ACTE TROISIEME
bonne de vous èlre dérangée. [EUe la fait a<;sPOir auprrs d'elle sur le banc à gauche.)
FRANGINE
Ne m'en sachez pas trop de gré : j'avais quelques afT'airccdans vos environs...
CÉCILE
Toujours des affaires!
FRANGINE
Vous savez que je suis l'intendant de mon père.
Comment est-il maintenant ?
FRANC INE
Comme vous l'avez vu ces jours-ci.
CÉCILE
Je l'ai trouvé tout à fait enfoncé dans sa rêverie.
FRANGINE
Si je l'en tire par une caresse, un éclair de tendresse passe dans ses yeux; puis son regard retombe en dedans et son esprit retourne ailleurs; je tremble que ce travail intérieur ne finisse par altérer sa santé... mais parlons de ce que vous avez à me dire : c'est probablement moins triste.
CÉCILE
Ma chère amie, il s'agit d'une question d'État.
FRANGINE
D'une question d'État?
CÉCILE
Pour moi. Vous vous souvenez qu'il y a trois ans... Maisqui vient lii? Dieu me pardonne, c'est madame Guérin. Vient-elle me renouveler son invitation à manger la soupe ? Ne bougez pas, je l'aurai bientôt expédiée, eucs se i.jvent tomes deux.;
9i MAITRE GUÉRIN.