AVIS AU LECTEUR
Rien n*eùt été plus facile que d*en tasser au bas des pages de cette édition un nombre considérable de variantes prises soit dans les éditions antérieures, soit dans le manuscrit La Vallière, dans le manuscrit Bigot, et dans les fragmens des deux autres manuscrits , les seuls que Ton possède de la farce de Patelin. Cela m*était d'autant plus facile, que M. de Monmerqué avait eu la bonté de mettre à ma disposition un travail de comparaison de trois textes exécuté par lui-même, dès 18129, avec la scrupuleuse exactitude qu'on lui connaît. Mais en vérité je n'ai pas cru que le résultat en valût la peine. Toutes ces altérations du texte original n'ont pour but évidemment que de le rajeunir et de le rendre plus intelligible à l'auditoire devant lequel on représentait. Quel intérêt , par exemple , y a-t-il à savoir qu'au lieu de € faites venir sire Thumas^ » comme porte l'édition princeps de lAOO, le manuscrit La Vallière met « faites venir monsieur Thomtis? » Le jargon est aussi modifié suivant le caprice des comédiens ; ici c'est un vers qu'on redresse, là un archaïsme qu'on efface, et qui, placé à la rime, entraîne la refonte d'un ou deux vers : par exemple, pour obtenir la Substitution d'oi> à oue, etc., etc. Le