C. Bêtes de boucherie
Les races de bêtes à cornes diffèrent considérable. ment sous le rapport de l’époque à laquelle elles atteignent leur maturité, et de l’âge où elles sont propres à être livrées au boucher ; nous supposerons ici que cet âge est pour nos races indigènes de 5 ans; mais on sent assez combien il est intéressant pour l'éleveur de faire choix d'animaux qui non-seulement acquièrent promptement leur développement , mais en outre dont la chair possède de bonne heure toutes les qualités qui la font rechercher dans la consommation. En Angleterre , où on consomme une quantité énorme de gros bétail pouf
la boucherie, on possède des races , entre autres celle à |
courtes cornes d'Holderness et de Teeswater, qui sont mûres pour cet objet à l’âge de 2 à 3 ans, et qui en outre possèdent la faculté d'engraisser jeunes et avec célérité, et de présenter proportionnellement à leur stature une quantité considérable de viande nette. On conçoit ainsi que de pareilles qualités doivent rendre souvent très avantageuse l’éducation des bètes de consommation dans des localités où l’entretien d'animaux pendant 4 à 8 années ou le double du temps qu’exigent les races perfectionnées, sans qu’ils acquièrent pour cela plus de valeur sur le marché, peut, au contraire, être préjudiciable ou d’un produit médiocre.
Dépenses.
Mème calcul des dépenses que pour les bêtes de CAR T CÉSAR NANTERRE TR PE Et Lai RO: /20 Nourriture de la 5e année, 27,35 quint. au total 107,15 quint, met.
Soins et logement nour unan . . . . 6 51 20 Recette.
Prix de vente de l'animal. . , . . . . 200 Deduction de 20 p. 0/0. . . . . . . 40 »
Reste. : + : . 160 »
A deduire les frais. b1 20 Recette nette. . . 108 80
Cette recette qui sert à payer 107,18 quint. mét. de fourrages, porte donc ceux-ci au prix de 4 fr. le quintal, ou à un taux un peu moins élevé que dans le cas précédent, en supposant les prix de vente tels que uous les avons fixés,
On voit qu’avec les prix adoptés at le système d’éducation que nous supposons, les fourrages sont payés en général à un prix trés peu élevé par le bétail d’élève , et que, comme nous l’avons dit au commencement de ce paragraphe , il ne faut spéculer sur ce produit que lorsqu'on ne peut employer autrement ses fourrages, ou qu’on parvient à une économie de temps sur l’époque où les animaux sont propres au service auquel on les destine.
2° Vaches laitières.
Les fermes à laiterie réussissent principalement dans les vallées fertiles, closes et abritées, soit dans les pays un peu bas, soit dans ceux de montagnes, où un sol assez consistant donne une végétation riche ou des pâturages substantiels; on élève encore avec profit des vaches laitières sur les fermes cù l’on a adopté un bon système de culture alterne, où il y a production abondante d’excellens fourrages , ainsi qu’à une petite dis= tance des grandes villes, des fabriques qui fournissent des résidus propres à la consommation des vaches, etc.
On doit surtout s’attacher à faire choix des races de vaches ou des individus d’une même race qui, avec le même poids et la même qualité d’alimens donnent une plus grande quantité de lait, ou un lait chargé d'une plus grande proportion de principes butireux ou caséeux, celles qui se distinguent par la fécondité, qui, lorsqu'elles tarissent, engraissent facilement, et présentent alors la plus grande quantité relative de viande nette.
Les calculs qui suivent sont basés sur la supposition que les vaches dont il s’agit sont de race ordinaire, d’une taille au-dessus de la moyenne et choisies avec soin ; qu'elles reçoivent en toutes saisons une nourriture saine en quantité proportionnée à leur taille et à leurs besoins, et qu’on les entretient dans un état constant de santé et d'abondance. Le troupeau est supposé se
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