‹ Maître du mondeChapitre 14 sur 20 · IL AVAIT, DE SES YEUX, VU UN SOUS-MARIN. (PAGE · texte numérisé non relu

IL AVAIT, DE SES YEUX, VU UN SOUS-MARIN. (PAGE

Mai tue du Monde.— P. 1:1.

i:\ C VMl'AC.NK. 121

York, el Toledo, l'une à ['est, l'autre à l'ouest; Cleveland ci Sandusky, qui appartiennes à l'Étal de l'Ohio, au sud. En outre, des bourgades moins importantes, de simples villages son! établis sur le littoral. Aussi l'activité commerciale de l'Erié est-elle considérable, et le trafic annuel n'est pas évalué à moins de deux millions deux cent mille dollars1.

Le break suivait une route assez sinueuse qui se raccordait aux multiples indentations de la rive.

Tandis que le coachman poussait son attelage au grand trot, je m'entretenais avec Arthur Wells, et c'est ainsi que je fus mis au courant de ce qui avait motivé la dépêche adressée par lui à l'Hôtel de la police de Washington.

Quarante-huit heures avant, l'après-midi du -27 juillet, Wells se dirigeait à cheval vers la petite bourgade de Hearly, et, à cinq milles de là, traversait un petit bois, lorsqu'il aperçut un sous-marin qui remontait à la surface du lac. Il s'arrêta, il mit pied à terre, et, à l'abri d'un fourré, il avait vu, de ses yeux vu, ce sous-marin s'arrêter au fond de la crique de Black-Rock. Etait-ce l'insaisissable appareil qui venait d'émerger, puis d'accoster, - celui des parages de Boston, celui du lac Kirdall?...

Lorsque ce submersible fut au bas des roches, deux hommes sautèrent sur la grève. L'un d'eux était-il ce Maître du Monde, dont on n'entendait plus parler depuis sa dernière apparition sur le lac Supérieur... Était-ce cette mystérieuse Épouvante qui revenait des profondeurs de l'Erié?...

« J'étais seul, dit Wells, seul au fond de cette crique... Si vous aviez été là avec vos agents, monsieur Strock, à trois contre deux, nous aurions pu tenter le coup, appréhender ces hommes avant qu'ils pussent se rembarquer et prendre la fuite...

- Assurément, répondis-je. Mais n'y en avait-il pas d'autres

Page 1