LIV. vil
tité de fumier produite dans ce cas sera de 2kil. 300 gram. (ou, pour une liv. d’alim., de 2 liv. 4 on. 6 gros 28 grains de fumier).
En reprenant l'exemple que nous avons donné ci-dessus, de la consommation annuelle d’un cheval , et réduisant le tout en poids et en kilogrammes, nous au rons :
kil.
Foin. + + OO ER Avoine, 22 hect. à 48 kil, l'hect, . ,. . 990 Paille pour nourriture et litière. . . . 2757
Son, 1/2 hect. à 24 kil. Phect, . . . 12
ee
Total du poids annuel de la nourril. et de la lit. d'un cheval. . . . 7389.
Multipliant ce poids par le rapport 2,5, nous aurons pour la quantité annuelle en poids de fumier produit par un cheval dans les conditions précédentes, L'51,0 047 ARE DEC VRERS ou environ 170 quint. mét.
En faisant la même opération pour la nourriture du bœuf, eten observant de ne porter les pommes de terre qu'on lui distribue que pour la moitié de leur poids, parce que ces alimens sont à l’état frais, on trouvera que le poids de la nourriture annuelle et de la litière d’un bœuf. .est de IS RTE
Qui, multipliés par le rapport 2,3, donneront pour la quantité annuelle de famier fournie par un bœuf de trait, dans les conditions précitées. , . 46,774 kil. ou environ 168 quint. mét.
Les quantités annuelles de fumier fournies ainsi par les animaux de trait ne profitent pas entièrement à l’établissement rural pour lequel ils travaillent, parce qu’une partie des matières solides et liquides de leurs déjections est perdue sur les routes et les chemins où ils les répandent. La plupart des agronomes évaluent ordinairement la perte qu'on éprouve ainsi à la moitié de ces quantités; nous croyons qu’elle ne peut ëtre aussi considérable, et que des chevaux ou des bœufs qui labourent ou sont occupés à d’autres travaux sur Îles terres d’une ferme, répandant sur ces terres un partie de leurs excrémens pendant les heures de travail, celles-ci en tirent toujours quelque profit, et qu’en évaluant, terme moyen, pour tous les terrains, cette perte au tiers seulement de la quantité que les animaux pourraient produire s’ils restaient constamment à l’écurie , on approcherait plus de la réalité. Dans les exemples choisis on aurait alors 115,5 quint. pour le cheval, et 112 quint. pour le bœuf.
Nous proposerons pour cet objet une autre méthode qui nous parait plus rationnelle, et qui consiste à comparer le nombre d’heures contenues dans l’année avec celui où les animaux sont dehors pour leurs travaux, et à réduire proportionnellement à ce dernier nombre la quantité de fumier qu’on obtiendrait d’eux dans le cas d'une stabulation permanente.
Ainsi, il y a 8,760 heures dans l’année, et en se reportant au tableau de la p. 435, on voit que dans un terrain de la 4" classe, par exemple, un cheval peut donner 2835 heures de travail; retranchant donc de 170 quint. un nombre proportionnel à 2,838, on le réduit à 120 quint. qui est la quantité de fumier qu’on doit obtenir d’un cheval dans les circonstances proposées ; en faisant la même opération pour le bœufde trail qui ne fournit que 168 quint. et 2,165 heures de travail dans le même terrain, on trouve 126,5 quint. pour la quantité réelle de fumier qu’il donnera en un an dans les mêmes circonstances.
Au reste, on conçoit que ces évaluations n’ont d’autre but que de faciliter, lors de l'organisation d'un domaine, les calculs propres à établir approximativement le prix du service des animaux de travail ; il est ensuite aisé, après quelques années d’uneexploitation régu-
16,994 kil.
lière, de mesurer directement la quantité de fumier fournie par ceux-ci, et de la porter pour sa valeur réelle dans la comptabilité, en se rappelant toutefois que le fumier de bœuf a une valeur plus élevée que celui du cheval, parce qu’il est plus propre à diverses cultures. Cette valeur ne peut pas au resie étre firée arbitraïrement dans les calculs d'évaluation ; en effet, puisque dans le compte du prix du travail des bêtes de trait, ainsi que nous venons de l'établir, on porte les denrées consommées par eux au prix du marché, quoique prises sur la ferme, et qu'on y fait figurer les soins qu’ils exigent au prix courant de ces services, il est clair qu’on doit de même porter au crédit de ce compte les fumiers suivant leur prix courant, c'est-à-dire le prix auquel on pourrait communément en vendre ou en acheter dans le pays, déduction faite des frais de transport.
Avant de terminer ce paragraphe, nous ferons observer qu’ilest des circonstances qui influent nécessairement sur le choix que l’agriculteur doit faire entre l’une ou l’autre espèce de bêtes de trait ou qui peuvent au moins le déterminer à composer ses attelages en partie de chevaux et en partie de bœufs. Ainsi, dans les fermes où l’on recueille en abondance des herbages grossiers, il y a de l’avantage à les faire consommer par des bœufs ; dans celles où les fourrages sont acides, il vaut mieux au contraire entretenir des chevaux qui mangent volontiers cette espèce de foin, que des bœufs qui les refusent. Dans les lieux où on se procure aisément des résidus de sucreries, de distilleries, de féculeries, etc., il est présumable qu'on obtient à bon compte le travail des bœufs.Un agriculteur qui se livre à l’éducation des chevaux de trait et de travail et qui peut faire exécuter des labours légers ou quelques travaux faciles aux poulains de 3 ans, comme on le voit en grande partie dans la Seine-Inférieure, l'Eure, le Calvados, etc., obtient ainsi du travail à bon marché. Un établissement, placé au sein d’un canton où existent de nombreuses foires pour l’achat et la vente des bœufs, trouvera sans doute de l’avantage à composer en totalité ou en partie ses attelages avec ces animaux, surtout si les chevaux y sont rares, d’un haut prix ou de race chétive.
Enfin nous rappellerons que lorsqu’on évalue le prix du travail des bêtes de trait, il est indispensable de prendre encore en considération le prix du travail des aides agricoles qui fonctionnent avec ces animaux, pendant tout le temps que ces 2 sortes d’agens sont ensemble en activité. Ainsi, il est des pays où un serviteur qui conduit les bœufs est moins rétribué que celui qui dirige un attelage de chevaux; mais en outre il faut faire attention, lcrsqu’on veut connaître la combinaison la plus économique, qu’il peut arriver que 4 attelages de 2 chevaux, conduits chacun par un seul homme, soient moins dispendieux que 5 attelages de 2 bœufs qui ne font que le même travail et exigent 5 charretiers pour les diriger, et que bien souvent le travail d’un attelage de 4 chevaux obéissant à la voix d’un seul homme, reviendra moins cher que celui de 5 bœufs qui nécessiteront l’emploi de 2 aides et feront au plus autant d'ouvrage, et enfin, que dans les transports sur les routes, il faut calculer si des attelages de 4, 5 et 6 chevaux trainant un pesant fardeau et dirigés par un
COMPOSITION DES ATTELAGES
seul charretier, sont aussi économiques que le transport de ce même fardeau par 3 ou 6 attelages de 2 bêtes ou d’une seule, conduits par ? ou plusieurs serviteurs, etc.
$ IT. — De la mesure économique du travail des attelages.
… Lorsqu'on organise le service des attelages il importe d’avoir sous les yeux l’enquête
u'on a dû faire avant d’acquérir la jouissance
‘un fonds, et tous les élémens qui ont servi à son estimation. Au moyen de ces documens on est à même d'évaluer les ressources dont on pourra disposer pour l'alimentation des bêtes de trait, tant en produits de la ferme qu’en denrées achetées à l'extérieur, ainsi que le prix d’achat des animaux et celui de tous les objets mobiliers à leur usage; c’est ainsi qu’on peut parvenir à établir le compte du prix du travail, soit pour les chevaux, soit pour les bœufs, suivant des régimes ou modes d’alimentaiion divers, mais également propres à leur conserver leur énergie et leur santé, et à découvrir la combinaison qui donne la même quantité de travail rapide et de bonne qualité au prix le plus modéré, ou celle qui au même prix donne un travail d’une plus haute valeur.
Afin de présenter un exemple de calculs pour mesurer sous le point de vue économique le travail des bêtes de trait, nous supposerons qu'il s'agit de comparer le prix du travail d’un cheval et d’un bœuf de force et de taille analogues et moyennes, dans un établissement qu’on organise, où la terre produira tout ce qui sera nécessaire à l’alimentation de l’une ou de l’autre espèce, où le sol peut être rangé sous le rapport de la difficulté du travail dans les terrains de la 1r° classe, et en admettant que les attelages ne se composent que de 2 bêtes qui travaillent toute l’année et sont indistinctement appliquées à presque tous les travaux de culture.
Cela posé, nous allons établir notre calcul en empruntant les principaux élémens au paragraphe précédent.
Prix du travail d’un cheval de taille moyenne.
Prix diacquisiion "-. . 590 fr.
Harnais, instrumesns et autres objets mobil. à l'usage de cet anim.(p.435). 470 ms à fr-dbe.
Intérêts de cette somme à 5 p. 0/0. . + , + 48 50 Prime d'amortissement pour deperis-
sement de l'animal, 1/8e du capital. . . k 62 50 Prime d'assurance sur la vie, S p. 0/0
CUS DRE RO 7 St CON ONU", Frais de logement (p. 256). . . . . . 17 50 Dépérissemept et renouvellement des
objets mobiliers, 25 p. 0/0 du capital. . . . : 117 50 Ferrure, soins du veterinaire , medi-
DDR + de due. (ces RS RS 20. à Eclairage des écuries, assainissement. . . . 5 Salaire, nourriture et entretien d'uu
serviteur. 1e Pet SENS TRES 52 50 Nourriture.et.litiere. + SOMME NOM 1419850
ri: | A deduire pour 120 quint. met. de fumier , à 1 fr. 10 c. le quintalhecmr". 139: Total du prix du travail annuei d'un cheval. . . HS NS NREMRRPTE . 655 :
Ainsi, avec .e mode d’alimentation proposé, et dans les circonstances mentionnées , les frais pour l'entretien d'un cheval reviendraient en moyenne, pendant tout le cours de l’année, à environ 4 fr. 80 c. par jour, etcomme sur le terrain de 4re classe dontil est ici question il donnerait 285 jours de travail, on voit que ces journées reviendraient à 2 fr. 50 c.
Le nombre d’heures de travail effectif dans le cours de l’année étant sur ceterrainde 2,855, chacune d'elles coûterait en moyenne 23 c. à peu pres. Dans les terrains de 2e et 3e classe, cette heure de travail reviendrait à 24 c. 1/2 et 26 c. 1/2 dans les mêmes circonslances
Prix du travail d'un bœuf de poids moyen.
fr. Prix d'acquisition. cor Harnais, instrumerset autres ob-
jets mobiliers. 33C fr. ec.
fntérêts de cette somme à 5 p. 0/0. . . . . 23 50 Prime d’ass. sur la vie, à p. 0/0.ducap, . . . TS Frais de logement. Matt SAT $ 15 »
Dépérissement des objets mobiliers 25 np 0/0) ducanital el NP TE 82 50 Ferrure, soins du vetérinaire, ete... , , . +. 20 » Eclairage des etsbles, assainissement. , . . 5 »
Salaire, nourriture et entretien d’un
FOrNIEULS 0e en 0 Te ee De 3503 Nourriture et liuere ee, lle re RO TRRD 457 80
A déduire pour 126,5 quint. met, de fumier, à 1 fr. 20 c. le quiut. re 151 80 ns Total du prix du trav. ann. d'un bœuf. . . 306
Ainsi, dans les conditions indiquées , les frais de toute nature pour l’entretien d’un bœuf pendant tout le cours d’une année sont de 84 c. environ par jour, et ceux de sa journée de travail, dont on ne compte dans le terrain de 4re classe que 230 par an, de 4 fr. 33 c. Les heures de son travail dans ce terrain, qui sont au nombre de 2,168 , reviendraient donc à 14 c. 1/8, dans les terrains de 2e classe à 15 c. 1/3 età près de 17 c. dans ceux de 3°.
En se rappelant maintenant qu’un bœuf bien dressé, de bonne race, et conduit convenablement. ne fournit dans une journée de travail que les 4/5e de l’ouvrage que peut faire un cheval de taille et de force analogues, on voit que, s’il s’agissait, par exemple, d’un travail qu’un attelage de 2 chevaux peut exécuter en 1
fr. c
jour, ce travail ainsi fait coùterait, . . 4 60
Que ce même travail ne serait accompli, par un attelage de 2 bœufs, qu’en 1 1/4 de journée de travail qui coûterait. . , 32
Somme à laquelle il conviendra d'ajouter, en supposant que chaque attelage soit conduit par 1 seul charretier recevant un même salaire, 4/4 de journ. de charr. ou »
Différence en faveur de l’attel. de bœuf, . , » 93
Il resterait maintenant à examiner si cette différence de 93 c. en faveur du prix du travail journalier des bœufs sera réellement avantageuse à l’établissement ; s’il ne serait pas plus profitable de faire lé sacrifice de cette somme afin d'obtenir un travail plus accéléré, de meilleure qualité, ou plus conforme aux conditions particulières dans lesquelles le domaine se trouve placé. C’est une question qui ne peut être qu’indiquée ici, et nou pas résolue d’une manière générale, tout dépendant de circonstances que l'administrateur est seul capable d'apprécier quand il fait une applica-
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tion réelle et immédiate, des p'rc1pes que nous avons posés dans le cours de ce titre,
Dans le calcul que nous venons de présenter on voit que le prix de la journée de travail du bœuf s’est élevé à 1 fr. 83 c., que celle du cheval est restée à 2 fr. 30, et que si on parvenait à faire une économie de 47 c. sur la journée de ce dernier, en employant à sa nourriture, soit des carottes, soit des pommes de terre cuites, des rutabagas ou tout autre, sans diminuer sa vigueur, son énergie et Ja quantité de son travail, non-seulement ce travail ne reviendrait pas plus cher que celui du bœuf, mais serait en outre exécuté avec plus de promptitude.
Ces résultats changeraient bien plus encore, si au lieu de faire constamment travailler l’attelage de 2 bœufs on en employait un de rechange par jour, ou si on avait 2 relais de bœufs par journée de travail; les prix seraient bientôt en faveur des animaux de lespèce chevaline. Il en serait de même si les bœufs étaient d’un faible poids, mal dressés, indociles, d’une allure très lente et conduits par des valets mal disposés en faveur des attelages de cette espèce.
Nous croyons inutile de faire connaître le prix du travail des attelages dans divers pays ou dans des établissemens agricoles renommés par la perfection ou la régularité de leur administration, parce que la plupart des termes qui concourent à composer ce prix sont extrêmement mobiles et souvent peu comparables entre eux ; mais nous insisterous sur la nécessité où l’on est d'imprimer dès l’origine une bonne direction à ce service, puisqu'il est évident d’après les détails dans lesquels nous venons d'entrer qu’on éprouve une perte
| journalière considérable en laissant les atte-
lages dans l’oisiveté, ou plutôt que la petite
uantité de travail qu’on leur fait exécuter dis le cours d’une année revient, dans ce cas, à un prix excessif. En vain cherche-t-on dans ce mode vicieux à compenser les pertes qu'on fait ainsi en diminuant la ration des animaux pendant les jours de repos, ceux-ci s’affaiblissent insensiblement , perdent par le repos l'habitude du travail et n’en fournissent plus qu’une quantité minime quand on vient à les atteler et à en exiger des services.