fr. 75 c. pour la valeur du recru de 9 ans.
2° exemple. Un hectare âgé de 1 an produit tous les 30 ans une coupe de la valeur de 840 fr. Combien vaut présentement le recru?
Je prends dans le tableau de 30 ans le nombre . . . . . . 18 correspondant
À : à 1an.
Je le multiplie par 840 Produit . 15 120
Séparant 3 chiffres à droite, je trouve 15 fr. 12 c. pour la valeur cherchée.
3° exemple. Quatre hectares sont âges, le 1‘ de 10 ans, le 2° de 15 aps, le 3° de 16 ans, etle dernier de 25 ans; on sait que l'exploitation de ces 4 fragmens, réglée à 30 ans, donne par hectare, au bout de cette période, un produit de 950 fr. Quelle est la valeur actuelle de ces 4 hectares?
La table de l'aménagement de 30 ans me fournit les nombres suivaus :
Pour: 10 ans Feu: 214 Pour i5ans . . . 357 Pour 16 20500 ue 389 Pour 25 ans 707: 743
fl
cHapP. 8°. ÉVALUATION DE LA Je multiplie le total 1703
Pa. 950 revenu donné.
85150 15327 Produit. . 1617 850
La superficie de ces 4 hectares réunis vaut donc 1617 fr. 85 c.
Nous avons abrégé l'évaluation précédente en multipliant le total des 4 facteurs constans par le revenu donné, au lieu de faire 4 multiplications successives. L'uniformité du multiplicateur nous permettait d'opérer de cette manière, mais il faudrait faire autant d’opérations qu'il y a de coupes, si chacune avait une valeur particulière à l’âge de maturité.
Ce dernier cas se rencontre dans l’exemple suivant :
4° exemple. On possède 4 hectares de bois situés sur des sols de qualités différentes, mais exploitables au même terme de 24 ans.
Le 1°", âgé de 4 ans,rendra 800f. à 24 ans.
Le 2°, âgé de10ans, rendra 620 à cd.
Le 3°,âgé de 17 ans, rendra 700 à éd.
Le 4‘,âgé de 22 ans, rendra 540 à éd.
On veut savoir combien vaut la superficie de ces quatre coupes.
La table de l’aménagement à 24 ans nous offre les nombres suivans :
Vis-à-vis 4ans 109 X 800 prod. 87f.20 c.
10 ans 307 ‘» 620 » 190 34 17 ans 606 » 700 » 424 920 22 ans 876 » 540 » 473 04
Total 1174 78 La valeur cherchée est 1174 fr.78 c.
5° exemple. Le propriétaire d’un bois de 20 hectares, aménagé à 20 ans, voulant exploiter la totalité de ses coupes, a besoin de connaître à l’avance le produit qu’il pourra en tirer. Trouver ce produit d’après cette seule donnée, que chacune des 20 coupes se ven-
* drait 700 fr. l’hectare si elle était parvenue à
l’âge de maturité ?
Je prends au bas de la table de 20 ans le total des 20 coupes, ci . . . . . 8209 Je multiplie ce total par . . . . 700
Produit 5746 300
. Séparant 3 chiffres à droite, je trouve aussitôt que la valeur totale de la superficie dont il s’agit est de 5,746 fr. 30 c. ;
2 Evaluation de la feuille ou de l'accroissement annuel des taills.
Cette opération a ordinairement pour objet de régler l'indemnité due au propriétaire d’un bois par l’adjudicataire d’une superficie qui a prolongé son exploitation d’une ou plusieurs années au-delà du terme convenu; ce qui revient à déterminer le prix de la feuille ou de l'accroissement annuel, empêché ,par la non-exploitation du taillis. Mais, avant de poursuivre, voyons comment le prix graduel de toutes les feuilles d’un bois se déduit des tables précédentes.
1° exemple. Un bois exploitable à 24 ans rapporte 800 fr. par hectare à l’époque de sa
maturité. Quel est le prix de ia 12° feuille?
SUPERFICIE DES BOIS. 163 Je prends dans la table de 24 ans le nom-
res : |, . CORNE 385 correspondant à 12 ans.
Etle nombre. . . . + % .) 345 cor-
respondant à 11 ans.
La différence de ces nombres est 40
Que je multiplie par. . . . . 800 Produit. . . 32000
Séparant 3 chiffres sur la droite de ce produit, je trouve 32 fr. pour le prix de la 12° feuille.
2° exemple. Dans un aménager nl réglé à 40 ans, l’hectare en maturité donne un produit de 1200 fr. : on demande quelle est la valeur de la 1° feuille ?
Je multiplie lenombre
11 qui exprime la 1"° feuille de la table de
40ans,par « . + «+ « 1200
Produit. 13 200
Je trouve que le prix de cette 1"° feuille dans l'aménagement donné est de 13 fr. 20 c.
3° exemple. On demande quelle est la valeur de la 40: ou dernière feuille dans le même aménageinent?
Nous nous rappellerons que dans toutes nos lables, la valeur de la coupe en maturité est exprimée par le nombre 1000
Je prends dans la table de 40 ans le nombre . . . .
pondant à 39 ans.
951 corres-
La différence de ces nombres est . . . apr 49
Que je multiplie par re 1200
Produit. 58 800
Je trouve que cette 40° feuille vaut 58 fr.
En régle générale : pour calculer le prix d’une feuille, il faut prendre dans la table de l'aménagement la différence entre la valeur du taillis à l’âge indiqué, et la valeur qu'il avait un an auparavant; on multiplie cetle différence par le prix de l’hectare de taillis en maturité; et en séparant 3 chiffres à la droite du produit, on trouve à gauche le prix de la feuille exprimée en francs, et à la suite le complément de ce prix en fractions de francs. Appliquons cette règle à l'évaluation de lindemnité due par un adjudicataire en retard dans son exploitation. L
1°* exemple. L'adjudicataire d’une coupe exploitable à 30 ans a retardé d'un an l'abattage du taillis. Il est évident qu’à la révolution suivante le recru n’aura que 29 feuilles au lieu de 30 qu’il devrait avoir par le réglement de la forêt. Il est donc dù au propriétaire une indemnité égale à la perte qu'il éprouvera, c’est-à-dire égale à la valeur de la 30: feuille.
Sile retard est de 2 ans, la coupe n'aura que 28 feuilles au heu de 30. L'indemnité doit
AGRICULTURE FORESTIÈRE : DE L'ESTIMATION DES FORÊTS
donc être égale à la somme des 29‘ et 30° {
feuilles.
Supposons que le produit de l’hectare à 80 ans soit de 720 fr. Si l’adjudicataire est en retard d'une feuille, je prendrai la différence enire. . « ., . .. {000mmaleur” fictive de la coupe en malurilé, et le nombre .
944 correspondant à 29 ans dans la table.
Cette différence est . 56 Je la multiplie par . 720 prix de l'hectare en maturité.
Produit. . . 40 320
Séparant 3 chiffres à droite, je trouve que l'indemnité à payer est de 40 fr. 320.
2* exemple. Si le retard est de 2 feuilles, j'additionne la différence précédente, quiest 56, avec le chiffre 53, différence entre les nombres qui correspondent dans la table à 29 ans, et 28 ans, et J'ai un total de 109
Queje multiplie par . . . . 720 prix de l’hectare en maturité.
Produit.s.. HAT IMSN4E0 L’indemnité doit s'élever à 78 fr. 48 c.
L'usage suivi presque généralement da ns l’é-
valuation du prix des feuilles consiste à diviser la somme à laquelle s’est élevée la vente d'un hectare de bois par le nombre des années où des feuilles qu'il avait acquises au moment marqué pour l'exploitation. En sorte que, dans le cas précédent, on diviserait 720 par 30, et on déduirait de laque le prix d'une feuille est de 24 fr., que le prix de 2 feuilles est de 48 fr. et ainsi de suite. Ceite méthode, qui suppose une parfaite uniformité d’accroissement depuis le 1°" âge du bois jusqu’à sa maturité, est en contradiciion manifeste avec ce que l'observation la plus superficielle nous apprend à cet égard. Elle conduit à une approximation dont on peut bien se contener quand il ne s’agit que d’un très-faible 1ntérêt, mais qu'on ne saurait admettre dans une estimation de quelque importance.
$ IV. — Bois exploitables.
Il n’est pas indispensable, pour être en état d'estimer une forêt, de posséder la connaissance des bois sous le rapport de la destinahou économique et de l'utilité particulière de chaque essence. L'étude de la technologie forestière, si importante pour le marchand le bois ou pour le propriétaire qui dirige les détails d’une exploitation, n'intéresse pas au inème degré l’estimateur des forêts. Ce dernier opère sur des bases plus larges; il ne lui est pas Inulile, sans douie, de connaître la valeur des différentes sortes de marchandises que l’industrie sait tirer d’un bois; mais, ce qui lui est nécessaire surtout, c'est d’avoir des données exactes sur le prix de ce bois, Lorsqu'il est encore sur pied, où tout au plus lorsqu'il a reçu la facon première que lui donne la main du bücheron,
LIN. V
Cependant l’art d'estimer les bois, envisagé sous le point de vue le plus général, embrasse les évaluations de détail, comme celles d’en-
| semble. Il importe donc à tout appréciateur