ÉTANGS A DEUX BONDES
ES Eau affluente eu une seconde.
Diamètre de l'œil.
Eau affluente en une seconde,
Diamètre de l'œil.
20 litres.
300 litres.
Nous avons construit notre tableau avec la formule de l'évacuation de l’eau par les grands orifices, qui consiste à multiplier la section de l’évacuation par la vitesse. En appelant donc k la charge d’eau ou sa hauteur au-dessus du canal, z le rayon de l'œil de la bonde, a la quantité d’eau affluente ou celle qui doit s’évacuer en une se-
1 a ——— conde, nous aurons a == z2 V4 pl 3,14. 72.
d'où 22 = — où + = VAE 1°1RER 0,316. V 10,02 10,02
formule d’où l'on pourra conclure toutes les valeurs de x,
ou le rayon de l'œil. Par conséquent, pour avoir le dia-
mètre de l'œil ou le double de x, on aura 2 x == 2.0,316.
Va 0,632 Va.
Mais attendu que l'eau doit traverser le canal pour at-
LIV,. V
teindre au puits, ce qui diminue notablement son débit, et qu’à son entrée dans le canal de vidange il y a changement de direction, et encore même une notable contraction, quoique l'œil ait la largeur du canal, nous augmenterons de moitié en sus notre coëfficient qui deviendra 0,948, afin d’éloigner convenablement les chances d’imondation des récoltes.
C’est avec cette formule que nous avons construit le tableau ci-dessus :
Ce double tableau pour les étangs à une ou deux bondes peut servir à déterminer les dimensions d’un plus grand nombre , attendu que le débit de chacune d'elles ne doit pas être de plus de 300 litres. Il nous a paru utile, pour rendre ce tableau complet, de rechercher les diamètres nécessaires à de petits étangs dont l’eau affluente serait au-dessous de 100 litres par seconde.
Ainsi, ce n’est donc pas en premier ordre l'étendue de l'étang, mais bien la quantité d’eau affluente qui doit déterminer les dimensions du canal d'évacuation ; toutefois il faut encore que ce canal puisse évacuer l'étang en deux ou trois jours : mais les dimensions que nous venons de déterminer pour l'œil, qui est l'embouchure du canal, seront suffisantes ; la colonne d’eau qui charge l’eau de l'étang qui se vide, a en hauteur, de plus que celle de l'étang en assec, toute la profondeur de l'étang qui diminue successivement à mesure qu'il se vide : on pourrait donc, pour évaluer le débit, le supposer fait sous la pression d’une colonne d’eau égale à la moitié de la profondeur de l'étang. Ici, adoptant pour profondeur moyenne 2 mètres 60 centimètres, la charge de l’eau de l’écoulement qui nous a servi de base pour calculer notre œil sera augmentée de { mètre 30 centimètres, circonstance qui doublera à peu près la quantité d’eau débitée par le canal, au moyen de quoi l'étang en question, par exemple, pourra se vider en deux jours et demi ou trois jours au plus.
Lorsque la quantité d'eau affluente à l'étang est très considérable et qu’on craint les inondations, dans les années d’assec on pratique à travers la chaussée un canal dont on bouche hermétiquement l'embouchure dans létang lorsqu'il est en eau, et qu’on tient débouché lorsqu'ilest en assec. On donne à ce canal le nom de bachasseborgne. À défaut d’un pareil canal, on coupe la chaussée; mais c’est un moyen qui la détériore et demande beaucoup de main-d'œuvre pour louvrir d’abord, et la réparer ensuite.
$ VIIL. — Dimensions des grilles.
On distingue les grilles des canaux d'introduction êt celle de la rivière de trop-plein ou ébie. C'est cette der- | nière qui est la plus essentielle ; ses dimensions peuvent se déduire de celles du canal d'introduction : toutefois, comme il est absolument nécessaire qu’elle puisse suffire au cas même des plus grandes eaux, on doit lui donner | des dimensions relatives beaucoup plus considérables ; l'insuffisance de la grille de la rivière de trop-plein fait! passer l’eau par-dessus les chaussées , les expose a ètre rompues , et par suite, outre la perte du poisson, peut occasionner de très grands ravages dans les fonds inférieurs ; il faut donc à la grille de trop-plein des moyens de débit doubles au moins de ceux que nous avons juges convenables pour Je canal d'évacuation, et comme la pente de ce canal hors de l'étang est très forte, puisqu'elle est ! de toute la hauteur de l’eau de l'étang , depuis la grille! jusqu’à la rencontre du canal d'évacuation, il est à propos, « au bas du banc-gravier qui supporte la grille, d'établir un glacis de 30 à 40 centimètres de pente pour hâter le dé-! bit de l’eau sur le bane-gravier qui servira de déversoir ; | on pourra donc considérer son écoulement sur le bancgravier comme ayant lieu par déversoir.
Maintenant la question consisie à déterminer lasomme # des espaces vides entre les barreaux qui sont ceux ouverts M à l'eau d'écoulement, et il faut que ces espaces soient tels #
que l’eau affluente de l'étang que nous avons appelée a » s’y débite facilement. Si maintenant nous admettons que là lame d’eau s'élève à 40 centimètres au-dessus du banc- M veau supéricur de la chaussée, en employant la formule |
gravier, c’est-à-dire à 10 centimètres au-dessous du ni-
cap. 9°.
de Daubuisson, et appelant Z la somme des espaces vides eutre les barreaux, et À la hauteur de l’eau au-dessus du banc-gravier supposée de 40 centimètres, nous aurons a—1,80 L.h V/ h—1,80 L.0,40 V/ 0,40—L. 0,72.
0,632—Z : 0,455 ; d'où L — re 2,19. a. Les différentes valeurs de Z seront donc égales au nombre de litres affluents, multipliés par le coëfficient 2,19. Mais, d’après ce que nous avons dit, pour doubler les moyens d'évacuation, nous doublerons le coëfficient qui deviendra alors 4,38, soit en nombre rond 4,40, ce qui nous donne le tableau suivant :