V. 534. Alez sorner à vos coquards
Et plus loin, vers 560 :
Dictes, je vous pry^ sans sorner.
« Philausone. Sorner, en un mot, c'estoit ce que vous M ne pouvez exprimer qu'en trois : dire des sornettes... Le » povre drappier de maistre Pierre Pathelin en use. » (H. EsTiBNNB, Du langage françois italianisé, p. 130.)
« Lequel Colart print à noiser avec iceluy Bertran, et » \e sorner etmocquer de ce qu'il Tavoit battu. ^) {Lettres de rémiss, de 1420.)
De là sornette ou soumette :
« Ung nommé Chaponnay tira à par le supliant et lui » dist^à secret que s'il vouloit venir devers ce soir, qu'il » verroit une bonne soumette ou esbattement. » [Autres lettres^ de \k52. ) Voy. Do Gange , au mot Subsannatio.
La racine de ces mots est soir. Sornette, conte ou amusement de la veillée.
La sorgne ou la sorgue est restée dans l'argot des voleurs pour dire la nuit. (Voyez le dictionnaire à la suite du poème de Cartouche.)
Du Gange, sous Coquibus, donne l'origine du mot coqua$*t : c'est coquille, sorte de coiffure particulièrement à l'usage des enfans et des femmes. Un mari trompé par sa femme était appelé coguart, coquillart, coquebin, Coquebert, toutes expressions qui se prenaient généralement au sens de sot. Dorine :
Elle? elle n'en fera qu'un sot, je vous assure!