ACTE TROISIÈME
eu Eu IN.
Oui . Et ne perdez pas de vue que le beau-père est en passe d'être député. fApart.^ Maintenant, belle dame, si mademoiselle Francine n'est pas avertie, je vous le laisse sur la conscience.
l'il sort.)
CÉCILE, seule.
Il a l'air bien sûr de son fait! S'il dit vrai, voilà qui retourne tous mes plans.
SCÈÎs^E VII.
CÉCILE, ARTHUR, a la fenêtre du boudoir. ARTHUR.
Dites donc, ma tante!
CÉCILE
Vous êtes encore là?
ARTHUR
Et Zéphvr, l'aimable Zéphvr est toujours à l'est! son rapport n'a pas été très-flatteur. Est-ce aussi votre avis que j'ai un petit esprit chiffonné qui passera comme la beauté du diable?... Il est très-fort, savez-vous, ce vieux coquin? il a mis de gros poids dans la balance. Avouez que mes actions sont eu baisse?
Vous êtes fou.
ARTHUR
Si c'est lui qui fait votre contrat, méfiez-vous...
CÉCILE
A quoi ressemble cette conversation entre ciel et terre? Descendez.
ARTHUR
Quand vous m'inviterez à votre table, vous ferez faire le din'er par votre belle-mère, n'est-ce pas?
CÉCILK.
Descendez donc. (Arthur disparaît ile la fenùtrc. — .4 part.) Le fait eSt
que la mère est impossible. Le père, on l'arrangerait encore en député; mais la mère!...
ARTHUR, sur le perron, s'aocouJant ii la balustrade.
Et de même que vous avez si longtemps signé Cécile Lecoutellier née de Valtaneuse, ainsi votre mari signera : général do Yaltaneu.^e né Guéri n.
CÉCILE
Mon mari ? Où prenez-vous que je songe à cela?
ARTHUR, descendant.
Dame! vous avez rejeté mollement la demande du papa, si tant est que vous l'ayez rejetée.
CKCILt:.
Qu'auriez-vous donc voulu que je lui répondisse? que je suis folle de vous peut-être? C'est un peu prématuré. — Allons, grand enfant, avez-vous écrit à l'avoué? allez mettre votre lettre à la poste, revenez demain me faire la cour, et tâchez de vous y prendre mieux qu'aujourd'hui.
ARTHUR
Ah! je ne demande qu'à me rassurer! A demain, chère... chère cousine. Laissez-moi vous retirer ce grade de tante, qui me gène.
cÉciLi:.
Et moi aussi. A demain, mon cousin, (ii sort par le fond.)