‹ Maitre Guérin; comédie en cinq actes, en proseChapitre 65 sur 106 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les MihiES, MADAME GUÉRIN.

MADAME GUÉRIX.

Bonjour, madame; excusez ma hardiesse, (a Francin?.) Ahi mademoiselle, que je suis contente de vous trouver lii! Vous me souliendrcz, vous (jui avez de l'amitié pour mon fils.

CECILE, lui monlrant la chaise et se rasseyant.

Encore votre fils ! C'est donc un siège en règle ?

Il ne se doute pas que je suis ici... mais lout à l'heure, quand je l'ai vu rentrer chez nous si pâle... Ah! madame, il a jolé son chapeau, il s'est assis, la figure dans ses mains, et moi qui le regardais sans oser l'interroger, je voyais couler de grosses larmes entre ses doigts... Je ne l'avais pas vu pleurer depuis son enfance, le pauvre ami ! Alors, j'ai tout compris, (eus

s'assied.)

CÉCILE

Mon Dieu ! madame, je suis désolée de ce qui arrive, mais je n'y puis rien; j'en i'ais juge mademoiselle Desroncerets,.; Qu'avez-vous donc, Francine? On dirait que vous vous trouvez mal.

FRANCINE, debout, avec eiïort.

Moi'?... Nous disions que le colonel vous aime, et que vous ne voulez pas l'épouser ?

CÉCILE

Quand je le voudrais, en conscience, je ne le poux pas.

MADAME G UÉU IN.

C'est vrai, madame; vous ne pouvez pas être la belle-fille d'une pauvre paysaime comme moi.

Page 1