V. 84 8. . , .il convient rendre ou pendre
Pendre, qui est aujourd'hui verl)e actif, était dans l'origine verbe neutre, comme le \»î\npendere, et signifiait être pendu :
(( Geste promesse par le raaistre accordée, le clerc » mort et doscouloré comme ung homme jugié à pendre, »si va dire son cas. » (13* des Cent Nouvelles nouv,)
« Je suis seur que sitost que le bon bailly me tiendra, «qu'il me condemnera à />enrfre. » {ibid.y nouv. 75.)
« Rendre ou pendre, » locution proverbiale. Dans la chanson faite sur le supplice de Hugues Aubriot (1381) :
Bien a esté fait toy haper
Pour juslicer el mettre on cendre :
En la fin il faiM rendre ou pendre.
NOTKS. 301
Cependant on remarque dans Patelin même deux passages oix pendre est déjà employé comme verbe actif:
Ha, sire! que Ten le puist pendre. (V. 564.)
^i'/ — Heu, béé! Ten me puist pendre. (V. 1595.)
Au XV* siècle, la vieille langue et la nouveHe étaient en présence. La farce de Patelin est un des monumcns où Ton peut le mieux étudier la transition.