V. 779. Il semble qu'il doye deswr
C'est le simple du composé endêver^ resté seul en usage.
Desver parait venir des racines de et via. C'est sortir de la voie ordinaire : dévier.
y. 780. Je feray semblant de resver.
Il faut noter cette acception primitive des mots rêver ^ rêverie; c'est délirer et délire, au vers 788 :
Il est encore en resverie.
C'est-à-dire dans le transport, dans la fièvre chaude.
Et qu*esse cy? je suis en resverie :
Il semble bien que ne scay que je die, Je dy puis l'ung, puis Taultre, sans accort.
Suis je enchanté? veille mon cueur ou dort?
Vuidez, vuidez de moy, telle folie I
(Gh. d*Orléans, p. 227.)
De là vient que ravasser, sous la forme actuelle rabâ-cher, implique l'absence de raison et de bon sens dans des redites perpétuelles.