V. 1545. Luy ay je baillé belle eslorce
(( Lors bataillent ensemble par maintes manières et » estorces. » (5' des Quinze joyes de mariaige.)
a La nuit vient, et saichez que la dame a bien instruit )^ et enseigné la fille, qu'elle luy donne (à son mari) do » grandes estorces et qu'elle guinche en maintes ma- Muieres, ainsy qu'une pucelle doibt faire. » (11* joie.)
On dit aujourd'hui entorse (voyez Du Cange, sous^
(\) m Polingue, grand pot à boire. Le mot poulingue est » béarnais. Le Duchat s*est étrangement fourvoyé sur ce >► point. » (De IWulnaye, Glofisaire de Rabelais.)
Extorquere). Le texte àe Patelin montre que racception figurée était dès lors en usage comme aujourd'hui ; on disait : « Donner une entorse à la vérité, à la justice, à la fidélité conjugale. » Dans la farce du Pèlerinage de mariage, page 24 :
LE VIEIL PELERLN.
...Luy ! i n'aura courage iraler rompre son mariage ; (larde n'avés qu'i s'y esforce.
Mais de luy donner quelque estorce Ou le ployer, je ne dy pas !
(Manuscrit La Vallière, n" 63.) L'imprimé donne escorcc; c'est une faute de lecture.