‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre BixioChapitre 211 sur 295 · TE || EE · texte numérisé non relu

TE || EE

Es =

Fig. 392.

trémité inférieure de l’arbre vertical, empéche la graine de tomber par l’œil de la meule dormante.

L'arbre vertical C reçoit le mouvement de la roue d'angle L, engrenant une roue semblable, montée sur larbre horizontal M, qui prend lui-même son mouvement sur le moteur. Cet arbre C passe dans un collier fixé sur le voussoir N. Son extrémité inférieure repose sur une crapaudine soutenue par la pièce c, passant par le centre de la meule dormante et posant elle-même sur le pont en fer E, qui est placé sous une voûte ménagée dans la maçonnerie. Au moyen de cette disposition, on n’éprouve plus aucune difficulté pour engrener l'arbre vertical C; on tourne les vis à caler e, et, à mesure qu’on les fait cheminer et qu’on exhausse le pont, on manœuvre à l’aide de cordes h une cale qui empêche la flexion du pont et soulage les vis,

{ dont l'effort n’est que momentané.

Pour mettre en train, on commence par soulever le ramasseur J à la position irdiquée par les lignes ponctuées fig. 393, en pressant sur le bras du levier K et en l’engageant sous un taquet à, fixé sur un des montans du râcloir I. On donne alors le mouvement et l’on jette sous la meule une charge de graine, qui se compose de 3/4 d’hectolitre. L’entaille oblongue a, dans laquelle passe l’essieu des meules, leur permet de monter ou de des-

cHaP. 18°.

cendre, selon l’obstacle plus ou moins grand qu’elles rencontrent, de sorte qu’elles agissent par leur propre poids; mais comme les meules roulent sur une surface plane,

ue leur contour est cylindrique et qu’elles

écrivent un cercle sur la meule dormante, elles pivotent sur le milieu de leur épaisseur, de sorte que lagraine est non-seulement écrasée par le poids des meules, mais encore froissée par ce mouvement de torsion et refoulée des 2 côtés. Ce mouvement empêche la graine de s’entasser et de faire corps sous la pression des meules. Les ràcloirs H I fixés aux traverses tournent avec les meules, et ramènent sous leur action, le 1‘ la graine qui s'échappe vers le centre, le 2° celle qui s'échappe vers la périphérie. Lorsque le froissage de la graine est achevé, on décroche le bras du levier K ; et le ramasseur J, se trouvant en contact avec lasurface de la meule dormante, entraine toute la graine par son mouvement et la fait tomber dans le bassin par la vanne G, qu’on ouvre pour lui livrer passage.

Les meules verticales sont maintenues, aux extrémités de leur essieu B, par des rondelles d’écartement {, qui appuient contre l'arbre C, et par des têtes assurées sur le bout de l’essieu par des clavettes. On peut faire varier l'épaisseur des rondelles d’écartement de manière que les 2 meules ne se trouvent pas à la même distance du centre du mouvement et de la surface battue soit plus grande. L’œil

es meules est garni d’une boîte de fonte portant des grains de bronze, et maintenue dans chaque meule au moyen de rondelles assujéties avec des boulons p, q.

Dans quelques huileries il ya plusieurs paires de meules, dont les unes servent à froisser et les autres à rebattre; dans d’autres, la même paire sert aux 2 opérations. Les meules sont souvent en granit ; le porphyre, le grès, le marbre et la pierre calcaire dure et compacte sont aussi propres à cet usage. En Russie on se sert quelquefois de meules de fonte. Les meules des moulins ordinaires ont, le plus communément, de 2" à 2®,3 (6 à 7 pi. ), sur une épaisseur de 0,40 à 0",45 (15 à 16 po. ), non compris le biseau qu’on pratique à la face qui doit être placée extérieurement, et qui a 0w,06 à 0",07. Le poids d’une paire de meules est estimé de7 à 8,000 kilogr. Les Hollandais en font qui ont jusqu’à 3". (9 pi.) de diamètre sur une épaisseur de 0,54 (20 po.).

Les meules font en général 11 tours par minute, et le temps du froissage d’une charge de 3/4 d’hectolitre (60 à 75 kilogr., suivant la nature des graines) est de 15 à 20 minutes, de sorte que dans une journée de travail on peut faire passer sous ces meules 15 à 20 hectolitres de graines, à peu près.

$ IV. — Du chauffage des pâtes.

Quand les graines ont été suffisamment froissées sous les meules verticales, souvent avec l’addition d’un peu d’eau, il faut soumettre la farine ou pâte à l’effort d’une presse puissante pour en extraire l'huile qu’elle contient. Quelquefais cette pâte est portée directement sous la presse, où elle fournit, au tordage, une huile vierge qui est plus agréable

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