‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre Bixio (volume 4)Chapitre 87 sur 595 · CULTURE DES FORETS · texte numérisé non relu

CULTURE DES FORETS

2° année après la coupe. On prend le soin de répartir les jets de taillis qui doivent rester, à des distances à peu près égales entre elles, sur tout le pourtour de la souche. Il ne faut conserver en définitive sur aucune souche, à moins qu’elle ne soit très-grosse ou qu’elle ne se trouve dans les parties dégarnies de la forêt, plus de 8 à 10 rejetons, mais; dans le premier nettoiement on laisse un nombre de brins plus considérable. Il faut éviter avec adresse d’offenser le pied des brins restans. Quelques forestiers pensent que le nettoiement ne doit pas comprendre l'élagage des branches de taillis,mais c’est une erreur ; car sa valeur dépend de la hauteur et de la belle conservation des brins.

Ayant éclairci dès la 2° année et élagué pendant la 4° et la 5°, aucune autre opération n’est nécessaire avant la 10° année, époque de l’enlèvement des brins qui étaient laissés comme pour sucer la tige principale.

La difficulté consiste à savoir combien la souche peut porter de jets ; il faut remarquer que plus ils deviennent forts, plus ils exigent de nourriture, et que d’un autre côté il est facile d’en restreindre le nombre au besoin.

Il est absolument nécessaire que les taillis croissent serrés pour empêcher l’évaporation de l'humidité, aliment des plantes, pour faire croître les tiges plus droîtes et plus élevées, et pour étouffer les bourgeons qui sortent du collet de la souche des brins coupés au pied.

Ce procédé est susceptible d’être employé très-avantageusement dans un bois taillis qui a été négligé jusqu’à l’âge de 13 à 15 ans; car, en le traitant ensuite suivant cette méthode, les rejets font plus de progrès en un an qu’ils u'en faisaient auparavant dans l’espace de 3 ans. Le produit du second nettoiement donne un petit revenu, et la dépense de celui qui s'exécute à l’âge de 2 ou 3 ans est irèspeu considérable, car un ouvrier élague environ 1000 seuches par semaine.

Pour éviter que le pied des brins que l’on a retranchés ne pousse d’autres jets, un forestier anglais à imaginé d'enlever avec ces brins le lambeau d’écorce avec lequelils sont adhérens. C’est un moyen sür de limiter le nombre des tiges et par conséquent de leur douner plus de force.

Fig. 119.

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Taillis de 15 ans.

Fig. 120.

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