ACTE DEUXIEME
GUÉRIN
Eli bien, si l'on doit riro de quelqu'un, que ce soil de moi plutôt que de ton fils. Il aura ce. nom par héritage, et personne n'aura rien à dire.
MADAMR GUKRIX, remettant la bouteille de malaga et le reste dans le placard.
C'est possible.
GUKRIX.
Tu m'as donné là une fameuse idée, Adélaïde; cela ne t'arrive pas souvent.
MADAME GIERIN.
Est-ce-moi qui te l'ai donnée?
GIKRIX,
Parbleu! sans loi. je n'y aurais jamais pensé... Tu n'en parleras à ton fils que quand j'aurai obtenu de la chancellerie l'autorisation nécessaire; il est si original, tu sais? Si on le consultait, il se croirait peut-être obligé de faire des simagrées. Épargnons-lui la fausse honte de consentir.
MADAME GIÉRIX.
Tu es le meilleur des hommes.
GUÉ R IX
Je te l'ai toujours dit. [U frappe sa joue de son doigt; sa femme rient l'embrasser.)
JEAX-PIERRE.
Monsieur, il }• a le père Brénu qui vous demande à l'étude.
GUÉRIX.
J'y vais. (.lean-Pien-e sort. — A sa femme : ) La clef ? iA part) Lp
vieux coquin vient encore me soutirer de l'argent. Il est bien heureux d'être l'oncle de sa nièce...
MADAME GUÉRIX, lui rapportant la clef.
Tu ris?
GUÉRIX.
Il me semble que nous n'avons pas lieu d'être tristes!
Oh! non.
GUÉRIN
Dis donc, Laide, ne serait-ce pas l'occasion de nous réjouir en nous régalant un peu? Il y a longtemps que nous n'avons mangé de soufîlé.
Je t'en ferai un aujourd'hui, cher gourmand.
GUÉRIN, s'en nUant.
XuHc est bibcnihun^ nunc pede iihcro...