‹ Maison rustique, pour servir a l'éducation de la jeunesse (volume 2)Chapitre 29 sur 33 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

DES BAUX DE TERRE (l).

Avantage qu'il j ait des fermiers.

Il semble , au premier coup-d'œil , que la culture seroit mieux faite par le propriétaire que par un fermier : l'un travaille pour lui et pour toujpurs j il est communément plus en état de faire les avances en capital qu'exige la culture , comme toutes autres espèces d'entreprises, et il n'hésite point à les faire;, parce qu'il sait que les profits que la terre rendra avec usure seront pour lui ou ses héritiers : le fermier , au contraire , qui cultive Je fonds d'un autre , n'a en vue que son profit personnel et temporaire ; il cherche bien , il est vrai , à tirer des terres le plus de produit qu'il pourra pendant sa jouissance , mais il n'a garde d'y mettre , pour les améliorer , de l'argent et des soins prévojans, dont l'effet , souvent trop tardif, ji'auroit lieu qu'après son bail y et profiteroit à un autre.

INIaisen examinant les choses de plus près, et telles que la réflexion jointe à l'expérience fait connoître qu'elles se passent et se doi-

(i) L'excellent article qu'on va lire est entièrement tiré du Cours d'Agriculture. Malheureusement les bornes que je me suis prescrites m'ont îorcée de l'abréger»

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