‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre BixioChapitre 192 sur 295 · PRODUIT EN · texte numérisé non relu

PRODUIT EN

: x ‘a | journées 211 AS RTS | de travail ÈË ts 2 = de 12 h. E YOUR = ee MODE et SL RTS & EE] 5 s ä £ — | 3 « = © A = HE | DE PRÉPARATION. © | È È Ex E = Æ | | AS OSMMERNRENRE Æ = d 3 n= " = | = £ Lx) A 2 Lu Î = 2 nm [e* | 5 | FNNRS E £ | s | 3 || sole | = LE | ln

1600 lir. de lin, reduites à 1000 Liv. par le vouissage, ont donné en mogenne :

(l 19 Par ja kroye El 1 960i140,251182,50 {:48,50] 578,75

29 Par la métho-

de flamande. » (951) 80» |152,80 157,80] 629,40 5° Par la machine,

de M. Kurue. |, 72,75 [154,50 1163,50| 610,25

70,33] » |844 4° Par ja broje et] \

le maillage. | o |78,0619441 120,50 [123,78 | 54,25} 603,50 1600 liv. de lin, réduites à 1200 liv. par le rorage, ont douné en moyenne ‘

1° Par la broye. » 78 [9561144 5of142» |140,15|9753,55 2° Par la méihode | | | flamande. 72 » |S64| 57,25|158,50 ,149,15|855,10 5° Par la machine de M. Korue 67 » |804| 42,501141,50|154,25|£261» | à° Par la broye el | le maïilage. 45 » 516 » 1216,15[152,10| 831.75]

Nous n’ajouterons rien aux conséquences de ce tableau, si ce n’est que le lin travaillé à la broye était plus dur, moins moelleux et plus court que celui préparé par les autres méthodes, et que la machine de M. KUTuE a donné des filasses aussi belles, aussi pures et d’une qualité non moins belle que celles qu'a présentées le travail flamand.

Section V.— Filage des matières textiles.

Le lin et le chanvre se filent en général de la même manière. Le lin le plus fin est destiné à produire les fils précieux pour les dentelles et points, ou pour la fabrication des batistes ou des linons, ou des belles toiles dites de Hollande. Celui d’une qualité moins belle sert à faire des toiles de ménage de tous les degrés de finesse. Quant au chanvre, on le file également en fin pour en fabriquer des toiles qui différenten qualité suivant le degré de finesse du fil, ou bien on en fait des fils grossiers qui servent, soit à la fabrication des toiles à voiles ou d'emballage, soit à celle des cäbles, cordes et cordages.

On file le lin et le chanvre de plusieurs manières: au fuseau , au rouet de bonne femme A au rouet de cordier et par des mécaniques d'invention moderne. Les 3 1"* méthodes sont

(4) Le lin du n° 4 a été broyé suivant la méthode Wurtembergeoise, c’est-à-dire par une broye en gros, puis par une broye en fin, espadé à la manière ordinaire et sérancé avec des peignes anglais. Le n° 2 a été maillé, écangué suivant la méthode flamande et peigné de même que le précédent. Le n° % a été broyé par une petite machine à 5 cylindres cannelés de l'invention de M. Korn dont nous avons donné la figure et la description dans le journal des Connaissances Utiles de 1834, écangué à la flamande et peigné comme le n° 4. Le n° 2 , broyé comme le n°1, à ensuite été maillé par poignées et pendant une heure chacune dans un moulin, puis espadé à la manière ordinaire ef peigné comme les précédens, seulement le lin de rorage a été maillé plus long-temps et non

espadé.

enar, 16°.

seules du ressort de l’agriculture; la 4°, exigeant des capitaux et des bâtimens assez considérables, des connaissances étendues et une surveillance de tous les instans, rentre dans le domaine des manufactures et ne doit pas nous occuper icl.

Tout le monde connaît la manière de filer au fuseau , et sait que la matière textile, lin ou chanvre, est chargée mollement sur une quenouille, bâton de roseau ou de bois léger, et que la fileuse tenant cette quenouille à sa gauche, attire peu à peu lafilasse avec sa main gauche, forme un bout de fil qu’eile roule sur l’extrémité du fuseau, qu’elle fait aussitôt tourner avec sa main droite, pour donner à ce fil le degré de tors convenable. L’aiguiliée étant faite, c'est-à-dire le fuseau étant arrivé à terre, la fileuse envide le fil sur ce fuseau et recommence comme précédemment. Elle asoin, pour unir son fil, de le mouiller , soit avec sa salive, soit avec de l'eau contenue dans un petit gobelet de fer-blanc placé convenablement pour qu'elle puisse y tremper les doigts. Le fuseau, long d'environ 5 à 6 po., est en bois léger, de forme arrondie, renflé au milieu. La pointe par laquelle on lui imprime le mouvement est en fer; son extrémité est sillonnée en vis allongée, et se termine par une petite coche sous laquelle passe et s’arrête le fil, où il éprouve un léger frottement, qui suffit pour soutenir le fuseau en l'air.

Ce mode de filage n’est pas expéditif et n’est guère pratiqué que par des femmes âgées qui ne pourraient se livrer à d’autres travaux, où

ar des bergères; mais il procure un beau et on fil, qu’on emploie plus particulièrement à coudre.

On file au rouet de bonne femme des fils de toutes les grosseurs, et c’est avec cet instrument qu'on travaille les fs de Malines ou fils de mulquinerie, qui servent à la fabrication et au raccommodage des dentelles, et à faire les batistes et les linons, et qui se vendent depuis 2 jusqu'à 3,000 francs la livre.

Il existe des rouets de différentes formes, et qui se tournent les uns avec le pied, les autres à la main. Les rouets sont en général compo-

és d’une roue très légère de 20 à 24 po. de

diamètre, qu’on fait tourner à l’aide d’une manivelle ou d’une pédale, et qui met en mouvement, au moyen d’une corde où d’une petite courroie , une broche horizontale garnie d'une petite poulie ou noix placée dans le plan vertical de la roue. Cette broche porte une bobine et des ailettes comme les broches des machines à filer le coton par mouvement continu. Le fil , partant de la quenouille, est passé dans l’œillet de lailette qui le maintient perpendiculairement à la bobine et facilite son enroulement sur elle; alors la fileuse, faisant tourner la roue, continue de ürer la filasse par portions égales et à touruer d’un mouvement léger, doux et régulier; et c’est de la combinaison de ce mouvement et de celui de l’ailetteque résulte lerenvidage et le degré de 1ors du fil.

L'art de la fileuse, soit au rouet , soit au fuseau, consiste à ne prendre chaque fois que ce qu'il fant de filasse pour former un fil fin égal et fort en même temps, et à lui donner toujours le même degré de tors. La beauté et la qualité de ce fil dépendent en grande partie des

AGRICULTUR €.

Page 1