DES ÉLÈVES
laine. Ces produits sont aisés à récolter ou à | duction qu'au même Âge, quoiqu’on les ÿ consacre
transformer en denrées d’une conservation facile, aisément transportable et d’un emploi à peu près général. Les produits qu’il fournit peuvent être en partie consommées sur Ja ferme. Enfin, comme ils sont d’une utilité journalière, ils trouvent presque constamment un marché ouvert sur lequel leur prix n’éprouve que de faibles variations.
Les bêtes bovines se transportent elles-mémes au loin facilement et avec rapidité, ce qui ouvre pour leur vente de plus vastes débouchés. Leur valeur vénale, qui se détermine d’après le poids, la condition, l’âge, la race et la qualité de la viande, est assez fixe pour servir de base à des calculs exacts et à des spéculations sûres.
Même quand elles sont en petit nombre sur un établissement rural, les bêtes à cornes rendent les mêmes services, les mêmes produits el au moins autant de profits que quand elles forment de grands troupeaux, ce qui les rend éminemment propres aux petits établissemens.
Le gros bétail peut servir au trait et on peut l’'employer à cet usage sans qu’il perde de sa valeur et sans diminuer sensiblement ses produits.
Les bêtes à cornes sont précieuses dans les fermes à blé où l’on fait beaucoup de paille et où ce produit a peu de valeur, en ce qu’elles peuvent en consommer, soit comme aliment, soit comme lilière une très grande quantité et la convertir en un fumier abondant et d’un grand prix pour l’agriculteur. Il en est de même dass les exploitations qui contiennent dés pâturages dont les herbes sont grossières, et que le gros bétail seul peut consommer avec profit, ou dans les localités basses, humides, marécageuses où les autres espèces de bestiaux ne pourraient prospérer, etc.
is De l'éducation des élèves.
L'éducation des élèves parait présenter des avantages dans les localités où l’on a des herbages étendus et de qualité médiocre, et où on récolte des fourrages communs qui permettent de se livrer à cette branche d'industrie avec économie. Il est en outre nécessaire qu’on ait dans un certain rayon un écoulement sûr des produits, ou bien un ou plusieurs marchés actifs sur lesquels les élèves trouvent un placement facile et constant.
Dans ce mode d’éducation , les élèves qu’on ne nourrit souvent qu’avec parcimonie n’acquièrent leur déve- Jloppement qu'avec lenteur et ne sont propres à la vente que dans un âge plus avancé ; mais il est des localités où on trouve plus profitable de faire choix de races hâtives, et d'accélérer encore leur développement par une nourriture plus abondante et plus substantielle, C'est à l'administrateur à calculer auquel de ces deux modes il convient de donner la préférence.
Les animaux qu'on élève ainsi sont destinés à servir comme vaches ou taureaux à la propagation, ou bien au trait ou à la boucherie; nous allons nous occuper d'eux sous ces divers rapports.
A. Vaches et taureaux d'élève.
Nous supposons dans notre formule que les animaux sont de taille moyenne et que les génisses ne sont considérées comme vaches de produit qu’à l’âge de 3 ans accomplis , et les taureaux comme propres à la repro-
presque partout bien avant cette epoque.
Avances.
a. Valeur du veau au moment desanmaissance. Sfr. oc. b. Nourriture. 1° Lait ; les 30 1ers jours après sa naïssance, 7 lit. par jour à 4 c. le litre. . B 40 Les 30 jours suivans, 7 lit. de lait de beurre à 2er 2: 3 = = : . . 27020 20 Grain. Le 3e mois 60 lil. d'orge à 6 fr. l’hect. ë : - à « 2.321000 30 Fourrages. ire annee, 275 jours à 2 1/2 kil. par jour. équin. met 85 2e année, 365 jours à 5 kil. 13 25 3° annee, 365 joursa71/2kil. 27 35 Total des fourrages. 52 45 c. Soins, pansemens , etc. = : 16 , d. Logement pour 3 annees à 3 fr. 3 #49 , Total des frais. . 2 39,590 Recette.
Prix de vente de l'animal, £ . 6 1201.»
Deduction pour accidens, 12 p. 0/0. . 2 M Reste de: 2105 60 A deduire les frais. = : 39 20 Recette nette. = . +6 40
La recette nette ayant été de 66 fr. 40 c. et la con sommation des fourrages de 52,45 quint. mét. on voit que ce genre de spéculation a payé ceux-ci à raison de 4 f. 26 c. environ le quintal.
B. Bœufs de trait.
Nous admettons qu'un bœuf de trait n’est propre au service auquel on le destine que lorsqu'il a accompli sa 4e année, et qu’on le vend sans l’avoir dressé, ou sans en avoir exigé un travail quelconque.
Dépenses.
Même calcul des frais que précédemment, ou 39fr. 20c. À ajouter, 4e année, 27, 35 quint. de foin, ou au total 79,80 quint.
Soins pour une annee, +. = =: At FE .
Logement pour une annee. ‘ - ob : :
Total des dépenses. = S APN 570
Recette.
Prix de vente d'un bœuf de trait.
Deduction de 16 p-0/0. . : 2 . 2 , Reste. £ "126 +, À déduire les depenses. AIO EN Recette nette. 80 So
La consommation de fourrages a été de 79, 80 quint. mét., la recette nette de 80 fr. 80 c.; par conséquent l’éducation des bêtes d'attelage a payé les 1°r° au taux de 4 fr. 4 c. environ, ou à un prix moins élevé que celle des bêtes précédentes.