‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 4)Chapitre 389 sur 595 · LIV. VII · texte numérisé non relu

LIV. VII

composer de 30 vaches et d'un taureau, et les avances pour achat des 31 bêtes, au prix moyen de 128 fr. avoir été de 3,120 fr.

Frais annuels pour l'entretien de ce troupeau.

a. Remonte du troupeau tous les 10 ans soit par des jeunes sujets pris dans le troupeau,

soit par des achats; par année . 372 fr, »

A deduire les vieux animaux estimés à la moitie de la voleur des jeunes, ci. . + « + + + + 186 :

fr. à Frais annuels de remonte, . . . 186 »

b. Intéréts du capital à 10 p. 0/0, y compris les risques. « + + + + + + + © + 372 »

e. Salaire et entretien d'un vacher. . . . 9280 » d. Salaire et entretien de deux vachères pour traire et soigner les vaches , a 250 fr. chaque. 500 » e. Logement de 31 bêtes de gros betail à 6 fr: Us ST OT SERRE 186 »

J. Mobilier de la laïterie à 6 fr. par tête. « + + « + « 186 fr. »

Intérêts de cette somme à 5 P: 10/0: 2:10 RIRE 9 30 Entretien et renouvellement 37 20 à15p.0/0. . + . + . . 27 90 Ca ne:

Total des frais annuels d'entretien du troupeau de vaches et des ustensiles de laiterie. . 1,561 20

Après avoir établi les frais annuels d’entretien d’un troupeau de 30 vaches et d’un taureau, il est nécessaire de calculer d’un côté les fourrages qu'un pareil troupeau consomme dans une année, et la quantité de produits qu’il fournit, afin d'établir à quel prix le troupeau paie ces fourrages.

Non-seulement la quantité d’alimens varie avec la taille des vaches, mais encore avec le régime qu’on leur fait suivre et qui est différent souvent sur chaque établissement, de manière que s’il fallait tenir compte de toutes les modifications que les circonstances ou la localité apportent dans le mode d'alimentation, nous serions obligés d’entrer dans des calculs et des détails fort étendus et peu concluans. Heureusement que les expériences des agronomes ont ramené celle question à des termes plus simples que nous allons rappeler.

Lorsque nous nous sommes occupés dans le tome III, page 69, du profit que peut donner une laiterie, noas avons démontré par un grand nombre d’exemples puisés dans l’agriculture de divers pays que des vaches en bonne santé, de l’âge de 4 à 8 ans, soignées convenablement, nourries suivant leurs besoins, rendaient pour 100 kil. de foin de bonne qualité, ou l’équivalent en une autre nourriture, depuis 37 jusqu’à 82 litres de lait et en moyenne 40 litres, et qu’une vache de taille moyenne, bonne laitière et bien nourrie, devait fournir, terme moyen, 1800 lit, de lait par année.

Ainsi, en supposant que les animaux du troupeau cidessus reçoivent chaque jour une ration de 42 ki]. de bon foin, ou l'équivalent en autre nourriture, on aura consommé pendant l’année

Pour les 30 vaches. .

+ 1,314 » quint. mêt.

Pour le taureau. « , . . 43 80 Au total, . . 1,357 80

Le produit moyen d’un autre côté aura été en lait, et à raison de 4,800 lit. par année et par tête, de 54,000 lit.

Si on suppose que ce lait vendu en nature, ou converti en beurre ou en fromage, peut se vendre, les frais de fabrication, pour les derniers produits étant déduits, à raison de 4 cent. le litre, on aura pour recette brute

cHar. 6°.

des produits de la laiterie. .

A quoi il convient d’ajouter 25 veaux

à 6 fr. . . . . . . . . . . 1450 »

Recette brute, . , . . 2,310 > Déduction des frais pour letroupeau. 1,861 »

Recette nette. . ,. ‘749 »

Ainsi, un troupeau composé de 30 vaches et de 1 taureau, d’une taille au-dessus de la moyenne, nourri et entretenu comme nous l’avons dit, et lorsque le lait ne peut être placé qu’à 4 cent. le litre, paie les four— rages qu’il consomme à raison de 85 cent, environ le quintal métrique.

3° Engraissement des bêtes à cornes.

A. Des bêtes adultes.

Cette branche d'industrie agricole, dit M. de Dou- BASLE, ne peut étre suivie avec profit que par l’homme qui possède une grande habitude dans les achats et les ventes de bestiaux ; un autre sera souvent trompé par les marchands de bétail près desquels il achète, et par les bouchers qui acquièrent une connaissance parfaite du poids d’une bête par l'inspection et le tact. Il n’y a que bien peu de cas où un engraisseur ne travaille pas avec un grand désavantage s’il ne fréquente pas luimême les foires et marchés pour acheter et vendre ; à moins que cette spéculalion ne soit menée assez en grand pour pouvoir payer largement un homme zé!é et fidèle qui possède parfaitement :es connaissances requises.

L’engraissement du gros bétail réussit principalement dans les pays où il y a une grande abondance de pâturages riches et succulens, comme les plaines herbeuses de la Normandie et du Charollais; dans les autres localités cette branche d’industrie ne peut être exercée avec succès que sur les terres où l’on se procure en abondance et économiquement, par un bon système de culture , des alimens salubres et riches en principes nutritifs, et où il serait difficile de faire consommer plus avantageusement les produits récoltés, dans celles où on obtient à bon compte des résidus de distilleries, brasseries, féculeries, fabriques de sucre de betteraves, etc,

C’est dans les pays où l’on trouve à se défaire à un bon prix des bêtes grasses, et où où parvient ainsi à renouveler son capital 2 ou 3 fois dans le cours d’une année, dans les établissemens où l’on a un assez grand nombre de bêtes de réforme dont on se débarrasserait difficilement à l’état maigre, ou dans ceux où les marchands de bestiaux ou les bouchers font engraisser les animaux pour leur propre compte, etc., qu’on peut se livrer avec le plus de certitude de succès à l’engraissement du bétail.

Ce qu'il importe suriout dans cette industrie c’est de faire choix d'animaux sains, et dont les organes digestifs soient dans un état parfait d'intégrité, d’un âge moyen, de taille ordinaire, et d’une race connue pour engraisser avec rapidité, avec la moindre quantité d’alimens possible ou la nourriture la moins chère, c’est de donner la préférence aux animaux qui après l’engrais présentent la plus grande quantité de viande nelte (ros meilleurs bœufs ne paraissent pas en donner au-delà de 60 à 65 p. 0/0 du poids vivant, tandis qu'il est des bœufs anglais qui en donnent jusqu'à 78); enfin, c'est de proportionner la corpulence des animaux à la richesse des pâturages ou à la qualité des alimens qui doivent servir à les engraisser.

L'engraissement des bêtes à cornes se fait au päturage, au foin, aux lubercules, aux racines avec des ré-

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