‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 4)Chapitre 163 sur 595 · DE L'ÉTABLISSEMENT ET DE · texte numérisé non relu

DE L'ÉTABLISSEMENT ET DE

bouchon, Le treuil, à sa partie supérieure, porte une roue dentée dans laquelle s'engage un cliquet qui maintient ce bouchon à la hauteur que l'on veut. Les étangs de ce pays sont destinés à l'irrigation des prairies ; leur chaussée est percée à différentes hauteurs par des canaux qui s'ouvrent, se bouchent à volonté, et correspondent à des rigoles qui arrosent les parties intermédiaires des prés. Ceux de ces étangs où l’on élève du poisson ne se vident entièrement que pour la pêche.

On emploie encore quelquefdis des thous dits à la

russienne, dans lesquels l’orifice du canal pour évacuer es eaux est à quelque distance de la chaussée, en sorte que le pilon se trouve au milieu de l’eau. Le bâtis où il est placé peut être en fer ou en bois. Pour le manœuvrer, on y arrive au moyen d’une échelle ou d’une planche qui sert de pont et s'appuie, d’un côté, sur la chaussée et, de l’autre, sur les traverses de fer ou de bois du thou. Le treuil piémontais serait le meilleur moyen de le manœuvrer. Trois montants en fer, scellés dans la pierre de la bonde et maintenus entre eux par des traverses, pourraient soutenir tout le mécanisme et ne seraient point une dépense plus considérable que le puits en pierre ; cependant on serait obligé, pour empècher le poisson de s'échapper lors de la pèche, de couvrir l’orifice par une grille sphéroïdale assez élevée pour permettre le soulevement du bouchon, et dans laquelle on laisserait un trou pour le jeu de la tige ou de la chaine qui le soutient ; cette grille en fer mince serait une dépense qui ne s’éleverait pas à 50 francs.

On pourrait aussi, dans le thou prussien , remplacer la daraise ou grille et le canal de trop-plein par un canal vertical qui aurait son embouchure supérieure au niveau du banegravier de la daraise de trop-plein, et son embouchure inférieure dans le canal de vidange. On l'établirait plus convenablement et plus solidement en fonte qu'en maconnerie, mais il serait plus cher; il suffirait, nous pensons, que son embouchure supérieure eût un diamètre égal à moitié du vide de la grille ou daraise de trop-plein, parce que ce tuyau sur sa circonférence ferait l'office d’un déversoir qui offrirait moitié en sus du vide de la daraise ; ensuite il se ferait plus économiquement en deux pièces, dont la première serait conique et aurait 1 mètre de hauteur. Comme la vitesse, à la partie inférieure du tuyau, serait à peu près double de celle à l’entrée, on pourrait diminuer le diamètre du second tuyau d’un tiers, et donner par conséquent au petit diamètre du cône tronqué les deux tiers du grand, ce qui diminuerait notablement les frais.

Nous avons donné ailleurs le devis de la construction d’un thou à la prussienne. Son prix serait encore un peu plus de moitié de celui des thous en bois, et peu élevé au-dessus de celui des thous couverts. Si l'habitation était éloignée, les constructions en fer pourraient ne pas être à l'abri de la malveillance ou de la cupidité; cependant, pour des étangs près des maisons, pour de grands réservoirs, cette construction ne serait pas sans élégance, et elle offrirait l'avantage des thous couverts, d’être d’une durée indéfinie.

cab. 9°.

$ VII. — Des dimensions des canaux d’entrée, de vidange et de trop-plein.

Nous avons indiqué les moyens de construction de ces canaux, mais il est important d’avoir aussi leurs dimensions. Pour cela, il faut, dans les grandes eaux, chercher à évaluer la quantité des eaux affluentes à l'étang. Cette quantité peut s’apprécier en l’observant dans le bief de | l'étang où elles doivent toutes se rendre. Les dimensions de ce bief sont connues. La vitesse de l’eau se détermine : en Lobservant, au moyen d’une montre, dans une partie | régulière du bief où la vitesse est uniforme. Une montre ordinaire bat 145 coups par seconde; en comptant le } nombre des battements que mettent à parcourir une loneur déterminée du bief des corps légers jetés à sa surce, on pourra en conclure l’espace parcouru ou la vitesse | de l'eau par seconde. Maintenant, pour avoir son volume “ ou le prisme d'eau écoulé par seconde, on a la surface

| de la Section de l’eau en multipliant sa profondeur

| movenne par la largeur du bief., Multipliant ce produit | poration,

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