ACTE DEUXIEME. Ci
MADAME GUÉRIX.
Tu as bien fait; nous n'aurions pas eu cette bonne surprise.
LOUIS
Vous aurez la bonté, n'est-ce pas, mon père, d'envoyer Jean- Pierre à la station, avec la carriole, pour chercher mon bagage?
MADAME GLÉRIX.
Tu apportes les uniformes? Nous te verrons donc une fois en miUtaire!
LOUIS
Oui, maman, tu me verras en militaire; je me mettrai en grande tenue exprès pour toi. Es-tu contente?
Qu'il doit être beau en uniforme!
GUÉRIX.
Magnifique! Que tu es donc enfant pour ton âge!
MADAME GUÉ R IX
Tiens donc !
GUÉ BIX, à part.
La vraie beauté de l'homme, c'est le mérite.
MADAME GUÉRIX, à Louis.
Te garderons-nous longtemps?
LOUIS
J'ai un congé d'un mois, pour soigner mes blessures.
MADAME GUÉRIX.
Est-ce qu'elles ne sont pas guéries ?
LOUIS
Si fait, rassure-toi.
GUÉRIX.
Pas toutes... Hé! hé! hé! ^lais le médecin qui doit achever la cure est ici.
tii MAITRE GUÉRIX.
LOUIS
Quel médecin?
GUKRIN.
Il n'est plus temps de faire le mystérieux, mon cher enfant.
MADAME GLFIÎRIN.
Nous savons tout.
Quoi, tout?
GUÉRIX.
Ptirbleu! ton amour pour notre belle voisine.
LOUIS
Qui vous a dit?...
GUÉRIX.
Ceci, c'est mon secret; permets-moi de le garder. Qu'il to suffise de savoir que je m'occupe de ton bonheur, (u lui tend la
Voilà donc pourquoi vos lettres m'informaient avec tant de soin de ce qui arrivait à Cécile?
GUÉRIN
Parbleu !
LOUIS
OÙ en est son procès?
GUÉRIX.
On va le juger ces jours-ci en dernier ressort.
LOUIS
Je n'ose pas dire cpie jo fais des vœux pour qu'elle le perde.
Tu crois donc qu'elle ne t'épouserait pas si elle le gagnait?
LOUIS
.le ne lui fais pas cette injure.