‹ Maistre Pierre PatelinChapitre 10 sur 200 · LA VIEILLE BRU · texte numérisé non relu

LA VIEILLE BRU

Allez, il n'y a rien pour vous !

Et comme elle lui reproche son incontinence qui contraste avec sa profession : Dieu , dit-il ,

Dieu nous a rois dessus la terre Hommes roides, fors et puissans, De tous nos membres jouissans Comme les autres, en vérité.

C'est la seconde fois que l'auteur se rencontre avec Molière :

Ah! pour être dévot je n'en suis pas moins homme.

Je sais qu'un tel discours de moi parait étrange , Hais, madame, après tout je ne suis pas un ange.

Et considérerez en regardant votre air

Que l'on n'est pas aveugle et qu'un homme est de chair.

Si vous êtes des hommes et fragiles comme les autres, répond philosophiquement la vieille bru, pourquoi promettez-vous plus que vous ne pouvez tenir ?

Pourquoi vouez vous chasteté, Faisant d'autres sermens assez ?

Et tous vos vœux vous deslaissez?

Allez! vous estes misérables!...

Les deux tartufes jettent alors le masque : nous aurons vos deux brus par force !

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