LIV. V
— on la casse bien net au tiers inférieur ou à moitié de sa longueur; on ne laisse à la greffe également herbacée que 2 à 5 cent.
(1 ou 2 po.); puis, après avoir incisé et réuni les parties comme il vient d’être dit, et les avoir consolidées par une ligature de laine, on les entoure d’un cornet de papier destiné à empêcher pendant les 10 à 15 premiers jours les effets de l’évaporation.
Les greffes herbacées ne sont pas seulement propres à la multiplication des conifères; la plupart des arbres à feuilles caduques, ceux même qui reprennent difficilement par tout autre moyen analogue réussissent généralement avec celui-là : je citerai seulement le chêne et le noyer.
Pour les arbres fruitiers, les greffes en écusson, en fente, en couronne et en flûte, sont presque exclusivement employées.
La greffe en écusson ( fig. 15 et 16) convient également à presque tous; on la pratique à peu
rèsexclusivement sur l’amandier, le pêcher, Pbriébniee presque toujours sur le prunier, le cerisier, l'olivier, et très-fréquemment sur le poirier, le pommier et même l’oran-
er:
La greffe en fente (fig. 17, 18, 19,20 et21) a, pour les arbres fruitiers à noyaux,le grave défaut de donner naissance à des extravasions degomme; aussi ne l’emploie-t-on presque jamais sur le pêcher et l’abricotier. — Elle a moins d'inconvénientsur le prunier,quelques cerisiers, etmème l’amandier; — elle n’en a aucun sur l'olivier, le pommier, le poirier, la vigne. — On s’en sert de préférence quand les sujets, arrivés à un certain âge, ont une écorce épaisse et rugueuse peu favorable à Ja pose des écussons.
Parmi les greffes en écusson, la greffe Lenormand, avec un léger fragment d’aubier sous l’œil ( #g. 15), est la plus facile, la plus prompte Fig. 15. Fig. 16.
et aussi la plus employée dans les pépinières.
— Elle ne diffère de la greffe Descemet ( fig. 16), que parce que cette dernière se compose de deux écussons au lieu d’un.
On peul ainsi, dès la première année, obtenir les branches-mères d’un espalier.
Parmi les greffes en fente, /a greffe A tticus ( fig. 17) se trouve la première.
La greffe Palla- xig.18. Fig. 19. Fig.17dius ( fig.18) en fen- Le, à deux rameaux, se pratique sur des sujets plus gros; k elle offre une dou-\l ble chance de réus- Gr site. Le La greffe Tro- fl} chereau ( fig. 19) Hp.
présente cette par- ff ticularité, qu'au lieu de fendre le
sujet au centre on fait en sorte de ne pas attaquer le canal médullaire.
Lagreffe en fente au milieu du bois ( fig. 20) Fig 20. est recommandée spécialement
pour les vignes.
Les greffes en ramilles se distinguent des autres greffes en fente en ce qu’elles se font avec de petites branches garnies de leurs rameaux, souvent de leurs boutons à fleurs, et quelquefois même de leurs fruits naissans. — Elles sont employées assez fréquemment pour les orangers. — « En semant un pépin à une époque déterminée, on est parvenu
à recueillir avant la fin de l’année du fruit mür sur l'individu auquel il donna naissance (fig. 21). » V. A. THouIN, Cours de
Fig. 21. Fig. 22. culture et de naturalisation.
Les greffes en couronne ( fig.
22), qui font en quelque sorte le passage entire les greffes en écusson et les greffes en fente, n'étant employées avec un avantage particulier que pour de vieux troncs, ue sont pas utilisées dans les pépinières. — Elles peuvent l'être dans les champs pour transformer promptement en arbres à bon fruit des sauvageons de peu de valeur.
Les greffes en flûte conviennent de préférence à tous les arbres à écorce épaisse et à moëlle abondante.— On les emploie dans les pépinières et les campagnes pour le châtaignier, le noyer, les figuiers et les müriers.
La greffe Jefferson (fig. 23), sans couper la tête du sujet et à œil donnait: consiste à remplacer un anneau d’écorce enlevé sur le sujet, par un autre anneau parfaitement d'égale dimension , pris sur l’arbre qu’on veut propager, et muni au moins d’un œil.
La greffe sifflet (fig. 24), avec suppression de la tête du sujet et à œil poussant, diffère te mme de la précédente en ce que ‘anneau de remplacement n’est pas fendu longitudinalement.
La greffe de Faune (fig. 25), au moyen de
Fig. 25. Fig. 24. Fig. 23.