‹ Maison rustique, pour servir a l'éducation de la jeunesse (volume 2)Chapitre 27 sur 33 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Les étangs.

Quoiqu'ttne liumkllté permanente soit une cause de maladie^ et que de vastes étangs ou des étangs très-rapprochés la produisent, ce n'est pas spécialement à elle qu'on doit attribuer les maladies épidémiques aux pays d'étangs ; c'est aux miasmes délétères , à Tliydrogène sulfuré qui émanent des vases qui les entourent. Or , il e5t de fait que les plantes en général décomposent ces miasmes , chassent cet hydrogène sulfuré , par le moyen des flots d'oxygène qu'elles transpirent pendant le jour. Donc , on entoure les étangs de plantations d'arbres et d'arbustes, et surtout de certains arbres et arbustes , parce qu'il a été reconnu que l'aulne et le gale améliorent beaucoup plus l'air des marais que les autres.

Partout on peut donc établir sans danger des étangs^ en prenant les précautions convenables j mais il ne faut pas moins éviter de les multiplier dans le même canton, et les éloigner des habitations. La loi qui , sous le régime de la terreur , les avoit proscrits indistinctement , étoit attentatoire à la propriété.

Quoiqu'on soit dans l'habitude de regarder les étangs comme principalement destinés à nourrir du poisson , cependant la plupart;

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c'est-à-dire presque tous ceux qui sont clans les vallées, dont les eaux ont un écoulement rapide, ont des objets d'utilité d'un ordre encore plus important. Les uns alimentent les irrigations , si nécessaires qn certains pays pour assurer le produit des récoltes; d'autres font tourner les moulins avec lesquels les cultivateurs transfonnent leurs grains en farine , les roues qui servent à mouvoir les soufflets et les marteaux des forges , les pilous des bocards, des foulons, etc., etc.; d'autres enfin sont le réservoir des eaux fournies par les pluies d'iiiver , et servent pendant Tété à la boisson des hommes et des animaux de certains cantons, qui manquent de sources en cette saison.

Une précaution de première importance, quand on veut construire un étang, c'est de s assurer jusqu'à quel point le sol retient l'eau. L'inspection du local , après la pluie , combinée avec l'examen de la nature de la couche inférieure , est le plus sûr moyen ,• un banc d'argile donne les plus grandes probabilités j mais cependant il arrive quelquefois qu'il offre des solutions de continuité. On s en assure par des sondes ; il faut observer cependant que l'expérience , et l'expérience de plusieurs années , peut seule donner une entière certitude.

Les eaux des étangs sont, comme je l'ai dit plus haut , ou fournies par des sources , ou par les pluies -, dans l'un et l'autre cas , le grand point est de s'assurer, avant d'en-

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