HISTOIRE NATURELLE DES VERS-A-SOIE
Tr
bbbEB b qui s’abou- Fig. 117.
che à un vaisseau semblabie, fourni par le sé tronc de la trachée f contiguë.
Mais, indépendam- 4 | ment de ces deux es- : VS] | pèces de tiges arbo- 4 À 4 el [ \ rescentes qui règnent KI SE AT \ de chaque côté dans SS F5 LL Le) toute la longueur du ZE EE | corps, et qui commu- sf RE niquent entre elles en 7 VS ) avant et en arrière, d chaque petit tronc | qui part directement \ K by | du stigmate fournit à\ immédiatement des XX ramuscules, dont les K uns cccvontse distri- S RS buer aux muscles, les 4 | autres d d aux viscè- b/ res, et un assez grand nombre e e au vaisseau dorsal ou cœur ff.
La circulation est nulle, comme cela a lieu, au reste, chez tous les insectes; c’est-à-dire qu'il n’y a pas de système artériel, et encore moins de système veineux complet, par conséquent aucune trace d’artère ou de veine.
MarpiGur croit bien avoir apercu quelques vaisseaux, mais il ne les a pas vus partir du cœur. Ce cœur, ou plutôt ce vaisseau dorsal, qui s’étend de la tête à l’anus et qui occupe la ligne moyenne du corps, est placé immédiatement sous la peau; ses mouvemens de systole et de dyastole s’apercoivent trèsbien à travers les tégumens; ils ont lieu d’arrière en avant, et les contractions se faisant successivement sur certains points de sa longueur, il en résulte une série d’étranglemens qui circonscrivent autant de loges distinctes; MaLriGur pense que celles-ci sont en même nombre que les anneaux du corps, ou du moins que chaque paire de stigmates. On a représenté ici deux de ces sortes de loges formées par les étranglemens du cœur (g.
117 ff).
Le vaisseau dorsal est entouré, ainsi que les autres viscères, d’un tissu membraneux, formé par de nombreux globules, et qui n’est autre chose que le #issu graisseux, tres-abondant chez Loutes les larves ; il sert à la nutrition des organes qui devront se développer durant les métamorphoses de l’animal.
Le système nerveux n'offre rien de bien particulier; il se compose, comme dans tous les animaux articulés,d’unesérie de ganglions appliqués immédiatement contre la paroi du ventre, au-dessous du système digestif.
MazriGnt a compté 10 de ces ganglions; et en y comprenant, comme il le fait, le ganglion cérébral ou sub-æsophagien, et deux bulles qui se voient en arrière des yeux , le nombre total serait de 13.
Quant au papillon, il mérite surtout d'être éludié sous le rapport de la génération, les organes reproducteurs n’existant avec tout leur développement et ne pouvant fonctionner que dans ce dernier état qu’on nomme l’état parfait.
Les organes générateurs du Bombyx mort
x. II. — 16.
mâle (fig. 118) se composent extérieurement | ture très-remarquable des parties essentiel- Fig. 118.
de diverses pièces copulatrices «a a b c d au milieu desquelles se voit l’anus e, et postérieurement le péris f. A l’intérieur, il exisle deux testicules g g, ou sortes de petites poches ayant chacun un canal déférent 2 2 se Joignant entre eux el se réunissant dans leur trajet à deux vésiculessé minales à i et au canal éjaculateur commun assez long. Un bord grêle et se renflant insensiblement , aboutit à la base du pénis.
Les organes générateurs femelles présentent extérieurement( 2.119) une composilion Fig. 119. assez remarquable. Du dernier anneau du corps À, on fait sortir par la pression une masse membraneuse dans laquelle on apercoit inférieurement un Corps en demi- lune semi-corné B, au milieu duuel est la fente e la vulre C; plus loin on rekan marque l'anus D, entouré de tubercules charnus ee, FF; intérieurement ( #g. 120), on observe la struc- F1, 1120;
les. Les 2 ovaires se composent chacun de tubes alongés a a, fixés à leur sommet par une sorte de lanière quadrifide b b. A leur base, ces tubes se réunissent d'abord entre
,£ EUX, puis à ceux du côté opposé, pour former
un Canal commun c cqui aboutit à l’ouverture anale. Ce canal commun est l’oviducte, dont l'étude, très-simple en elle-même, se complique un peu par la présence de certains organes qui s’insèrent sur son trajet. Le premier de ces organes est formé par la réunion de trois vésicules d 4 d dont l’une se prolonge en des espèces de tubes ramifiés. Les vésicules aboutissent à un canal commun e qui s'ouvre dans l’oviducte c près de son origine. Cet organe parait destiné à verser dans ce conduit un liquide particulier. Le second appareil est d’une plus grande importance:
il se compose d’une grosse vésicule f pourvue de deux canaux étroits : l’un g se termine dans l’oviducte ; lesecond Z aboutit à l’ouverture vulvaire £ que nous avons déjà fait connaître en parlant de la structure des parties extérieures de la femelle (7£g. 119 C). Cette poche renferme un corps semi-concret et transparent. Enfin, on remarque deux vésicules Æ #, placées transversalement sur l’oviducte, grosses, terininées par des digitations et s'ouvrant dans ce conduit par un canal Z'très-court. Ces deux vésicules, qui communiquent entre elles, sont remplies d’un liquide qui s’écoule dans l’oviducte lorsqu’on les comprime.
L'usage de ces derniers organes, ainsi que celui des vésicules dd, dont nous avons déjà parlé, paraît être de fournir quelque liquide propre à lubréfier les œufs ou à se mélanger avec la liqueur séminale; mais la vésicule j, située entre celles-ci, a un rôle bien plus important à remplir : elle recoit immédiatement la liqueur fécondante du mâle, qui, dans l’acte de la copulation, introduit son pénis par l'ouverture À, que nous avons indiquéeet qui correspond à la fente cde la g.119; puis ensuite l'organe mâle pénètre dans la vésicule f par le canal 2; plus tard, c’est-à-dire lors de la ponte, cette liqueur, convenablement élaborée, s'écoule par le canal £ et féconde les œufs à mesure qu'ils passent dans l’oviducte c, devant l’orifice de ce canal. J’ai retrouvé un fait analogue dans un grand nombre d'insectes, et c’est à cause de ces fonctions que j’ai nommé cette poche vésicule copulatrice. Nous renvoyons sur ce point à nos différens travaux.
Nous pourrions nous étendre davantage sur l’organisation des Bombyx, en compulsant quelques écrits postérieurs à ceux de MaLriGmi, tels que le mémoire de BiBrENA publié en 1767, quelques observations sur le système nerveux, par sir EVERARD Home; mais nous n’ajouterions pas des fails trèsimportans à ceux que nous venons de faire connaitre.
$ III. — Espèces diverses de vers-à-soie.
Ouire l’espèce dont il vient d’êlre question, le genre Bombyx en renferme plusieurs autres qui filent également des coques; mais ces coques Sont imparfaites et d’une soie
cHAP. 7°.
trop grossiere pour qu'on ait pu jusqu'ici en tirer parti; cependant il faut en excepter deux espèces qui, au Bengale et dans les contrées voisines, fournissent une soie lrès-recherchée, dont on fait un très-grand usage, et qui mérite, à cause de cela, que nous en parlions, parce qu’il serait peut-être avantageux et possible de les transporter en Europe et de les y acclimater. Ces deux espèces sont les Bombyx mylitta et cynthia. + Le Bombyz myltte(Bombyx mylitta de Fa- BrIGIUS, où la PAalena paphia de CRAMER (1), est un papillon (/£z. 121) d'une grande taille
Fig. 121.
qui égale celle de notre Bombyx grand-paon.
Il est jaune ou quelquefois d’un jaune fauve ; une bande d’un gris bleuâtre se remarque sur le dos du corselet, et s'étend le long du bord antérieur des ailes supérieures; celles-ci, dont le bord externe est très-échancré dans les mâles, présente deux raies transversales roussâtres, et une raie blanchâtre vers le bord postérieur ; leur milieu est occupé par une tache en forme d'œil oval, dont le centre est coupé par une ligne roussâtre; les ailes postérieures sont arrondies et presque semblables, pour les couleurs, aux antérieures.
La chenille ( fig. 122 a ) a quelque rapport
Fig. 122.
avec celle de notre Bombyx grand-paon ; son corps est vert avec de petits tubercules poilus: une raie jaune, qui commence au 3° anneau et se continue jusqu'au dernier, se re-