DES MANOUVRIERS
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les hommes; aussi leur salaire est-il moins élevé et leur entretien moins dispendieux.
Les enfans de 8 à 12 ans peuvent être aussi employés avantageusement à des travaux proportionnés à leur force et à leur intelligence; mais il est absolumeut nécessaire, pour obtenir un bon travail d'ouvriers de ce genre, de les mettre sous la direction d’un homme qui sache allier une certaine fermeté à beaucoup de douceur et de complaisance pour leur montrer la manière dont ils doivent s’y prendre pour exécuter leur travail (voy. Ann. de Roville, t. II, p. 108).
SECTION V. — Sur le prix du service des travailleurs agricoles.
Il est difficile d’établir des règles précises sur le prix du service des travailleurs agricoles , à cause des variations sans nombre qu’on rencontre à cet égard dans chaque pays. Ce prix, comme celui de tous les objets qui ont une valeur courante, est d'autant plus élevé aue le travail est plus demandé et moins offert, et se réduit au contraire à mesure que ce travail est plus offert et moins demandé. Ainsi, c’est la concurrence qui regle le prix de ce service; mais d’autres causes influent aussi sur le prix auquel le travail revient à l’agriculteur ; tels sont : les usages , les mœurs, la richesse du pays et la population qui l’occupe; la qualité et la quantité journalière du travail des individus ; la difficulté du travail et la nature du sol (dansles pays où ce sol est léger et meuble , le travail est quelquefois de 20 p. 0/0 moins cher que dans ceux où il est compacte etargileux); de la confiance qu’on a dans les travailleurs, enfin dü prix des denrées.
Les économistes et les agronomes qui ont le plus discuté sur le taux des salaires de la classe ouvrière se sont accordés à considérer principalement le prix des céréalesqui formentle principal élément de la nourriture des travailleurs, soit le froment, soit le seigle, comme une base assez constante pour régler ce taux, parce que partout on observe que le prix de ces grains sert de régulateur à celui des autres denrées agricoles et des objets de 4r° nécessité. C’est en partant de cette base q'ie les uns ont évalué le prix du travail d’un jourpalier à 3 à 6 lit. de froment par jour et celui d’une femme à 4 ou 4 1/2 li.; ce qui fait quand le froment est à 18 fr. l’hectol., 90 cent. à 1 fr. 08 cent. pour la journée de travail d’un homme et 72 à 81 ceut. pour celle d’une ferme. THArr évalue à 9 hect. de seigle le salaire en argent d’un valet en Allemagne, et à 7 hect. celui d'une servante, y compris la toile et les autres choses qu'elle reçoit; il estime les frais d’entrelien d’un valet, d’un marcaire ou d’un vacher, à 17, 56 hect. de seigle, et ceux d’une servante ou d'un jeune homme à 15,80 hect. y compris le feu, la lumière et le coucher , ce qui ferait 26 hect. pour le prix du travail annuel d’un homme, et 22 hect. 50 pour celui d’une femme. M. Bock nous apprend que, dans la Silésie qu’it habite, la nourriture d’un travailleur équivaut par an à 1884 lit. de seigle pour un homme et à 1270 lit. pour une femme; le salaire à 770 lit. pour un homme, et à 605 pour une femme, et que tous les frais de leur service s’élevent pour le 4er à 30 et pour la seconde à 23 hectol. de seigle par an.
Cette manière de calculer donne quelque généralité aux formules, mais elle n'est ni commode, ni facile quand, dans l’organisation d'un domaine, il s'agit d’évaluer le prix du travail des employés, et lorsqu'il faut convertirdans la monnaie fictive qu’elle suppose tous les objets de consommation qu'il est plus simple de porter
en argent suivant leur prix courant et réel dans les calculs qu'on veut établir. +
Pour donner un exemple d’un calcul de ce genre,nous supposerons qu’il s'agit de connaitre, dans un de nos départemens du nord, le prix du travail d'un laboureur ou d'une femme robuste, nourri convenablement , mangeant de la viande 3 fois par semaine et recevant à certains jours fixes des rations de bière pour boisson.
Voici tous les élémens qui composent ce prix et la manière d'en établir le compte ; bien entendu que, pour chaque pays, on doit modifier ces élémens suivant les prix et les usages de la localité ou les conditions qui interviendront entre le maitre et les serviteurs.
Nourriture.
320 kil. de far. de seigle à fr. ce.
20" fr.-lesMOOKIESENEMAUR TONGS °r 50 kil. de far. de froment
pour bouillie, soupe, etc.,à 30 fr. id. 9 »
50 kil. de far. d’orge p. id.
(1:71 007: ASPIRE SRE SECRUORS RSR LS 40 lit. de pois à 46 fr. l’hect. 6 80| fr. c. 5 hect. de pom. de terreà2fr. 10 »} 173 90 . 20kil.de viande debœufa1fr.20, 24 »
202-kil:doelarda"tfr. 00% 024 000) 160 Jit.delaità4c.lelitt . . 6 40 20 kil.debeurreà1fr.24c.lek. 24 80 12 kil. de sel à 35 c. le k. . 4 20 1/4 tonne debièreà 8 fr . . . 8 Salaire annuel d'un laboureur dans le/ipays. fs: : HERO 160 »
Chauffage, cuisson des alimens parvis AMEN SEEN 15 > Échirages 4. / 0900 Ré 2 50 Dlancitissage. M}. EN IMEMONNEUN 4 »
Autres frais pour dépenses de mé- L'ESPACE. da dat 3 p»
Au médecin pour soins aux serviteurs malades, par tête. . . . . At Entretien des objets pour le coucher, vases et ustensiles de cuisine, à l'usage des serviteurs à 28 p. 0/0 sur un capila! de 48 francs . . . 12 »
Entretien des outils, tels que bé-
che, hoyau , faux, faucilles, etc., à
l’usage des serviteurs à 29 p. 0/0 du
capital évalué 30 fr. par tête. . . 6 »
Frais d’assurance contre l’incen-
die, des 2 derniers articles, à 1 1/4
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