‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre BixioChapitre 252 sur 295 · MOULINS A CYLINDRES · texte numérisé non relu

MOULINS A CYLINDRES

excentrique vu de profil intérieurement ; % un excentrique vu de face; 8 la partie basse du gite qui repose sur l’excentrique inférieur, et l’embrasse exactement dans la moitié de sa

circonférence, Ces 3 figures feront suffisamment com-

Fig. 487.

prendre que dans son écartement ou son rapprochement de la meule courante, le gite ne peut avoir d'autre mouvement que celui rigoureusement commandé par les excentriques, et que, du moment où la position du gite est déterminé par ces excentriques, la mouture ne peut éprouver aucune varialion, On comprendra de même avec quelle préci-

sion on peut ribler et rhabiller les meules, Sn suffit de rapprocher peu à peu le gite de la meule courante qui, dans sa rotation, indiquera les places où le gite doit être retouché où exaucé, jusqu’à ce qu’enfin les deux circonférences soient parfaitement cylindriques et de même rayon. On aura dù préalablement rendre la meule courante parfaitement cylindrique, ce qu’on obtient au moyen d’une règle placée sur le bâti du moulin, parallèlement à l’axe de cette meule.

Voici la description de ce moulin : À, meule avec son arbre et ses coussinets en cuivre de 24 lig. de longueur. B, gîte ou meule gisante, soutenue par deux excentriques. C C, 2 excentriques de même calibre dont les arbres reposent sur des coussinets. D, arbre de la meule courante auquel est adaptée d’un côté une poulie qui reçoit l’action du moteur au moyen d’une courroie ; l’autre extrémité de cet arbre est en communication avec le distributeur du grain à moudre. E E, arbres des deux excentriques. D, partie supérieure du gite, parfaitement droite et unie, Sa surface est loujours tangente à l’excentrique. b, partie demi-circulaire servant de base au gite. Elle embrasse avec exactitude la moitié de la circonférence de l’excentrique sur lequel elle

repose, et ne permet ainsi au gite d’autre mouvement que celui commandé par l’'excentrique. H H, secteurs dentés communiquant aux excentriques. O O, tiges en fer avec leurs vis sans fin servant à faire mouvoir les secteurs au moyen d’une clef. p, roulettes en fonte; elles servent à faire glisser le gite sur un chemin de fer qui le conduit sans déviation sur l’excentrique.

SecrioN XI. — Différentes autres sortes de moulins.

Outre les moulins à cylindres, et à meules verticales, on a essayé aussi de moudre le blé au moyen de meules d'acier horizontales, taillées en forme de lime. L’échauffement de ces meules par le frottement a bientôt obligé l'inventeur d’y renoncer.

Lepantriteur ‘espèce devaetvient circulaire, dont le nom indique assez la destination, fort convenable pour la trituration de certaines graines, broyait le blé plutôt qu'il ne le moulait.

On a essayé aussi de moulins à cônes renversés ; des moulins à noix, comme nos moulins à café; toutes ces méthodes n’ont pu résister à la pratique, en ce qui concerne la mouture du blé, qui ne se fait manufacturièrement que par des meules horizontales , en France, en Allemagne, en Angleterre, etaux États-Unis, partout enfin où la mouture s’est perfectionnée.

SECTION XII. — Des différentes pièces accessoires aux moulins à blé.

En donnant quelques détails sur la mou-

ture à l'anglaise, nous n’avons parlé que des | D ,

organes principaux dont l’action confectionne la mouture; il eût fallu rompre le fil de cette opération, pour donner la description de plusieurs pièces accessoires que l’art du mécanicien ou du manufacturier a introduites dans le travail, pour en simplifier ouen perfectionner la marche. Voici les plus importantes de ces pièces accessoires :

1° grue pour lever les meules (fig. 489). Soit

Fig. 489.

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