ACTE QUATRIÈME
FRANGINE
Une mauvaise nouvelle ?
DE s RONCE UET s.
Non, rien. (Après un sileace, il tend la lettre à Francine sans la regarder; Francine lit la lettre des yeux et la met dans sa poche. - Desroucerets
se levant.) Il iiic faut Cet argent.
FRANCINE
Tu m'avais promis de ne plus faire aucune entreprise.
DESIIONCERETS, avec embarras.
Engagement nul, car je n'avais pas le droit de le prendre; non, je n'en avais pas le droit : les idées de chacun sont lu patrimoine de tous, les devoirs envers le pays sont supérieurs aux devoirs envers la famille.
FRANCINE
Mais moi, je n'ai de devoirs qu'envers toi, et mes devoirs, à moi, me commandent de m' opposer à de nouveaux désastres.
UESRONCERETS, avec un peu d'impatience.
Voyons, mon enfant, tu oublies que tu n'as ici d'autorité que ce que je veux bien t'en abandonner; si je me résous àte demander cet argent, c'est qu'il me le faut absolument. Où as-tu placé mes fonds ?
FRANCINE
Tu me l'as demandé plusieurs fois, et je ne te l'ai jamais dit; je ne le dirai pas encore.
DESRONCERETS, se contenant.
Tu ne me le diras pas ! En vérité, ma fille, tu ^jerds l'esprit... Où en sommes-nous? Crois-tu me tenir en tutelle? Co n'est pas une prière que je t'adresse, c'e:;t un ordre.
FRANCINE
Pardon, mon père; en me donnant une procuration générale, tu m'as fait une responsabilité...
DESROXCERETS.
Eh bien! cette responsabilité, je vous la retire; rendez-moi
vos COmpleS. (Il s-assled.)