III. jo
ij4 nouvelle
prétend fixer par le même procède' la poussière ori^anique cL fugace qui colore les ailes des papillons , et par là les mettre à l'abri de latlaque des autres insectes destructeurs ,• mais il ne faut se servir que de Fesprit-de-viu camphre pour dissoudre cette colle, et n'employer cette liqueur qu'étant chaude , et à diverses reprises. Le secret pour fixer le pastel a ete' de'couvert par M. Loriot.
Quand on veut nettoyer ieijèrement les tableaux à l'huile^ il suffit de les bien frotter avec le dedans d'une pomme de reinetle coupe'e en deux.
Vernis d'ambre ou véritable chinois , servan . a vernir les chocolatières , cafetières et théières , même le bois.
Ambre jaune 2 onces.
Vernis de peintre 4
Huile de tdrébenlhine 4
Mettez l'ambre dans un pot de fer tout neuf j ne pilez point l'ambre ; posez-le sur du charbon allumé, en faisant une espèce de fourneau à l'entour du pot , pour lui donner la chaleur plus forte et plus égale ; couvre bien le pot, et le laissez comme cela , sans le découvrir , jusqu'à ce que vous voyiez une épaisse fumée qui sorte du pot j alors vous prendrez un tuyau de pipe tout neuf, et vous sentirez si la gomme est fondue ; quand elle le sera , vous ôterez le pot du feu , vous le laisserez un peu refroidir , puis vous met-
Irez le vernis de pciiilre dedans peu à peu , en le tournant bien avec le tuyau de pipe , ensuite l'huile de térébenthine, jusqu'à ce que vous vovicz que le vernis soit clair et couleur de chocolat.
Pour faire le vernis de peintre.
Prenez une livre d'huile de lin et une once de litarge d'or, que vous mettrez ensemble bouillir dans un pot sur le feu un quartd'heure ; ensuite passez-le dans un linge tout chaud, et mettez-le dans une bouleilie, pour vous en servir quand vous voudrez , et bouchez bien la bouteille.
Recette pour faire le vernis blanc de Spa.
Prenez un quarteron de sandaraque la plus blanche que vous pourrez trouver , que vous pilerez dans un mortier ; puis mettez-la dans une bouteille dont le fond soit plat, c'està-dire sans bosse , pour pouvoir l'agiter avec un petit bàlon ; vous la mêlerez avec une chopine d'esprit-de-vin bien rectifié, et trois onces d'essence detérébentliine;vous agiterez bien le tout ensemble jusqu'à dissolution 3 puis vous le passerez à travers un linge dans une bouteille j après quoi on peut s'en servir en en versant dans une tasse ; ayez soin surtout , si vous le mettez sur le feu , que le feu soit très-doux ; pour éviter les inconvéniens du feu , on peut le faire au soleil.
lîG NOUVELLE
On donne sept ou huit couclies de ce vernis , à un quart-d'hcurc d'intervalle de l'une à l'autre ; il laut le laisser se'cher trois ou quatre jours j on le frotte avec du petit jonc ou de Ja paille^ et puis on le revernit encore d'une couche bien mince, et enfin on le polit SIX jours après avec de la craie de France et un morceau de vieux lini^^e , jusqu'à ce que l'on voie qu'il est bien reluisant et parfiùlement uni (i).
Nouvelle méthode de dorer.
Cette me'thqde simple consiste à faire infuser et digérer ensemble, penùant huit jours, dans une bouteille expose'e au soleil , ou dans lin lieu chaud , une once de succin , connu aussi sous le nom d'ambre jaune ^ vingt grains de sang - dragon en larmes ; vingt grains de safran gâtinais ; le tout dans vini^t onces d'esprit-de-vin. Apres huit jours de digestion , on passe le vernis à travers un linge, et on le conserve dans une bouteille bien bouchée. Quand on veut s'en servir, on chauffe 3a pièce de métal qu'il faut dorer , et on applique le vernis dessus. En refroidissant , le vernis prend une belle couleur d'or , qui est Irès-solide. Quand on veut la nettoyer , on 'la lave dans l'eau tiède , sans craindre de la ternir.
(i) Ces recettes m'ont été données par un artiste éû'anger qui faisoit les plus beaux Ycrnis.
Manière défaire des fruits artificiels et bons à manger. Recette inédite que f ai achetée en Angleterre y et éprouvée cil faisant de ces fruits d'une imitation parfaite il la vue et au toucher.
Prenez deux onces de corne de cerf racle'e , avec une once de colle de poisson et trois onces de sucre fin , la moitié' d'un citron et six clous de girofle ;, un peu de cannelle • il faut mettre le tout ensemble dans un pot avec une chopine d'eau, et le faire bouillir fort doucement pour faire une forte gele'e ; puis vous la filtrez en la passant dans un linge , et la partagez en trois parties ', vous mêlez dans la première un peu de safran , dans la seconde un peu de gele'e de groseilles, avec un peu de cre'pon rouge ou du carmin^ puis dans la troisième un peu de jus de cerises noires ou la gele'e du même avec de la fleur d'iris. Les prunes se font avec de la gele'e rouge , on les saupoudre avec de la poudre de bluet.
Les abricots sont faits avec de la gele'e jaune, et d'un côté trempes dans la rouge ; on les étuve avec de la poudre à poudrer. Ils se font dans des moules.
hes pèches ; on les mêle à moitié' du jaune et moitié' du bleu , et à la fin on les trempe dans le rouge des deux côte's ; on coupe la raie qui se trouve dans le milieu d'un chardon be'nit , on la met en poussière , on mêle cette poussière avec de la poudre blanche , et on
] 1 8 KOrVELLE
en saupoudre la péclic ; les pcclies se font dans des moules.
Les cerises se font avec de la gelée rouge ou de la gele'c violette ; elles se l'ont sans moules si l'on veut.
Tous les autres fruits sont faits selon leur couleur.
hes groseilles ; l'on prend un petit morceau d'amande que l'on enfile dans une grande épingle j on trempe cette amande, et on la trempe pour la première fois dans la gelée chaude ; ensuite on met de la soie verte en croix sur ce noyau* on y attache trois ou quatre grains d'aiiis, puis on les trempe et on tourne toujours pour que cela soit bien rond jusqu'à ce qu'elles soient à la grosseur nécessaire. On fait la grappe avec de la corde à violon ou du fil-de-fer. Quand la groseille est un peu refroidie on ôte la grande épingle , et on met la groseille à la grappe.
he raisin est fait de même, le blanc avec de la gelée blanche, et le noir avec de la ^elée rouge poudrée avec de la poudre de bluet.
Les jf lira belles sont faites comme les abricots, de la même gelée.
Les prunes de 7'eine-claude sont faites de la même gelée que les pêches, et trempées des deux côtés dans la rouge, et saupoudrées de poudre blanche.
Les prunes, les pêches, les abricots, les cerises sont faits dans des moules. Le raisin, les groseilles sont faits sans moules. On peut aussi faire les cerises et les petites prunes sans moul?.
MAISON RUSTIQUE. 1 IQ
Pour avoir en un instant la copie exacte de la plus grande page d'écriture.
Procurez-vous de la bonne encre, et qui soit bien noire • meLlez-y du sucre en poudre, ce qu'il en faut pour que l'ccriLure soit bien luisante : n'écrivez que sur du bon papier, et assez fort pour que IVcriture ne paroisse pas au revers de la feuille, et écrivez alors votre ouvrage comme à l'ordinaire. Quand vous voulez tirer votre copie, voici ce qu'il y a à faire : Procurez-vous du papier non collé et un peu fin 5 le papier connu sous le nom de papier Joseph, dont on recouvre les estampes dans les livres, est excellent pour cet usage. Avant de se servir de ce papier, il faut qu'il soit humide, mais non mouillé, à peu près dans le même état c[u'est le papier ordinaire qui sert à l'impression : pour le mettre dans cet état, ce qu'il y a de mieux est de tenir le papier clans une cave si on en a une. Si on n'en a pas, il faut le mouiller légèrement, et oler ce qu'il y a de trop humide entre deux morceaux de drap, ou bien en étendre plusieurs feuilles sur des cordes, jusqu'à ce que le papier s'écoule au point convenable. Au reste , l'expérience vous fera connoître ce point ^appliquez ce papier humide sur la page que vous venez d'écrire avec l'encre cidessus; mettez fortement sous presse, et vous aurez dans un instant la copie de votre page écrite.
120 iîOtJVELLË
Pour rescellcr le verre, la terre, la porce^ laine et la faïence.
Broyez ensemble de la chaux vive en poudre, du fromage mou et des blancs d'œufs avec un couteau sur une planche, et en induisez les morceaux cassés , puis rejoignez les pièces et les laissez sécher, après quoi vous nettoierez les vaisseaux. Cette colle ne se défait ni au feu, ni à l'eau chaude, ni à l'eau froide; gros comme une petite noix de chaux vive dans un blanc d'œuf. Si le vaisseau est gros faites votre colle moins liquide, en y mettant plus de chaux vive*
Autre recette pe^r la faïence.
Faites calciner des écailles d'huître, et les réduisez en poudre très-fine j passez au tamis de soie au point d'être impalpable, prenez un ou deux blancs d'œufs selon que vous avez de l'ouvrage : faites-en , après les avoir bien battus et laissé reposer, une pâte avec votre poudre , assez liquide , dont vous enduisez les morceaux cassés. Rejoignez les pièces cassées, les tenant bien serrées l'une contre l'autre ; au bout de huit minutes elles sont reprises à ne pouvoir être séparées.
Pour conserver une fleur un grand nombre d'années.
M. Machy, apothicaire, me fit voir, il y a vingt ans, une belle jaciuthç blanche double,
MAISON nUSTIQTJE. 12 II
qu'il possedoit depuis douze ans dans un bocal de cristal rempli d'une eau dont il ignoroit la composition ; cette fleur e'toit parfaitement fraîche et bien conserve'e. Un excellent chimiste pharmacien ( M. Alyon ) de'couvrit alors , par l'analyse, que ce secret consiste à étendre d'eau ordinaire de l'esprit-de-vin , jusqu'à ce qu'il ne porte que treize degre's et demi au pèse-liqueur de Baume'.
Encre blanche pour éci'ire sur du papier noir.
Il y a deux sortes d'encres blanches. La première consiste à mettre dans l'eau gommée une suffisante quantité de blanc de plomb pulvérisé , de manière que la liqueur ne soit ni trop épaisse ni trop fluide ; la seconde est plus composée, et elle vaut mieux j la voici : ,
Prenez coquilles "d'œufs frais, bien lavées et bien blanchies^ ôtez la petite peau qui est en-dedans de la coque , et broyez-les sur le marbre bien nettoyé avec de l'eau claire • mettez-les ensuite dans un vase bien net , et laissez-les reposer jusqu'à ce queja poudre soit descendue au fond. Videz ensuite légèrement Teau qui reste dessus, et faites sécher la poudre au soleil,* et lorsqu'elle sera bien sèche, vous la serrerez proprement. Quand vous en voudrez faire usage, prenez de la gomme ammoniaque , de celle qui est en larmes et ea morceaux ronds ou ovales, blancs dans leur intérieur, et jaunâtres au dehors, très-biea
m. II.
lavée ot cmonclée de la peau jaune qui la couvre. Mettez - la ensuite de'tremper l'espace d'une nuit dans du vinaigre distillé, que vous trouverez le lendemain de la plus grande blancheur- vous passerez le tout ensuite à travers un linge bien propre, et vous y mêlerez de la poudre de coquilles d'œufs. Cette encre est si blanche qu'elle peut se voir sur le papier.
Moyen de revivifier l'encre effacée, \
Prenez un demi-poisson d'esprit- de- vin , cinq petites noix de galle ( plus ces noix seront petites et meilleures elles seront ) ; concassez-les, réduisez-les en une poudre menuemettez cette poudre dans de l'esprit- de-vin. Prenez votre parchemin ou papier, exposezle deux minutes à la vapeur de l'esprit-devin échauffé. Ayez un petit pinceau, ou du coton j trempez-le dans le mélange de noix de galle et d'esprit-de-vin, et passez-le sur l'écriture. L'écriture elTacée reparoîtra, s'il est possible qu'elle reparoisse.
Recette pour faire croître la semence plus, vite et plus forte.
Faites fondre ensemble, dans un creuset, deux parties de sel et une partie de salpêtre ; faites-les dissoudre dans dix fois autant d'eau de pluie; nicUez et laissez enfler vos semences dans celte dissolution, et ensuite semez-les.
Pour désinfecter la viande.
Quand la viande sent mauvais on jette dans la marmite un gros morceau de charbon frais, bien allumé, et on le laisse bouillir avec la soupe. Il absorbe la mauvaise odeur, mais il ne sauroit rendre à la viande toute sa bonté naturelle.
On dit aussi que du charbon pilé ( le plus frais fait est le meilleur ) , mis sur une plaie , ou sur un cancer , en ôte la putridité , et prévient la gangrène.
Pour dessiner sans encre ni crayon, il faut frotter ce papier de tripoli, et dessiner avec une aiguille de tablette.
Encres de différentes façons ; encre simple.
Six onces de noix de galle concassées , trois onces de vitriol , quatre onces de gomme arabique , le tout infusé dans quatre livres d'eau^ ou deux pintes de Paris, près du feu ou du soleil, et sans gomme ni sucre; cependant elle est très-noire et fort bonne.
On fait de très-bonne encre commune avec une livre de petites noix de galle concassées j on en fait infuser dans quatre pintes de vin ; on coule le tout, et l'on ajoute quatre onces de vitriol d'Allemagne sans gomme.
Pour empêcher le bois de prendre feu. Il ne faut que l'enduire d'alun.
Marbre blanc; pour le rétablir ^ ainsi que l'albâtre. Prendre pierre de ponce en poudre subtile, infusée dans du verjus l'espace de
douze heures, et après en mouiller avec un linge ou une e'ponge l'albâtre ou marbre- il se blanchit parfaitement, en le lavant avec de l'eau claire et un linge; puis l'essuyer avec un linge blanc et sec.
Prends d'or des Anglais. Les Anglais emploient , depuis long-temps , sur le «uivre jaune et sur l'argent, un vernis qui donne à ces métaux une couleur d'or, peu différente de la dorure en or moulu.
Deux onces de gomme laque, deux onces de karabé, succin ou ambre jaune, quarante grains de sang-dragon en larmes, demi-gros de safran , et quatre onces de bon esprit-de-vin; faire infuser et digérer le tout à la manière ordinaire, puis le passer par un linge, et le garder dans une bouteille bouchée de liège.
Lorsqu'on veut employer ce vernis il faut faire chauffer la pièce d'argent ou de cuivre, avant de l'appliquer dessus, de manière que la main ait peine à y tenir. Elle prend, par ce moyen, une couleur d'or^ qu'on nettoie quand elle est sale avec un peu d'eau tiède.
Rouille. Elle se détache facilement quand on la frotte avec de l'huile.
Pour ôter les taches de fer sur le linge. Faites bouillir de l'eau dans un vaisseau, et exposez les taches à la fumée de celte eau ; puis mettez dessus du jus d'oseille avec du sel; et le linge en étant bien pénétré, il faut le mettre à la lessive.
Ou bien brûler de l'oseille , en mettant la cendre dans l'eau , qui s'é^ apore au soleil ;
il reste au fond un sel d'oseille qui ote ces taches.
Quelquefois un papier à sacre sufTu.
Ou encore mouiller le lin^e daus du jus de citron, dans du suc d'oseille, ou dans du vinaij,'re empreint de savon blanc.
Les taches de fruits sur le linge, la dentelle, la mousseline, s'ôtent en les mouillant et les exposant à la vapeur du soufre brûlant, soit d'une allumette, si elle est petite , soit d'un bâton de soufre allumé, si elle est grande j la vapeur enlève les taches en moins d'une minute. On lave ensuite.
Pour lever les taches de cambouis sur les étoffes. Mettre du beurre sur l'endroit , et le frotter; puis avec du papier gris et du feu dans une cuillère , lever le tout ensemble comme on lève une tache de cire.
L'eau- de -vie de lavande ote toutes les taches de graisse sur le drap et la soie de toutes couleurs, excepté celles qui sont trop tendres.
Pour les taches nouvelles. On peut encore se servir de craie de Briançon, de pieds de mouton calcinés ou d'os de sèche en poudre, ou d'alun calciné, dont on couvre la tache, passant une cuillère d'argent remplie de feu par-dessus un papier brouillard entre deux. Pour ôter toutes sortes de taches sur le drap et sur la soie, de quelque couleur que ce soit, on prend une demi-livre de miel , un jaune d'oiuf frais, et gros comme une noix de sel ammoniac; mêler bien le tout ensemble, et en mettre sur les taches des étoffes, et l'y
ayant laisse qaelque temps ^ laver d'eau fraîche, et la tache ne paroîtra plus.
Pour ôter les tacites d'Iiiiile. Couper du savon blanc et le mettre dans une bouteille à demi-rcmplie de lessive ^ puis y jeter gros comme une noix de sel ammoniac, deux jaunes d'œufs frais, du suc de choux et du iiel de bœuf à discre'lioii^ enfui une once détartre en poudre subtile et tamisée ; ensuite bien boucher la bouteille, et la tenir exposée au soleil du midi pendant quatre jours ; puis verser de cette liqueur sur les taches et les en bien laver dedans et dehors, ensuite laisser sécher, puis laver d'eau claire, et si l'on veut avec du savon; étant sec, les taches n'y seront plus.
Pour ôter les taches et dégraisser le camelot, le haracan , la soie et le linge. La terre glaise, délayée avec de l'eau , étendue sur la tache ou graisse, et frotter étant sèche.
Une carte ouverte en deux, et frotter avec le dedans, ôte beaucoup de taches de graisse; mais le papier à sucre vaut encore mieux.
Pour ôter les taches de poix et de térébenthine. Bien enduire la tache de bonne huile d'olives, et laisser un jour et une nuit sécher; puis, avec de l'eau et du savon, dégraisser entièrement l'étoffe.
La soude blanche et l'eau-dc-vie ôtent les taches sur les étoflcs de laine et de soie- : on les peut fondre ensemble, et en faire de petites boules portatives.
La pierre à detaclier les liabils se fait ainsi : on prend de la terre glaise , un quart de soude , et autant de savon blanc ; bien brojer d'abord la soude avec le savon sur un marbre avec un peu d'eau, comme on broie les couleurs 5 j mettre ensuite la terre glaise ,et broyer de nouveau le tout ensemble pour bien amalgamer les trois ingrédiens ; faire de cette composition des boules ou des tablettes de telle forme et grosseur qu'on veut , et les faire se'cber en consistance de pierre. On gratte ces boules avec un couteau , pour en appliquer de la poudre sur les taches ; en frottant cette poudre avec les doigts , on la fait péne'trer dans le drap ou l'e'toffe, afin qu'elle puisse absorber la graisse ou l'huile qui a formé la tache; on l'y laisse, jxins ses mauis,
temps ; puis . (^n f^- • ^^„e baguette, la tache - j j^cLLdUL avu cîUiorlip est vieille,
chaude sur une «f^^^', f'^'^X^d" sul la
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Pour rafraîchir le nu sans glace. On bou chebL les bouteilles «vec des^ or e^ , O" les enveloppe d'un linge mouille , on le.exp
laG NOUVELLE
ayant laisse qaelque temps ^ laver d'eau fraîche, et la tache ne paroitra pkjs.
Pour ôter les taches iVlimle. Couper du savon blanc et le mettre dans une bouteille à demi-remplie de lessive ; puis y jeter gros comme une noix de sel ammoniac, deux jaunes d'œufs frais, du suc de choux et du fiel de bœuf à discrëlioii; enfin une once de tartre en poudre subtile et tamise'e ; ensuite bien boucher la bouteille , et la tenir exposée au soleil du midi pendant quatre jours ; puis "verser de cette liqueur sur les taches et les en bien laver dedans et dehors, ensuite laisser sécher, puis laver d'eau claire, et si l'on veut avec du savon- e'tant sec, les taches n'y seront plus.
Pour ôter les taches et dégraisser le camelot y le haracan , la soie et le linge. La terre glaise, de'layée avec de l'eau , étendue sur la tache ou graisse, et frotter étant sèche.
Une carte ouverte en deux, et frotter avec le dedans, ote beaucoup de taches de graisscj mais le papier à sucre vaut encore mieux.
Pour ôter les taches de poix et de térébenthine. Bien enduire la tache de bonne huile d'olives, et laisser un jour et une nuit sécher; puis, avec de l'eau et du savon, dégraisser entièrement l'étoffe.
La soude blanche et l'eau-de-vie ôtent les taches sur les étoffes de laine et de soie- : on les peut fondre ensemble, et en faire de petites boules portatives.
La pierre à détacher les liabils se fait ainsi : on prend de la terre glaise , un quart de soude , et autant do savon blanc ; bien brojer d'abord la soude avec le savon sur un marbre avec un peu d'eau, comme on broie les couleurs ;y mettre ensuite la terre glaise , et broyer de nouveau le tout ensemble pour bien amalgamer les trois ingre'diens • faire de cette composition des boules ou des tablettes de telle forme et grosseur qu'on veut , et les faire se'cher en consistance de pierre. On gratte ces boules avec un couteau , pour en appliquer de la poudre sur les taches ; en frottant cette poudre avec les doigts , on la fait pénétrer dans le drap ou l'étoffe , afui qu'elle puisse absorber la graisse ou l'huile qui a formé la tache ; on l'y laisse même quoique temps ; puis , en frottant IVtonfe dans ses mains, ou la battant avec une baguette , la tache disparoît avec la poudre. Si la tache est vieille, et la graisse ou l'huile trop incorporée dans l'étoffe , mettre de cette poudre dans de l'eau chaude sur une assiette, et en faire une pâte claire , qu'on applique bien chaude sur la tache; la chaleur fait pénétrer cette pâte, qui absorbe la graisse ou l'huile j on laisse le tout sécher à l'ombre ; on frotte l'étoffe avec les mains d'abord , puis avec la vergette : le tout disparoît. Cette composition , quand elle est bien faite , est d'un succès éprouvé.
Pour rafraîchir le mn sans glace. On bouche bien ics bouteilles avec des orties ; on les enveloppe d'un linge mouillé ; on les expose
ainsi au soleil ou au vent : quand le linge est sec , le vin est rafraîchi.
Si l'on jolie clans un seau d'eau une bille de soufre, elle la rafraîchira : celle expérience est commode à ceux qui, voulant rafraîchir du vin en e'te' , n'ont point de glace ; car pendant que les bouteilles qui les contiennent sont dans un seau d'eau , si l'on y met un bâton de soufre, on aura le moyen de boire frais sans le secours de la glace ; mais la même bille de soufre ne peut servir deux fois à cet usage , elle ne produiroit point d'effet à la seconde.
Faire bouillir de l'eau; en remplir une bouteille qu'on met à la rose'e pendant la nuit : ensuite , dès le matin , la couvrir de paille ou autrement, cette eau devient plus fraîche que la glace.
Ivoire. La manière ordiuairo de blanchir l'ivoire sale est de l'exposer à la rosée du mois de mai ^ mais cette me'thode est sujette a bien des inconvéniens -, elle demande un assez long temps, et quelquefois même plusieurs années de suite , la rosée n'étant pas tous les ans abondante au mois de mai j de plus elle ne pénètre pas exactement dans tous les replis et dans toutes les moulures de l'ivoire ; elle n'enlève point le jaune de la fumée qui s'y est incorporée ; enfin , le soleil qui frappe l'ivoire après une grande rosée peut y causer des gerçures , et augmenter infailliblement celles qui y sont.
Le procédé suivant u'a point tous ces incoji-
MAISON HtTSTIQUE. I29
venions ; il rappelle l'ivoire à sa blancheur naturelle, et Fopciation ne demande pas plus de cinq ou six heures. On prend un petit cuvier, proportionné à la grandeur des pièces d'ivoire que l'on veut blanchir , au fond duquel doit être un trou, que l'on bouche avec de la paille , comme dans les cuviers ordinaires ', on met dans ce cuvier un morceau de pierre à chaux vive , et ensuite environ un quarteron de cendre de brandevinier^ c'est l'espèce de tartre qui se forme au fond des alambics ou chaudières dans lesquelles on distille de l'eau-de-vie ; on place ensuite dans le cuvier des bâtons en croix , au-dessus de la pierre à chaux, sur laquelle on place les morceaux d'ivoire que l'on veut blanchir ; car s'ils touchoient à la chaux vive, infailliblement elle les feroit lever par e'cailles ; on verse ensuite de l'eau sur la chaux, froide d'abord, ensuite tiède, puis enfm bouillante j opération qu'on répète plusieurs fois ; la vapeur qui s'élève de la chaux , lorsqu'elle s'éteint, pénètre l'ivoire jusque dans ses plus petits replis, traverse ses pores, en détache la crasse la plus enracinée , aussi doit-on avoir grand soin de tenir le cuvier couvert , pour empêcher les vapeurs de s'échapper. On reprend la même eau qui s'est écoulée par le bas du cuvier , on la rejette de nouveau sur l'ivoire ; car cette eau de chaux, étant alors éteinte, peut baigner l'ivoire, qui , au bout de cinq ou six heures , est disposé à devenir de la plus grande blancheur 3 on a alors une ter-
l3o NOUVELLE MAISON RUSTIQUE.
rine pleine d'eau fraîche , et une vergelte un peu rude , avec laquelle on brosse l'ivoire , en le trempant de temps en temps dans l'eau; al»rs l'ivoire devient du plus beau blanc dont il soit susceptible. II ne faut pas cirer l'ivoire, mais le polir, en le frottant d'abord avec de la ponce broye'e à l'eau , et ensuite avec un morceau de peau de bufïle , un peu d'huile d'olives et du tripo.i en poudre très-fine.
Préparation de ï ivoire. La dureté' de l'i^ voire et le beau poli dont il est susceptible l'ont fait regarder comme propre aux ouvrages les plus de'licats ,• mais la facilité qu'il a de se fendre le rend difficile à travailler. Voici un procédé par lequel on prétend rendre l'ivoire aussi maniable que le parchemin, sans craindre qu'il éclate : il n'est besoin, pour produire cet efïet, que de le tremper dans la moutarde j on l'y laisse plus ou moins de temps, suivant l'épaisseur de la pièce qu'on veut amollir 3 l'ivoire devient , en peu de temps, mou et capable de recevoir telle forme qu'on veut lui donner : quand on l'a pétri ^ on le laisse sécher, il se raffermit et reprend sa première solidité , à mesure que l'humidité dont il est imbu s'évapore.