‹ Maistre Pierre PatelinChapitre 133 sur 200 · V. 803. A coup qu'el' me soit aprouchée · texte numérisé non relu

V. 803. A coup qu'el' me soit aprouchée

A coup a deux sens : tùt, rapidement, et d'aplomb; c'est ici le premier sens, qui parait le plus moderne. Dans la 81* des Cent NouvelleSy une dame apprenant à l'improviste l'arrivée de convives inattendus : « Ib soient les

» très bien venus, dit^elle ; avant! avant! vous, telz et » teli; coup l alez tuer chapuiis et poulailies, et tout ce » que nous avons de bon, en haste. »

« Or s'en falloit it partir à coup, car la demeure estoit » trop périlleuse. » (Martial d'Auvergne, Arrests d* amour, p. 112, édit. 1581.) Cet à coup est devenu tout à coup.

L'autre acception, perpendiculairement, d'aplomb , paraît être la primitive. Le vers suivant revient plusieurs fois dans le Roland de Theroulde (il s'agit d'un guerrier qui dans la mêlée tue tout ce qu'il atteint) :

Qu'il fient à coup de son tems ni ad plus !

Et encore au xv* siècle :

tt Ce très désiré jour tantost se monstra et fut par » les rais du soleil, maugré les verrières des fenestres, » à coup descendu emmy la chambre de ladite vefve. » (14* des Cent Nouvelles nouv.)

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