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des ANNE à G
sur le terire ou le penchant d’une colline et carrelée en briques, est semblable à la ire; que le tuyau inférieur B conduit au dehors les produits condensés, ce qui facilite la manœuvre; mais ce qui surtout difière, c’est l’arrangement des bûchettes. On voit, en effet, que dans toute la masse du tas, dont le diamètre est de 20 à 25 pieds sur une hauteur totale de 7 à 8 pi.. ces bûchettes sont couchées suivant l’inclinaison des parois, en sorte que la dernière couche reproduit à peu près la forme de la cavité inférieure; on charge sur cette superficie des débris de branches sèches que l’on allume pour commencer la distillation. On a d’avance coustruil une sorte de muraiile circulaire de 4 1/2 à 5 pieds de hauteur tout autour du tas, et l’on recouvre peu à peu sa superficie de même afin d’étouffer le feu. A
La température se propage ici plus graduellement que dans la 1° forme de four, les produits fluides sont plus méthodiquement chassés de proche enproche, vers le bas de Ja ca-
cuar. 29e.
vité,en sorte qu'ilsarriventmeinsaltérés dans le récipient C.
Cependant, la disposition qui nous reste à décrire réunit bien mieux encore toutes les conditions favorables; elle est d’ailleurs très
avantageusement employée dans l’Amérique |
septentrionale, contrée d’où l’on lireles meilleurs goudrons.
On voit à la 1x inspection de la fig. 446 que
Fig. 446.
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la forme des parois de la cavité À ,en entonnoir peuévasé, permet de placer toutes les bûchettes debout, légèrement inclinées. Une grille ou ure plaque circulaire B, perforée de trous ayant 8 à 10 lig., facilite l’arrangement de la {re rangée, et laisse un libre écoulement aux produits fluides. |
On remplit de la même manière toute la cavité, mais on n’élève pas de bûcheltes au-des- ‘ sus de ses bords; on se borne à recouvrir de débris, de branchages et de copeaux toute la superficie. On place sur ces derniers des feuilles ou de la paille, puis des gazons ou quelquefois des plaques en pierre; on ménage une cheminée au centre et plusieurs ouvertures, afin de commencer la combustion au-dessus du dernier rang de büchettes. Cette combustion s’entretient lentement par les gaz inflammables émanés peu à peu des couches inférieures et la température pe s’élevant que par degrés de haut en bas, opère mieux que par les deux précédentes méthodes l’extraction des matières résineuses, puis ensuite la carbonisation du boïs dont les produits condensés se rassemblent dans le récipient C.
Goudrons obtenus par ces différens procédés.
De même que celui qui est meilleur et que l’on se procure à l’aide des débris plus résineux, tels que tresses en paille ayant servi à la filtration de la térébenthine, ourles ou cicatrices des écorces des pins épuisés, copeaux des racines, etc., tous ces goudrons, après avoir été séparés de l’eau acide et soumis un instant à l’ébullition, peuvent être employés pour imprégner les bois , les cordages, etc., et les défendre de l'action de l’eau ou de l'air humide. La meilleure qualité dans laquelle on fait fondre un poids égal de galipot donne un brai peu foncé dit brai américain, que l’on regarde comme le meilleur pour le calfatage des vaisseaux.
On prépare une autre sorte de brai en faisant bouillir le goudron jusqu'a ce qu'il