POVRETÉ
C'est moy qui suis Povreté simple et fresle, C'est moy en qui famine, deuil se mesle.
Soucy travail et désolation.
S'esbahit on se suis desfaicte et gresle?
La pluye et vent, la tempesle et la gresle Me sont tousjours en consolation!
Après ces plaintes éloquentes dans leur siniplicité et bien faites pour toucher les cœurs d'un auditoire populaire , on se met à laver le linge sale d'Église et de Noblesse ; Pauvreté est chargée de rétendre pour le faire sécher. On conçoit combien cette donnée prête à une revue satirique : la pièce n a point d'autre action , et sans doute le dialogue suffisait à intéresser vivement les spectateurs. La lessive finie, c'est encore Pauvreté qui porte le fardeau de tout le linge. Au moins, dit-elle, payez votre porteur. Église répond insolemment :
Tu es trop pauvre crocheteur Pour porter quelque bénéfice.
Et Noblesse : — Va, va, tu auras les restes de notre cuisine.