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V. 770. Et cest advocat portatif

* A trois leçons et trois pseaumes.

Avocat portatif y comme l'on disait évêque portatif , c'est ce que nous disons aujourd'hui évêque in partibus infidelinm, ou simplement in partibus, c'est-à-dire évéque sans évéché. — « Ainsy sont ilz roitrez comme beaux » petits evesques portatifs. » {Le moyen de parvenir, ch. 59, Absolution)— «Cela estaussibon que le faitdeM.de Ce-

» sarée, evesque portatif, qui fesoit sa visite par le diocèse ))d'un qui Ten avoit prié. » {lbid.^11, GomiTTliiOs.) Ainsi, par analogie, l'avocat portatif était avocat sans cause, avocat inpartibus.

i( A trois leçons et trois pseauntes. d Trois leçons et trois psaumes, c'était le moins qui pût être prescrit dans le bréviaire. Celui de Fécamp n'en exigeait pas davantage, encore parait-il que les moines s'afiranchissaient de ce minimum. Aussi disait-on pour exprimer une chose aussi réduite que possible : « C*est un bréviaire de Fécamp, à » trois leçons et à trois psaumes, et rien du tout qui ne » veut. » (Trévoux, au mot Pseaume. )

Béranger m'a dit avoir, dans son enfance, entendu souvent employer ce proverbe, dont il ne comprenait pas le sens.

Rabelais [Gargantua^ I, h\) : « A quel usaige, dist » Gargantua, dictes vous ces belles heures? — A l'u- » saige, dist le nloine, de Fécan, à trois pseaulmes et » trois leçons, ou rien du tout qui ne veult n C'est que le moine et Gargantua ayant entrepris de dire leurs heures ensemble, s'étaient endormis au premier psaume, « sur » le poinct de heati quorum, » c'est^^dire au premier verset.

Il serait aisé de restituer la mesure en lisant « à trois leçons et [à] trois pseaumes ; » mais cet d ne se trouve dans aucune édition du xv« siècle, ni même dans la prose de Rabelais. — Peut^tre ausfti prononçait -on seiaumes, en trois syllabes; le vers alors serait exact.

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