V. 278. Hen ! c*esl pour une
Expression du vocabulaire des joueurs. Dans VAinsnée fille de fortune^ poème composé en l/i89, à la louange de Anne de Beaujeu, sœur du roi Charles YIII, strophe 7 :
Je croy que le bon Dieu des cieux Lui gaigne toutes ses querelles :
Mal fait jouer à ses marelles.
Que à loul coup en baille i^ur une.
Sur quoi Le Duchat : « Ces' deux vers contiennent chacun un proverbe emprunté du jeu des mérelles, espèce de jeu de tablier, où souvent le moins habile des deux joueurs est affiné par lautre, qui, comme on parle, lui en baille d'une ^x quelque piège qu'il lui a tendu. » {Ducaiiana, t. II, p. Zia2.)
Cette locution se retrouve dans Molière :
Et pour qui , je vous prie , un tel préparatif ? — Pour toi , premièrement , puis pour ce bon apôtre Qui veut m'en donner d'une et m'en jouer d'une autre.
{L Étourdi, IV, scène 7.)
V. ÎSi. Nostre Dame ! je me tordroye De beaucoup à aler par là !
Tordre son chemin^ se détourner.
ce Hais onques l'empereur ne voult entrer par porte à » la cité, ne teurdre son chemin pour aler à son palais. » (Chroniques de Saint-Denys^ sur Tan 1309, chap. 6U.)