‹ Maison rustique du XIXe siècle ... Rédigé et professé par une réunion d'agronomes et de praticiens appartenant aux sociétés agricoles de France sous la direction du Dr. Alexandre BixioChapitre 274 sur 295 · AGRICULTURE, AT TOME JII · texte numérisé non relu

AGRICULTURE, AT TOME JII

Degrés de Bauuk. Sulfate de chaux dissous.

0° 0,0033 20 0,0043 5° 0,00605 maximum.

Ainsi donc, le dépôt qui s’opère pendant les premiers momens de la graduation doit toujours consister en sulfate de chaux mêlée de peroxide de fer et de carbonate de chaux, ensuite il se dépose du sulfate de chaux seul.

Les nombres suivans, que M. BERTRIER a réunis d’après des expériences pratiques, indiquent les quantités d’eau qui s’évaporent par la graduation, depuis 1°,6 de BAUMÉ, Jusqu'à 26° et les quantités de sulfate de chaux

D'après ce tableau on voit qu'il n’a pas fallu déposées.

Degrés poids poids Sulfate

de de l’eau de l'eau de chaux

Baumé. restante. évaporée. déposé.

MONEEÉ | canne RES ROSES CENERRMEENS | nemnese

Pour se servir de ce tableau ii suffit de | savoir qu’en temps ordinaire, on évapore environ 69 kileg. d'eau en 24 heures par mètre carré de surface garnie de /agots. Les circonsiances locales déterminent à quel degré il convient d’arrêter la graduation; 14° et 20° sont les 2 limites entre lesquelles on borre cetie évaporation; on s'arrête à 14° lorsqu'on a du combustible à très bas prix, et l’on !

pousse jusqu’à 20° quand il est cher. Pour fixer ce point, il faut tenir compte de la quantité d’eau dispersée pendant la gradnation; si on l’a déterminée, on pourra comparer le prix du sel perdu avec celui du combustible nécessaire pour remplacer l'effet de l'air.

20 De l’évaporation dans les chaudières.

L'eau contenue dans les baissoirs s'écoule à volonté dans les chaudières, où elle est évaporée par la chaleur que développe le combustible. Ces chaudières ou poéles sont très vastes et faites avec des plaques de tôle forte de 4 ou 5 millimètres d'épaisseur assemblées par des clous rivés, elles sont soutenues par des piliers en fonte placés dessous On y brüle du bois ou de la houille.

La chaudière qui est chauffée directement est destinée à faire le sel; celle qui suit est la chaudière à schloter. Ces chaudières sont couvertes d’un toit en planches terminé par une trémie ouverte, par laquelle s’échappent les vapeurs.

Le travail se divise en trois opérations distinctes : 1° le schlotage; 2° la précipitation du sel; et 3° la dessiccation du sel égoutté. Ces tro's opérations marchent de front et ordinairement à l’aide d’un seul foyer.

On désigne sous le nom de schlat un dépôt abondant qui se forme quand l’eau salée est mise en ébullition. Le schlot est formé d’un sel double, sulfate de chaux et de soude.

Pour schloter, c’est-à-dire pour débarrasser l’eau salée de tout le sulfate double qu’elle peut produire, on amène dans la chaudière

’eau des boissoirs qui marque environ 18 de Baumé, puis on la fait bouillir. 11 se forme aussitôt une écume provenant de matières organiques enlevées et coagulées par l’ébullition; on y ajoute quelquefois un peu de sang de bœuf fouetté dans l’eau froide, pour faciliter la séparation de cette matière. Comme l’eau salée est ordinairement alors saturée de sulfate de chaux, le schlotage commence

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ARTS AGRICOLES : EXTRACTION DU SEL

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