CHAP. IV
sent. On ferme alors la chaudière avec un couvercle au milieu duquel est un trou dans lequel glisse un thermomètre disposé de manière que sa boule soit au milieu «le la chaudière, et que la majeure partie de son échelle s'élève en dehors au-dessus du couvercle. Tout étant disposé, on porte la chaudière sur un fourneau contenant quelques charbons allumés, et on chauffe l’air qu’elle contient, et qui baigne les plumes, jusqu’à la température de 60° R. ;
Lorsque les plumes sont assez amollies pour fléchir lorsqu'on les frotte un peu vivement avec le dos d’un couteau , on prend chacune d'elles en particulier de la main gauche, et on l’appuie sur le genou garni d'un linge de laine, ou sur une table couverte en drap, puis on la presse avec le dos d’un couteau qu’on appuie à l’origine ou extrémité supérieure du tuyau, en faisant glisser la plume en arrière sous la lame qui la presse, et en lui rendant en même temps la forme ronde qu’elle avait auparavant. On opère encore plus facilement en la faisant passer vivement, et à plusieurs reprises, dans un morceau de drap ou de flanelle, pour enlever l’épiderme et la polir.
Quand on désire des plumes très-fermes, on peut les soumettre 2 fois de suite à cette opération, mais il faut avoir l'attention de ne commencer la 2° que quand les plumes ont entièrement perdu la température élevée que leur avait donnée la 1°.
On a essayé beaucoup d’autres procédés pour la préparation des plumes à écrire. C’est ainsi qu'on s’est servi des acides nitrique et sulfurique; mais ces acides, quoique très-affaiblis, altèrent beaucoup la substance de la plume, la rendent aigre et sujette à se fendre irrégulièrement, etc.
Sect. au. — Coloration, assortiment, empa-
quetage.
On a commencé depuis quelques années à donner au tuyau des plumes à écrire des couleurs diverses. Les couleurs les plus communes sont le jaune, le bleu et le vert.